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Humeurs

  • Retomber en enfance, entre cousins...

    S'inscrire à l'avance,
    Discuter d'une stratégie,
    Finir de déjeuner,
    Préparer le matériel,
    Se dépêcher pour arriver à l'heure sur la plage,
    Arriver en retard (oui mais forcément, ya toujours untel qui traine),
    Répartir les rôles et outillages,
    Déployer une énergie folle, creuser, tasser, couvrir d'algues, de coquillages,
    Avoir les doigts gondolés par l'eau salée,
    Re-couvrir d'algues, re-tasser, re-re-couvrir, re-re-tasser,
    Finalement ne pas suivre la stratégie du tout,
    Changer les rôles,
    Creuser des digues et des remparts,
    Compter sur les plus petits pour tricher un peu,
    Poser enfin pelles et drapeaux,
    On va le gagner ce concours de châteaux de sable !!!
    Constamment vérifier la situation des autres,
    Se réjouir d'en voir s'écrouler bien plus tot...
    Comme toutes les équipes devant leur oeuvre, les pieds désormais dans l’eau, hurler à chaque vague qui détruit un peu plus..
    Perdre !
    Aller voir l'organisateur pour remettre en cause son règlement,
    Palabrer sur ce qui aurait du être fait et ne surtout pas l'être,
    Finalement, manger des casses-croutes, le nez au vent.

    vacances , château, sable, plage

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  • Se poser sur un banc, aux cotés de Vinciane

    Sans titre

     

    Il était tôt et pourtant il faisait chaud. En approchant de ce banc, je l'avais regardée. Elle avait les yeux mi-clos, entre le sommeil et l'introspection. Un air serein qui avait retenu mon attention.
    Sa posture m'inspirait la quiétude, la sagesse, le détachement, un peu de solitude, aussi, et à ce moment précis, tout cela m'avait émue.

    C'est étrange ce rayonnement que les personnes agées ont sur moi.

    Ce léger rictus que je décidais d'interpréter comme un sourire de bien-etre avait achevé de me décider à m'asseoir. Alors que je ne m'assois jamais, ou quasiment, sur un banc seule, j'avais cette curieuse envie de me trouver aux cotés de cette inconnue et de ce qu'elle représentait. Comme si partager son banc allait me conférer son bien-etre et sa tranquillité.

    Chacune à une extrémité. Je n'ai rien dit. Dans les premiers temps, ne l'ai meme pas regardée. Mon esprit se posait, tranquilement et, mes sens en éveil, j'appréciais.
    Il n'y avait personne dans la rue. Simplement nous deux. Sur ce banc.
    Chacune le nez au vent, profitant de la situation, de cet air d'été qui fait oublier un instant le quotidien et les contrariétés.

    Elle a probablement du comprendre que ma posture n'était pas si naturelle. Et c'est elle qui, au bout de quelques longues minutes, a entamé notre conversation. Sa voix etait d'une douceur aussi apaisante que son attitude.
    Nous avons palabré à propos du quartier qui a bien changé. Des touristes qui l'envahissent sans respect. De cette chaleur qu'elle a du mal a supporter. De ses enfants qui vont venir la chercher pour quelques semaines de vacances ...

    De moi, je n'ai rien dit ; elle ne m'a pas questionnée. Je ne faisais qu'observer ses jolies rides, ses yeux malicieux, cette facon de scander si calmement les mots et l'élégance de sa tenue. 

    Je lui ai beaucoup souri et n'ai fait que profiter ... Mon dieu que cela est bon de se laisser aller.

    Discrètement, j'ai pris en photo ses mains, ses jambes. Simplement pour le souvenir du moment...

    Et, plus pressée que moi, sans doute, c'est elle qui s'est levée. Elle devait poursuivre son chemin, "ralentie par cette canne" avait-elle précisé, et me saluait.

    Avant de nous quitter, j'osais lui demander son prénom : Vinciane.

    De retour chez moi, je me rendais compte que je ne l'avais pas remerciée pour ce moment hors du temps qu'elle m'avait offert et que j'avais délibérément recherché, elle que je ne reverrais jamais.

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  • J'irai où tu iras

    Arrgh … Je crois que mon cerveau flanche !
    Approchez. J'vous explique…

    Voilà... J'ai cette chanson de Céline Dion en tête, qui ne me quitte plus.
    Au réveil, sous la douche, chez le coiffeur, en me baladant, en réunion, sur mon scoot., avec des potes, en plein cinéma, et, mieux encore, dans mes insomnies.
    5 jours qu'elle y est logée.
    Le pire, même, est que je la fredonne. Oui Oui Oui !!!
    Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir tenté de la supplanter par bien mieux.

    Vous connaissez mon affinité musicale pour l'œuvre de Dion, i.e. proche du néant.
    Et pourtant, mon cerveau semble vouloir changer ce cours et faire de celle-ci LA musique de ma vie (actuelle) !

    Mais comment, de où ? me demanderez-vous.
    Un karaoké, ma bonne dame/mon bon monsieur. Un karaoké !
    J'étais là, avec mon verre, me laissant bercer avec délice par l'ambiance et la situation.
    A mes côtés, une inconnue avait choisi de chanter " J'irai où tu iras ".
    Au moment même où son tour venait, la jeune femme se tourne vers moi, m'adressant avec le plus grand des sérieux une envie, proche du besoin, de soutien féminin/iste, que je n'ai su lui refuser (on était le 8 mars !).
    Et, si je n'ai pas véritablement chanté (Dion étant assurément en dehors de mes compétences), j'ai manifesté une implication certaine, digne et circonstanciée, dans la mission qui m'était attribuée. Je crois même avoir claqué des mains, effectué qqes déhanchés et beaucoup souri.
    Tant et si bien que, depuis (5 jours, tout de même), cette chanson me phagocyte doucement.

    A ce point de l'histoire, vous me demanderez ce que je faisais dans un karaoké à côté d'une inconnue qui aime Céline Dion au point de la chanter en public.
    La réponse sera : j'y étais vraiment bien, et c'est le principal.
    Mais la bonne question est, en fait : " Pourquoi mes oreilles et mon cerveau ont-ils décidé de focaliser sur ce titre, plutôt que sur ceux de Bowie, qui furent bien mieux chantés, ce soir-là ? "
    Une seule réponse me vient à l'esprit (si tant est que j'en aie encore, au regard de la situation) : Mon cerveau déconne. Ou, pire alors, il se dénature.
    Comme Vincent Macaigne qui se transforme doucement en CHIEN à partir de demain au cinéma (et mieux encore, en livre dans les bonnes librairies), j'entreprends probablement une lente mutation qui, à terme, dédiera mes oreilles et leurs intérêts sensitifs au doux plaisir des vocalises de cantatrices canadiennes. Je ne vois que cela !

    Alors … pour stopper cette catastrophe, et par croyance vaudou, je partage ici avec vous cette chanson : espérant, avec malice, qu'elle passe dans l'un de vos cerveaux et cesse, alors, d'obnubiler le mien !!!!!!!!

                 

     En vous r'merciant, bonsoir !!!

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  • Black Friday ou le vendredi noir de mes oreilles !

    Voila, on est vendredi.
    Un vendredi déclaré noir par toutes les enseignes commerciales que de créatifs communicants ont conseillées.
    Ce fameux Black Friday auquel personne (en tous cas, pas moi), n’a pu échapper.
    Quoi qu’il en soit, l’apogée d’une très pénible semaine publicitaire.
    (au passage, j'aimerai beaucoup savoir m'en amuser autant que Edouard Baer sait le faire chaque matin)

    Probablement parce que ce Black Friday était finalement assez nouveau pour moi, j’ai prêté une oreille beaucoup plus attentive qu’à la normale à tous ces messages qui m’étaient adressés.

    L’affliction m’a prise. Je suis probablement devenue vieille schnock, dépitée de constater que tout ce qui m’était adressé me dépassait :

    Aujourd’hui, la vie doit stopper sur le champ, il faut arrêter tout ce qui était en cours avec son conjoint et cela, séance tenante, car il faut foncer chez Bouygues acheter tel ou tel portable sous prétexte qu’il est à prix réduit.
    Chez Total, on expédie une conversation téléphonique avec sa copine qui vient de se faire plaquer (elle s'en remettra) pour se consacrer (c'est plus important!) à l’opérateur téléphonique, à qui d’ailleurs, l'on raconte qu’elle s’est faite plaquer !!!
    Chez Renault, on est bien plus fier de sa voiture d’occasion que de ses vacances et, pire encore, on en fait montre à ses amis !
    Chez Auchan, on s’adresse a sa famille au travers du micro du supermarché pour lui annoncer que les choses vont changer !
    Chez Peugeot, on met à l’épreuve le lien d’amitié qui vous lie à un proche en lui demandant de prêter son véhicule !

    Et puis …
    En cette période de remise à plat des rapports hommes-femmes, Ferrerro nous présente un homme dont le crâne fume sous un casque à lampe d’urgence qui s’éclaire lorsqu’une blonde allègrement poitrinée vient lui présenter un plateau de Kinder Bueno (on saluera ici la présence, inexpliquée mais probablement nécessaire, de Eli Seimoun)
    Quant à Fusalp, ils présentent leur ligne de vêtements de ski sur une femme torse poil (oui oui).
    Et c’est probablement là que je ne suis plus « à la page » : peut-être est-ce la seule manière, pour une marque historique comme celle-ci de sortir de son image vieillotte ?! 

    Les temps changent, ma bonne dame... et moi, j'ai cette impression d'être dépassée !

    Quoi qu’il en soit, ce vendredi est noir pour moi mais surtout pour mes oreilles.
    J’ai en effet cette sensation de les avoir encrassées d’inepties toute la semaine et de ne pas être sure de pouvoir désormais les nettoyer.
    Mais peut-être font-ils des promos sur les cotons-tiges chez Carrefour ??!!!

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  • Insomnie ... Bonne nuit !

    Bientôt, le plus tard, j'espère,
    Le jour se lèvera.
    Plus tard, bientôt, je l'espère,
    Le sommeil me gagnera.

     

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  • Dans son dos

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    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De m'attarder, d'imaginer

    Ses muscles, ses courbes, son grain de peau,

    Le creux de son cou...

    Le trouver beau.

     

    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De tirer la boucle du tablier,

    De deviner une cambrure, de m'arrêter à la ceinture,

    Pour laisser à mes mains la caresse

    De cette paire de fesses.

      

    Je souhaite que cela s'éternise,

    Crains -avec délice- d'être surprise,

    Espère qu'il ne se retourne pas

    (pas tout de suite, pas comme ça)

    Et s'il comprend ou s'en aperçoit,

    Qu'il feigne d'apprécier ça.

     

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  • Penser aux extraterrestres

     

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    Quand la gloomitude m'envahit, je pense aux extraterrestres, persuadée du fait qu'ils doivent se marrer à nous observer. (Tout de même, ya de quoi !). 

    Je me marre moi-même à les imaginer se marrer. Ca fait d'ailleurs marrer mes collaborateurs de me voir me marrer ainsi. (Comme ca, c'est bien : tout le monde se marre !)

    Et si j’espère un jour avoir la preuve de leur existence (celle des extraterrestres, pas celle de mes collaborateurs!) pendant la mienne (d'existence !!), je n'oublie pas que la terre a 4.57 milliards d'années. Ça me calme un peu.

    Alors, je me dis, dans tout ce bazar, qu'en tous cas, j'ai eu la chance de vivre en même temps que David Bowie (qui était peut-être un extraterrestre !!) !!

    Et ça, ça me met de bonne humeur !
    Bonne journée à vous !

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  • Claquer la porte

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    Une porte. Cette porte, vitrée, d’une banalité confondante. Une porte entre 2 espaces en tous points égaux, qui sépare 2 plateaux téléphoniques regroupant les mêmes compétences, d’une même équipe.

    Une porte qu’on vous demande de fermer après chacun de vos passages, soit 18 fois par jour, itérant, passage après passage, l’agaçant grincement de la poignée vieillie et le claquement du battant qui se ferme.

    Une porte qui ne coupe ni du bruit, ni des courants d’air, et encore moins de la vue, puisqu’elle est transparente. Mais qui est là et qui symbolise tout !

    Plus de convivialité, davantage de fluidité, moins de bruit... la faire sauter apparaît comme une évidence. Pour ainsi faire cesser l’usante question de la répétition, oublier la contrainte du geste et effacer l’esprit cloisonnant qu’elle représente. Cette porte.

    Je propose donc de la démonter. 1 minute à peine, en un tour de main. Le souci serait réglé, engendrant alors, de manière concrète, ce nouveau dynamisme que la direction souhaite impulser, et par nous, dirigeants, voir incarné.

    Mais mais mais … suis-je bête ?! Comment avoir pu oublier que nous étions en France ?? Ce fameux pays de la procédure administrative, du syndicalisme et du salarié protégé. Malheureuse ! Démonter une porte, ça ne se fait pas comme ça ! Ici, il faut passer par le CHSCT* . Evidemment ! (*pour ceux qui ignorent cet acronyme, je vous laisse aller le googler. Ca vous divertira !).

    Et passer par le CHSCT, cela signifie : Informer la direction. (on parle bien de supprimer une porte qui ennuie tout le monde !) Puis, par voie officielle, adresser une demande aux représentants du CHSCT. Attendre que ceux-ci en aient pris connaissance. Échanger pour fixer une date de réunion lors de laquelle le projet sera examiné, discuté. A l’issu, un accord, fruit d’une décision commune et finale, te permettra alors de prévoir la rédaction d’une information complète, mentionnant le processus de démontage de la porte, et sa diffusion générale et officielle (ce sujet des plus importants doit être su de tous!). Une fois la communauté informée, là et seulement là, tu pourras envisager le démontage de la porte. Cette porte vitrée. 

    Mais attention, hors de question d’y procéder avec l’aide de salariés : démonter une porte, qui plus est en verre, ne fait pas partie de la définition de leurs postes et encore moins de leurs missions. Non non !  Cela peut même représenter un risque physique majeur que l’entreprise ne saurait imposer !

    Engager un prestataire ????!!! Voilà une procédure sensée !

    Appeler un prestataire, (d’ailleurs : vers quel type d’entrepreneur faudrait-il se tourner ? « Démonteur de portes » ça existe ??) Lui exposer le problème. Négocier son tarif (parce qu’il en aurait assurément pour davantage de transport que de temps passé sur place). Convenir d’un RDV. Retenir ce créneau dans ton agenda. Prévenir les salariés du passage d’un prestataire et du potentiel bruit occasionné. Attendre la date de RDV (n’oubliez pas que depuis le début de l’histoire, on a passé du temps d’échanges, de réunions de validation et d’information !!)

    Le jour J, regarder le gars débarquer dans les bureaux et, en exactement 2 coups de mains et à peine 30 secondes, (c’est forcément un gaillard !) soulever la porte et la déposer à vos cotés. Le remercier, lui serrer la main. Le raccompagner à la porte (celle de l'entrée, cette fois ci!). Remonter dans votre bureau. Regarder la porte ainsi finalement démontée, cette porte en verre, et se dire : "ouais quand même !" 

    Non ! Tout cela dépasse mes capacités de discipline. Et à défaut de penser à respecter des procédures, c'est au sens de l’humanité auquel je pense, là présentement !!!

    Au moment où je vous écris, la porte, cette porte, est toujours en place puisque de démarche pour la démonter, personne n'a le courage de lancer (évidemment) !

    Alors, comme le job d’un dirigeant, c'est d'anticiper et d’avancer, il n’est pas improbable que j’avance plus rapidement que prévu ! Vous savez parfois, un geste malheureux parce que trop rapide … ce jour là, je passerai la porte avec dynamisme (ça n'étonnera personne, me concernant), et son battant, trop vivement claqué dans mon élan, la brisera. Oh ! Zut alors !!! On se dépêchera d'évacuer ce qui en restera et conclura à un geste maladroit. 3 minutes plus tard, personne n’en reparlera. 

    Je ferai cela en pensant à tous ceux, sur cette terre, qui crèvent de problèmes bien plus cruciaux, dans des endroits qui n’ont même pas de portes, et qui rêvent (oui oui!) de venir travailler en France ! 

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  • Prendre du recul et sortir de la petitesse - Elections présidentielles 2017

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    Il est franchement temps de prendre du recul et d’élargir le champ des possibles.
     
    Il m’apparaît ce matin que ces élections nous aurons rendus petits, nous français, et moi la première, ces derniers jours :
    restreints dans nos discussions, 
    limités dans nos enjeux quotidiens, 
    courts dans le traitement de nos priorités, 
    amoindris dans nos possibilités d’action, 
    pour certains bornés dans leurs postures, 
    diminués par nos propres organisations et donc, 
    réduits à ce qui nous était proposé, 
    assurément rapetissés aux yeux du reste du monde..
     
    Encore, il faudra nous rendre, demain, dans l’espace étroit et exigu de l’isoloir.
     
    Faisons-le pour reprendre enfin du recul, pour élargir, quoi qu’il en soit, nos perspectives et la vie qui va avec, mais surtout, pour prouver que le peuple chanceux et libre que nous sommes sait aussi sortir de la petitesse.

     

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  • Question de santé

    Riez mieux,

    Riez plus,

    Cest bon pour les sinus !

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  • Affligeante France

    Journée nationale de la ralerie en France

     

    Défiler pour se faire entendre, hurler, chanter dans la rue pour protester, dès que possible, et ce fameux dimanche 25 mai, rester chez soi, préférer bien manger, plutôt que de voter !    

    Que dire d’une France qui passe son temps à râler et se repait chaque soir de Master Chef, Top Chef ou autres divertissements télévisuels dédiés à la cuisine, de ces programmes qui l’interpellent sur la cruciale problématique de la préparation de la Béchamel, ou encore de ces autres émissions musicales au cours desquelles on vote -oui oui- pour éliminer celle/celui qui n’aura pas suffisamment -bien- poussé la voix,

    Et zappe lorsque lui sont proposés, toujours dans cette sacro-sainte TV, des débats qui l’interpellent sur les enjeux -certes moins appétissants- qui attendent ses générations futures, cette descendance qu’elle a elle-même choisi d’engendrer et qui -probablement- apprécierait de pouvoir ripailler et chanter sans contrainte ses multiples cultures encore longtemps ?

    La France, serait-elle un peuple de râleurs, qui vocifère -dans le sens latin du terme- mais n’est pas suffisamment  affamé pour porter ses voix jusqu’aux urnes ?

    Puisque la bise est désormais venue ... Voyons comment cette France qui chantait dansera maintenant !

    Et pourquoi pas au son du Vol Noir de Benjamin Biolay ?!!

     

     

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  • Revoir des lucioles

    Alors, ya celles qui vous disent que cela a été très difficile, ceux qui vous envoient du courage pour cette étape, ceux qui attendent la fiesta que vous allez organiser et celles qui vous disent qu'elles ne se sont jamais senties aussi jeunes.

    40 ans, si j'écoute les autres, ça devrait me faire qqe chose, me réjouir ou m'affecter. Me chambouler, m'émouvoir, me faire plaisir ou bien pleurer.

    Mais je ne ressens rien, absolument rien qui ne change de l'habitude !

    J’aime tremper des tartines de camembert dans le café, faire la sieste, écrire au stylo plume, et chanter « qu’on me donne l’envie » quand je suis pompette,

    J’aime les rillettes, les paupiettes et les omelettes, regarder la lune, me brosser les dents sous la douche et m’endormir au cinéma,

    J’aime les fleurs de pavots, observer mes poils pousser, le papier toilettes (qui est probablement l’outil multifonctions le plus pratique au monde) et enfoncer mes doigts dans le sable,

    J’aime le bruit de la salade craquante dont on effeuille le coeur, celui du parquet qui grince dans les châteaux, d’un ventre en train de digérer, le bruit étouffé du vent dans les pins,  de la neige qui croustille sous les pieds, d’un rossignol en été ou le cri du monsieur qui annonce « pain-pain » à Phnom Penh..

    J’aime observer les vieilles personnes, faire des bêtises avec les enfants, nos discussions familiales qui n’ont pas leur pareille, et passer des WE seule, toute seule, 

    J'aime chuchotter à l'oreille de qq'un, les baisers dans le cou et l'odeur de la pluie sur la terre chaude,

    J’aime me faire l’avocat du diable, pousser les autres dans leurs retranchements et regarder le curling à la télé,

    J'aime les films de Terry Gilliam, l'eau qui coule sur la peau et l'odeur des livres,

    J’aime les lits faits avec des draps en lin réches & lourds de nos grands-mères, les histoires de Pierre Bellemare et retirer les viscères chaudes d’un gibier,

    J'aime avoir légérement froid, faire du papier maché et prononcer un mot tellement de fois qu'il en devient étrange, 

    J'aime les sketches de Raymond Devos, fouiller dans le grenier, regarder les gens se faire couper les cheveux,

    J'aime les frissons qui me courent dans le dos quand je mange une feuille d'oseille fraiche, perdre mes moyens quand je suis amoureuse et décoller en avion,

    J'aime la couleur verte, les tableaux de Schiele, les sculptures de Giacometti et la pomme d'Adam de Melvil Poupaud

    J'aime avoir la peau frippée après être trop longtemps restée dans un bain, les fougères et les yeux malicieux de mon grand père,

    J'aime faire la grasse matinée en été, honorer un pari et arriver au bureau tardivement avec les mêmes vêtements que la veille (!)

    J’aime la voix de Billie, danser le funk avec des robots, et la musique gypsie

    J'aime, j'aime, j'aime (...) ainsi que le chantait Julien Clerc (que je n'aime pas spécialement, d'ailleurs !)

    et passer 40 ans n'y pourra rien changer !

    La seule chose que j’espère réellement dans ma vie, est de voir, une fois encore, des lucioles un soir d'été.

    Mais il me semble que ce ne soit pas gagné !!

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  • Ultra Moderne Solitude

    Voilà une scène de vie courante ... le troquet dans lequel nous allons régulièrement déjeuner avec Patrick. Un endroit plutôt convivial parce qu'Alain et Denise s'y engueulent chaque jour avec amour pour vous servir au mieux et dans lequel on retrouve inlassablement les mêmes têtes.

    On y découvre ci-dessous 2 hommes, 2 femmes, chacun seul à sa table, n'affichant aucune réelle gaité et surtout, un regard obstinément fixé ailleurs, devant soi, pour ne surtout pas regarder ses voisins.

    Cela m'interpelle, m'attriste et en dit long sur notre société... N'est-ce pas dommage à défaut d'être triste ??? 

    A chaque fois que cette scène se produit, il me vient l'envie de pousser le destin et de mettre en place une sorte de "facebook du troquet" en réel et en live :
    Les présenter, les uns aux autres, les inviter à partager leurs tables entre eux, à créer un lien ... simplement pour faire passer ce quotidien que l'on subit tous et qui, ainsi vécu, pourrait être bien plus léger, et assurément plus appréciable ! 

     

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  • Pouvoir, devoir, faire et savoir

    J’aurais pu

    J’aurais dû

    On aurait fait

    Si j’avais su

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  • Pour continuer...

     Il faut parfois commettre l'impardonnable pour continuer de vivre...

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  • A qq'un qui voudrait partir

    Non ! Tu ne sortiras pas de ma tête,

    Même si le temps le voudrait,

    Même si l'histoire le souhaite.

    Tu n'en partiras pas, je ne suis pas prête !

     

    Nos rires, nos heurts, ces moments partagés,

    Souvent trop rapides, bien trop éparpillés,

    Mon bonheur, ta joie, jamais exprimés,

    Je les garde avec moi ; pas envie d'oublier!

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  • Si tu suis...

    Si tu suis mon regard, tu verras des doutes,

    Des yeux ouverts chaque nuit, des pensées qui me coutent

    Trop peu de temps à l’ouest et pourtant constamment,

    Paris, ville qui m’oppresse et me sied cependant

     

    Si tu suis mon regard, tu verras l’absence,

    Des envies solitaires, des petites plaies qu’on panse

    Des caisses non déballées, des projets qui patientent,

    De l’impulsivité, des parenthèses intenses

     

    Si tu suis mon regard, tu verras la tourmente,

    Des jours pluvieux d’orage, de longs moments d’attente

    Beaucoup de derniers verres, de longs dimanches d’errance,

    La fuite, que je préfère, guidée par l’insouciance

     

    Si tu suis mon regard, tu verras la tristesse,

    Des sentiments timides, la peur de la caresse

    Une fille qui s’donne des airs, sans savoir qui elle est,

    Qui prétend et espère, un jour trouver l’entrée

     

    Si tu suis mon regard, tu comprendras ces bruits,

    L’importance des mots et la voix de Billie

    Ce qui ne se partage pas et fait ce que je suis,

    La vie faute de mieux, mon coin de paradis

    Si tu suis mon regard…

     

    Thanks to B.B.

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  • Et cependant...

    On reste, Dieu Merci, à la merci d’un coup de chance,
    Quelque part dans Paris, au pied d'une tour, sans même que l’on y pense,
    Un échange d’emails, des mots légers teintés de bien trop d’advertance,
    Et cependant ..


    On reste, Dieu Merci, à la merci d’une espérance,
    Du hasard qu’on refuse, de l' étincelle que l’on veut évidence,
    D’une foule d’idées qui chamboule l’esprit et éveille les sens,
    Et cependant ..


    On rit, on vit, on suit la vie ... ses envies
    On tente, on s’lance, on suit sa trace.. son audace


    On reste, Dieu merci, à la merci de souvenirs,
    D’une soirée du mois de juin, de jeux de scène qui vous inspirent,
    De regards qui vous touchent, qu’on aimerait siens et font plaisir,
    Et cependant ..


    On reste, Dieu merci, à la merci du temps qui passe,
    Qui permet d’oublier, sans finalement laisser de trace,
    Donner à bien d’autres sujets ce qu’ils méritent, un peu de place,
    Et cependant ..


    On rit, on vit, on suit la vie ... ses envies
    On tente, on s’lance, on suit sa trace.. son audace

    On reste, Dieu merci, à la merci de l'imprévu,
    Dans Paris si petit, au détour d'un autre coin de rue,
    Croiser à nouveau ce regard, à nouveau être émue,
    Et cependant ..


    On reste, Dieu merci, à la merci de bonnes surprises,
    En gardant, juste pour soi, quelques pensées exquises,
    Dans un an, dans une vie, on sait ces choses jamais acquises...


    Inspiré de BB

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  • Dépassé, le chacun pour soi??

    Heureux sont ceux qui n’ont pas de compte chez BNP Paribas, ne liront pas la presse, ni ne regarderont la TV, ne prendront le métro, n’écouteront la radio ou ne regarderont pas les panneaux d’affichage dans la rue pour les 3 mois à venir .. ils échapperont à l’épandage, l’invasion, que dis-je, l’intrusion culturalo-environnementalo-mediatique de celui que j’apprécie tout particulièrement (vous l’aurez deviné), j’ai nommé Yann Arthus-Bertrand et sa GoodPlanet !

     Il est des hommes comme ça, qui accèdent à la mediattitude par la méthode forte, celle qui consiste à vous en faire bouffer jusqu’à ce que, repus fatigué du sujet, vous soyez finalement «convaincu » du bienfondé de ce qu’ils sont (puisqu’ils en sont là et encore là !) et pire, de ce qu’ils produisent (puisqu’on ne bouffe que ça et depuis longtemps, difficile de comparer) !

    Pas un espace de libre pour aborder l’environnement et sa culture autrement que par le prisme de YAB, en tous cas, à heure de grande écoute.

    Certains argumenteront en soulignant qu’il aura au moins imposé l’environnement comme vrai sujet à des heures de grande écoute... pourquoi pas ? mais non ! je dis non et non !

    YAB est partout en ce moment, depuis trop longtemps, porte-parole imposé d’un esprit écolo/environnemental qu’il est « tendance » d’afficher de nos jours.

    Je ne supporte plus le personnage, contre lequel je décide de m’insurger dans les qqes lignes suivantes.

    Cela ainsi dit, vous allez peut-être rire, ou pas du tout, de ce qui va suivre. Je vous laisserai me le reprocher. Cela sera légitime.

    Je rétorquerai simplement par un opportunisme pathétique, en soulignant qu’il n’est pas meilleure manière de se défendre de son ennemi que le côtoyer !

    Mais venons-en aux faits :

    J’ai eu la chance, que dis-je, le privilège, d’être invitée à l’inauguration de l’exposition du moment, la It-Expo, le must-have-seen comme les parisiennes pourraient la nommer, bref l’expo où il faut être, vous l’aurez compris : "6 milliards d’Autres".

    "6 milliards d’autres", l’expo que l’on va devoir subir pour les mois à venir !

    Et il fallait être à son inauguration pour comprendre l’ampleur des dégâts !

    C’était au Grand Palais. LE lieu réhabilité depuis peu, celui qui fait rêver tout grand exposant. 

    YAB y eut accès et son exposition le méritait !!! ;-)

    Mais avant de vous dire ô combien YAB et son expo ne méritaient pas d’autre lieu que le Grand Palais, je vous décris l’inauguration.

    Chacun vient avec son invitation imprimée en couleur sur du papier (que j’espère recyclé). Nous sommes environ 2000 invités présents. A raison de 2 personnes par carton d’invitation, ceci sous-entend -pour la professionnelle que je tente d’être- au moins 3000 cartons imprimés, mis sous enveloppes et expédiés par la Poste !

    En période de crise, c’est important de compter.

    Nous voici donc réunis sous la majestueuse et gigantesque nef du Grand Palais, occupée pour partie par l’exposition et pour majeure partie par le buffet !

    Parce qu’il fait un froid de canard dans cet espace, ils ont déclenché les chauffages suspendus.

    Je ne sais pas si vous connaissez la superficie et le volume de la nef, mais c’est à peu près comme si vous décidiez de chauffer les cathédrales d’Amiens et de Nantes réunies dans leurs volumes en pleine période de gel (il faisait quand même -8°C, cette semaine là) !

    En période de crise, et qui plus est, pour un sujet environementalo/social, c’est important de chauffer.

    Mais il faut comprendre que les organisateurs ne pouvaient décemment pas faire autre montre de savoir-recevoir, au regard des personnalités qui étaient invitées.

    Personnalités ? me demanderez-vous .. ben, oui, forcément, des tas, plus ou moins (re)connues : de Mme Lagarde à Jacques Toubon ou à Bertrand Delanoé, de Thierry Morin à Baudoin Prot (grand Mécène de l’expo)… tout le gratin économique, financier et politique était là.

    Le cocktail était donc truffé de gens bien, qui ont donc tous un intérêt Autre qu’environnemental à être présent, si on en croit la désertification de la partie « exposition ». 

    Un intérêt alimentaire, d’abord. Bien sur !

    De gigantesques buffets avaient donc été dressés.. pour 2000 personnes vous imaginez le truc !

    Des buffets donc. Superbes, pantagruéliques, d’une qualité remarquable : choix de plusieurs vins internationaux rouges comme blancs, alcools forts... Des soupes délicieuses, des sushis, des verrines extraordinaires, des amuse-gueules en cuillères aux gouts surprenants, des chips de légumes déroutants, des coupes qui passent devant vous…

    En mémoire des nombreux mariages auxquels j’ai assisté et aux multiples cocktails – réceptions que j’ai moi-même organisés à l’échelon professionnel, je dois avouer que cela faisait longtemps que je n’avais pas observé une telle qualité de mets et de service ! En période de crise, c’est important de bien recevoir 2000 personnes. Surtout quand c’est BNP Paribas qui mécène.

    Après l’intérêt alimentaire, il y a l’intérêt relationnel. Bien sûr !

    C’est pourquoi tous ces messieurs avaient sorti leurs femmes en fourrures. En vraies fourrures. Oui, vous avez bien lu !

    Pour assister à l’exposition de Yann Arthus-Bertrand, celui-là même qui défend (ou prétend défendre) une certaine notion de la protection de l’environnement et de la nature, c’est important de sortir sa vraie fourrure !

    Je n’ose pas vous dire combien Marie et moi en avons compté, au point d’aller chercher le cameraman pour qu’il aille les filmer, tous ces poils !

    Et les vraies fourrures n’ont aucun intérêt à s’asseoir dans une yourte pour regarder les Autres parler de leur vie ! Non, la fourrure semble n’avoir de raison d’être que collée aux buffets, deux sushis dans la main, pendant qu’elle dévore une verrine de l’autre, son verre étant tenu gentiment par monsieur.

    La fourrure est désagréable. C’est un principe. Et on la comprendra. En cette période de crise, il est important de défendre ses acquis.

    Puisque le buffet est sien, ne soyez pas étonné d’être dévisagé de pied en cap (vous qui ne portez pas de fourrure) et éjecté discrètement de l’espace, par ladite fourrure, alors que vous avez osé rester un peu trop longtemps sur son territoire.

    « 6 milliards d’Autres ». Une exposition qui rapproche les Autres !

    Mais venons en à l’exposition. L’objet même de mon courroux !

    Il n’est question que de vidéo. Pourquoi pas.

    Des kilomètres d’enregistrements que le très charmant Baptiste et son équipe sont allés tourner. (Baptiste c’est le fils de YAB - sur lequel certaines connaissent mon regard charmé. Cécile, m’excuseras-tu ?)

    Sur le point suivant, je ne parviens pas encore à me positionner :

    Les questions posées à tous ces Autres sont intéressantes, pertinentes en tous cas. Mais les réponses, quelles qu’elles soient, sont-elles finalement intéressantes ? Et si oui comment, pour qui ?

    Ainsi lâchées par dizaines, même regroupées par thèmes, celles-ci me semblent perdre tout intérêt. Trop nombreuses, trop différentes, trop peu représentatives…

    Et puis, se pose l’interrogation suivante : comment ces interviewés ont-ils été choisis ? 

    Parmi des milliers de personnes interviewées, on retrouve notamment Jacques Attali. Soudainement, le voir apparaître au milieu de tous ces lambdas, et même si ses propos sont intéressants, force mon questionnement. Pourquoi lui ? Comment les autres ?

    L’exposition se découpe donc en x thèmes, diffusés sur des écrans chacun hébergés sous des Yourtes fermées et obscures qui permettent à une 50aine de personnes à peine de s’asseoir et de visualiser.

    Pas très commode pour une expo d’envergure !

    Et c’est en entrant et sortant de ces yourtes que je commence à comprendre pourquoi ils ont accordé le Grand Palais à YAB en ces dates !!!

    Ils ont pigé qu’en cette saison, à ces températures, personne ne voudrait se les cailler longtemps à attendre dans le froid. Pas vraiment amusant de profiter d’une toile de Emile Nolde alors que de la brume sort de vos narines fraiches ! 

    Mais .. même si la vingtaine de yourtes de YAB a finalement lieu d’être, poireauter à l’entrée de chacune d’entre-elles pour visionner des films de 15 minutes dans lequel on entend des milliers de mots plus ou moins intéressants que l’on ne retiendra pour 99% pas, me laisse toujours interrogative.

    Parce qu’à mes yeux, ce qui est intéressant, dans ces kilomètres de témoignages ne réside pas tant dans leur contenu que dans l’analyse que l’on pourrait en faire…

    Il serait tout a fait intéressant de soumettre ces films à 1 philosophe - 1 économiste - 1 religieux - 1 sociologue etc.. pour qu’ils en tirent une analyse. C’est cette analyse là même qui donnerait un vrai aperçu de ce que sont les Autres. 

    Puisque YAB a le mérite d’avoir pu réunir en une seule fois autant de témoignages de notre époque et de notre humanité, autant que cela serve au delà d’une exposition.

    Et j’espère que ce sera le cas !

    Mais voici ce qui me dérange vraiment …

    Au bout du 35ème témoignage (il y en a 5000 en tout !!) écouté avec une attention que l’on vous espérera motivée, pensez-vous sincèrement être encore/toujours intéressé par le commerçant Ouzbèk qui donne sa vision de ce qu'il croit qu'il y ait après la mort ?

    Soyez sincères...

    Nous vivons dans une société dans laquelle il est déjà bien difficile de porter une attention, une vraie, un intérêt profond à ceux qui nous entourent, à ceux qui nous importent…

    Alors, vous croyez-vous sincèrement possiblement motivés pour aller vous farcir des kilomètres de témoignages de gens passionnants (certes) mais dont vous ne savez rien et ne retiendrez rien en sortant ?

    Vous me connaissez. Je suis capable de passer des heures devant un film libanais sous-titré en birman à 4hoo du mat, simplement par intérêt culturel...

    Alors sachez qu’au bout de la 3ème yourte, j’ai décroché. Saturée de points de vue sans grand intérêt final et surtout, perturbée par le constat implacable et terrifiant que je ne donnais même pas cette qualité d’intérêt à certains de mes proches ou amis, autour de moi !!! 

    Je me suis trouvée déplacée, que de porter de l’attention, que dis-je, de l’interet à Salah, Dushka, Roberto, You Ze, Remedios, Ibrahim ou Karl Andres.. alors que je ne sais même pas offrir une telle écoute à bon nombre de gens autour de moi !

    Alors, cette exposition me paraît illusoire, presque outrageuse..

    Elle me semble témoigner d’une certaine hypocrisie actuelle = l’Autre intéresse, certes, mais il n’intéresse que dans certaines conditions. En tous cas à Paris ! 

    C’est tellement plus simple et surtout tellement facile de s’intéresser à l’Autre dans une expo en vogue plutôt que dans la vraie vie !

    Alors, la conclusion que je tire de tout cela, le conseil que je vous fournirais volontiers si vous l’acceptez (en bonne judeo-chrétienne que je suis encore) :

    Si seulement vous avez le temps (et l’argent !!!) à consacrer à cette exposition, alors, je vous en prie, assurez-vous que vous avez déjà réservé ce même temps d’écoute à ceux qui le méritent vraiment autour de vous.

    Sinon, n’allez pas le dépenser pour YAB et ses copines en fourrures dévoreuses de buffets couteux !!! De mon point de vue, ils ne le méritent pas !

    PS – J’oubliais de vous dire .. à la sortie de l’inauguration, nos généreux hôtes ont eu la gentillesse de nous offrir le livre qui illustre certains des témoignages de cette exposition. Un livre d’une valeur de 19 euros.

    En période de crise, c’est important d’offrir à chacun des 2000 invités un livre de témoignages que peu liront, je le devine (Si on vous l'offrait, liriez-vous le livre de témoignages des gens, tous différents qu’ils sont, de l’immeuble du 74 rue Nationale à Vierzon, même si celui-ci traite de ce que ces gens pensent du sens de la vie ou de ce qui est les plus grand ennemi de l’homme ?!!

    Eh bien le livre de YAB revient un peu à la même chose. Sauf que les noms et les couleurs sont plus bigarrés !)

    Et puis, tenez, une ptite photo, pour vous prouver qu'on était nombreux !

    IMAGE_139.jpg

    Pour ceux qui le souhaiteraient, allez-donc assurer un peu de trafic sur le site officiel, afin de confirmer à BNP Paribas qu’ils ont eu raison de financer tout cela ! http://www.6milliardsdautres.org 

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  • Ici...

    Je voudrais revenir là-bas

    J'voudrais retrouver tout ça

    J’voudrais encore rire avec toi

    J’voudrais faire la paix avec moi

     

    J’voudrais simplement être là

    Mais être là pour qui ? pour quoi ?

    J’me dit que j’ai qu’à faire comme ça

    Et qu’après tout, ça ira

     

    Je me promène dans la rue

    J’essaie de m’approprier la vue

    J’essaie d’y voir du beau

    J’essaie d’y mettre mes mots

     

    Tous ces gens autour de moi

    On dirait qu’ils ne se voient pas

    Et qu’ils ne s'comprennent pas

    On dirait que c’est chacun pour soi

     

    J’voudrais revenir là-bas

    J’voudrais retrouver tout ça

    J’voudrais être dans des bras

    Enfin, j’voudrais juste être moi

     

    J’voudrais simplement rire avec toi

    Seulement, voilà, toi, t’es pas là

    Alors j'me dit qu'c'est mieux comme ça

    Et puis qu'après tout, ça ira ...

     

    J'me promène dans la rue

    Maintenant, j’aime bien cette vue

    Je sourie aux passants

    Je me convaincs, j’fais semblant

     

    Aujourd’hui j'vais où j'veux,

    Je fais avec c’que j’peux

    Comme tous ceux qui sont ici

    Finalement, on est à Paris !

      

    Mes sourires étaient pour ceux, là-bas

    Maintenant pour ceux qui sont ici

    Un jour quelqu'un les prendra

    Alors, je serai moi, à Paris.

     

    inspiré de K 

    ... merci à T

     

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  • Paris

     

    Paris, point le plus éloigné du Paradis, n'en demeure pas moins le seul endroit où il fasse bon désespérer !

    Cioran

     

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  • Comme elle vient ..

    Mes fatigues, mes doutes, mon intérêt forcé pour la vie en autarcie et pour la solitude, ces derniers temps, m’ont amenée au mépris de toute forme d’égotisme

    Et si durant cette période, je n’ai fait aucun progrès en rien, j’aurai au moins appris ce que c’est qu’être soi. 

     

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  • A part être

    Lui, c’est un de mes ancêtres ..

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    Lequel ? de quel coté ? je ne sais même pas.. un cousin, un grand oncle… aucune idée !

    Ce que je vois, c’est qu’il a été militaire !! (observatrice, non ?!!)

    Au passage.. je n’ai jamais vraiment compris comment des lignées de militaires (parce que dans mes deux familles, y en a quéqz’un, comme on dit !) pouvaient donner naissance à des créatifs ; mais peut-être est-ce très logique quand on saute une génération ?! c'est, en tous cas, ce qui fait une des beauté de la Famille !

    Bref ..

    Je ne sais pas qui il est .. et je ne reconnais pas grand chose dans son visage, à part les grandes oreilles (ça serait du coté paternel !). D’ailleurs, l’espèce de grosse bague qu’il porte à la main droite pourrait éventuellement le confirmer .. mais finalement, je me fiche du coté.

    Un ancêtre, c'est tout, et c'est déjà pas mal !

    Bon, un militaire, donc.

    Je n’y connais rien en habit militaire. De fait, je ne sais pas du tout ce qu’il a bien pu faire ; mais connaissant l’esprit de famille, il devait être haut-gradé !

    Et pourtant, j’ai un doute .. C’est la casquette, pardon, le képi souple ..

    Je ne suis pas sure que des gradés, quel que soit leur corps de rattachement, portent un képi souple en apparat !! ou alors c’est un yankee !

    Son vêtement est élégant mais on le sent légèrement étriqué. Il ne faudrait pas qu’il mange une couenne de fromage ou une miette de thon parce que le dernier de ses boutons risquerait de sauter !!!

    Ses épaulettes sont fabuleuses et terriblement moches ! Ca me rappelle les franges des fauteuils avec lesquelles ont jouait, chez mes grands-parents ou encore celles de certains abats-jour (mais pas chez mes grands parents !!)

    Il doit avoir chaud sous cette veste, parce que l’on distingue une chemise à col montant juste en dessous de sa veste. Une chemise amidonnée, si on en juge ses poignées. Cela doit être parfaitement inconfortable !

    Je comprends qu’il ne se sente pas à son aise. C’est peut-être pour ça qu’il sert sa paire de gants ; c’est parce qu’il se sent engoncé ! Du coup, je devine qu’il dissimule sa crispation (il sait se tenir !) .. 

    Mais à son air, je devine un : « S’il vous plait – est-ce que je peux me dévêtir, maintenant ??! ». Peut-être même rêverait-il d’ajouter «Comprenez-moi. Je ne suis pas cet homme, au naturel !!! ». Mais la bienséance ne le permettrait pas ! Alors, il se tient !

    Il se tient à son sabre aussi .. peut-être est-ce pour se donner de la contenance ? Ou se rattacher à quelque chose …

    Sa posture n’a rien de naturel. On la comprend imposée pour les circonstances de la photo.

    Son visage n’inspire pas la gaieté. Il a l’air mélancolique, cet homme. Presque désabusé..

    Et même s’il porte la tête haute, s’il est présent physiquement et s’il fait bonne figure, derrière son habit d’apparat, il semble absent, ailleurs ..

    Et pour couronner le tout, le traitement de la photo en lui-même est terne. Son visage est pâle, mal contrasté au contraire de son uniforme dont les contrastes sont plus tranchés.

    Ainsi, il me fait presque penser à un ectoplasme qui se serait déguisé pour apparaître sur une photo !!

    Et curieusement, en regardant ce vieux cliché, je comprends que l'homme sur cette photo et moi-même, aujourd'hui et depuis quelques temps, avons beaucoup en commun !

    (sauf la moustache !)

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  • De la constance de certains

     N’ont-ils pas des bonnes têtes de vainqueurs, les fonctionnaires de Nantes ?

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    Vous avouerez qu’il y a de quoi se marrer, avec de telles photos, quand on se réveille le matin en lisant le journal.  Un article entier est consacré aux VRAIS problèmes de ces gens là  !

    Je vous les présente parce qu’ils sont affichés dans la presse quotidienne ligérienne de ce matin et que, grâce à eux, j’ai débuté la journée amusée (ya de quoi) mais agacée aussi !

    Chez nous, ces gens là, ont décidé de faire grève jeudi … à 10h30 (faut le temps de se lever quand même !). Les raisons de leur grève, vous les connaissez! Elles sont les mêmes depuis toujours. Je me demande d'ailleurs pourquoi on leur consacre encore un article.

    Et là, maintenant que j’ai tous mes esprits (ce type de nouvelle, ca facilite le réveil), je me dis que l’humanité est quand même divertissante.

    Le divertissement que j'y trouve réside dans l'observation de sa constance et de son inconstance !

    Il est, bien évidemment, tout type de profils sur Terre ; mais en France tout particulièrement, il est certaines professions (ou catégories de personnes, pour être moins restrictive), bien particulières et facilement identifiables,  qui ont une capacité intrinsèque, innée* et remarquable (parce qu’elles savent très bien nous le faire remarquer) à pratiquer la grève  - donc, par la force des choses, à ne jamais être satisfaites et à voir la vie par le prisme de droits qu’elles se jugent acquis!

    On les a appelées "Fonctionnaires". Et, cela, pour au moins une raison que je devine : bien plus que certaines autres personnes, elles remplissent une Fonction  avec une constance remarquable : celle de râler ou de revendiquer.

    Et cette constance là m’épate !! (et me fait bouillir aussi, ultérieurement !) Comme si, sur Terre, râler était un rôle immuable et constant attribué à certaines personnes et pas à d'autres. Comme si certaines personnes avaient surtout pour rôle sur Terre de revendiquer, plutôt que de remplir pleinement les fonctions de l'emploi qu'elles ont la chance d'avoir, elles. Mais peut-être aurait-on du les appeler "RôlAires" plutot que "FonctionnAires", dans ce cas, afin de les distinguer de celles qui remplissent vraiment les fonctions de leurs emplois !

    Quoi qu'il en soit, je me dis ce matin qu'il serait vraiment temps de mettre en oeuvre ce que ces personnes là-même réclament : l'égalité ; en laissant (aussi / enfin) une place dans le journal du matin pour la photo et le témoignage d’un autre type de profils : celui des chômeurs, RMIstes et autres populations en situation difficile, comme les ptis gars très bien du Resto du Cœur qui est juste à coté de chez moi. Des gens dont la vie n’est pas facile non plus (!!) et qui, très curieusement, n’ont jamais vraiment tendance à râler, même s'ils ne remplissent malheureusement aucune fonction !!!*

    En vous souhaitant une bonne journée ...

    Et si les fonctionnaires vous amusent, je vous propose un autre de mes billets sur le sujet : en cliquant ici

     

    * c’est pour cela que je pense que le fait de « ne jamais voir la vie sous ses bons cotés » est inné chez certaines populations !

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  • Chasser le naturel pour ne pas fuir au galop !*

    * où il est question de ce qu'on a tous eu, une fois, dans la tête et que l'on a jamais sù dire ! 

    Avant de se quitter, elle m’avait dit « c’est chouette ». J'avais répondu « oui ». Mais entre temps, elle avait glissé un petit « d’être amies ».

    « C’est chouette d’être amies » et mon « oui » n'était pas passé entre les deux ; tant et si bien que j’ai eu l’air de dire « Oui, c’est chouette d’être amies ».

    Alors, allez vous expliquer, après ça !

    Tu m’as dit qu’on était amies !

    Non j’ai dit que c’était chouette, comme ça. Comme on conclue un moment passé avec qq’un. C'est chouette, c'est tout !

    Tu veux dire qu’on n’est pas amies ?

    Ce n’est pas qu’on n’est pas amies, mais ..

    Alors, si on n’est pas amies, pourquoi est-ce qu’on se voit ?

    Disons que c’est parce que j’apprécie de passer du temps avec toi.

    Alors, on n’est pas amies.

    C’est à dire que des amies, j’en ai déjà. Enfin, au sens où je l’entends. Mais, au moins, on a déjà la tienne, d’amitié. C'est ça qui fait notre relation. Je me laisse berçer par les moments où l’on se voit, parce que toi, tu es toujours partante. Et c'est ça qui est chouette. C’est une question de circonstances.

    Peut-être est-ce que je ne te verrais pas si mes amis étaient dans les parages. C'est probable. Mais ce n'est pas le cas. Alors, je suis là.

    Mais, prends-le bien. Si tu m’apprécies, c’est déjà énorme que tu puisses assurer pour nous deux ! Pour toi, c’est déjà ça de pris. Tu y trouves plus de joie que moi et pourtant, cela ne me gêne pas !

    Peut-être est-ce que cela durera longtemps, peut-être est-ce que je n’évoluerai jamais. Il est possible également que je me mette à t’apprécier encore plus, au point de te considérer un jour comme mon amie. On a tout vu dans ce genre d’affaires !

    Mais, tu es jeune, tu as le temps de vivre toutes sortes de choses, de rencontrer plein d'autres personnes qui te considéreront comme une amie…

    Sauf que tout ça, je ne l’ai pas dit. Je ne l’ai jamais dit ! A la place, je n'ai rien trouvé  de mieux à dire qu'un «à bientôt!».

    Du coup, depuis cet épisode, elle nous suppose amies et ça doit lui faire plaisir !!

    Quant à moi, à chaque fois que l'on se voit, je chasse le naturel, pour ne pas m'enfuir au galop !! :-) 

     

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