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Miscellanées

  • 2MilVintéUn

    Bonsoir à tous !


    Bon OK, c'est un peu impersonnel.
    Cela ressemble beaucoup à un « bonsooooiiir Paaaariiiiis » clamé par un artiste en spectacle* face a son public.
    Mais en fait, on est pas très loin de ça. J’ai toujours rêvé, et très particulièrement en ce moment, de connaître ce que l’on ressent face à un Stade de France plein à craquer ; de connaître, avant d’entrer sur scène*,  l’adrénaline, le trac d’une situation dont on sait qu’elle va être jouissive ; la surprise d’un moment qui ne dépend surtout pas de vous ; les poils qui se hérissent face à une foule* de personnes venus là spécialement pour vous ; et puis, en ce moment ... de retrouver la liesse, les sourires, les gens qui se collent ; la fête ....


    Alors, comme pour  beaucoup d’entre vous, je le devine, ces confinements non pas été positifs pour moi. J’y ai perdu ma créativité, et certains de mes sourires . J’ai surtout perdu le lien que j’avais avec bon nombre d’entre vous.
    Alors pour mes vœux de cette année, j’assume de plagier les mots d’une inconnue entendue à la radio, qui expriment exactement ce que je veux vous adresser, croqués rapidement ici.
    Dans l’attente de vous embrasser

    *: pour connaître la définition de ces mots anciens, je vous invite à consulter un dictionnaire !!

     

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  • Revenir ici en retrouvant une photo

    Retomber sur cette photo... la trouver d'actualité. 
    Me souvenir tellement précisément du regard de ce libraire de mon quartier...
    Etre emplie de tristesse.

     

    Vous qui avez instagram ... allez la voir directement là-bas en cliquant ci-dessous

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  • C'était l'époque ...

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    C’était l’époque où nous n’avions pas encore tout à fait le souci de se lever (tôt) pour gagner notre vie.
    La vie de femmes et d’hommes futurs dirigeants et responsables s’annonçait à nous comme une promesse, tenue par des professeurs qui n’en méritaient pas tous le titre, et un parrain qui ne nous a finalement pas épaulés (Francois Pinault -Printemps- oui oui !!)

    L’époque des soirées à Vaudrampont, Verberie et autre Royaumont ; l’époque où on mentionnait vos haines/passions/fantasmes en dessous de votre photo de promo ; celle où j’escaladais l’église St Antoine avec Harold Lahaye, partais cramer aux sports d’hiver avec Anne-So Blanc Bera, séchais les cours pour monter à cheval avec Lionel, Patrick et Joachim Hostequin ; l’époque où Karine Gueyte m’épatait avec sa sauce Béchamel, Marie-Odile Allavena avec son à-propos et son style ; celle où la musique était plus importante que tout aux cotés de Bruno Vannod, où Sébastien Boisdé faisait (dejà) rire ; l’époque des débats politiques avec Théo Gros, et des échanges jamais, mais vraiment jamais, sérieux avec Jean-Noel De Tanouarn et Jerome Tiki El Chato ; l’époque où j’etais venue me réfugier chez Doriane Camon pour en rire, lorsqu’un damoiseau -dont j’ai oublié le nom- était venu chanter et jouer de la mandoline sous mes fenêtres (oui oui) ; l’époque où Fabien Goutain faisait preuve d’une extra-ordinaire souplesse (!!) et où Dimitri Wattinne me vantait les mérites de Hardelot ; l’époque où Lhermitte Guillaume (et Vision) m’avait fait recommencer et recommencer 100 fois encore la voix off de leur film sur la société Roquette ; l’époque où Varoquier Stanislas en imposait déjà avec ses costards ; cette époque où l'on nous réunissait en amphi pour nous hypnotiser en groupes ou pour revoir PULP FICTION ; l'époque où le magazine L’Express nous réunissait Nathalie Choubry-Clement et moi ; mais surtout, l'époque où les yeux et le sourire de Kylie Maggie Moo nous calmaient toutes !

    C’était l’époque où manger des pommes était dans l'air du temps et où il était question de refuser la France qui dormait ;
    l’époque où nous entrions dans la vie professionnelle et, Jacques Chirac, quant à lui, dans sa vie présidentielle.

    Son décès m'amène -pas si curieusement que ça- à penser à vous, ESCCiens (parmi tout ceux que je n'ai pas cités) !

     

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  • Voyager sans frais

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    Sortir de rdv.

    Tomber, dans une rue très passante, sur une diapo* (oui oui) posée sur un rebord de fenêtre, probablement égarée.**
    Faire preuve de curiosité (vous me connaissez!)

    A première vue ..
    Se retrouver en bateau, sur un lac (il y a des montagnes au loin) aux cotés de Gérard et Zabeth (je décide de les nommer ainsi !)

    Partir dans des rêveries ..
    Penser au lac d’Annecy, aux étés passés entre cousins, au ponton, aux pèches nocturnes d’écrevisses, aux chasses à l’homme sur le golf, aux mirabelles, à la table de ping pong, au « Pti Bazard », au bal des pompiers, à l’Ami8, au Hobie Cat, au canapé du salon et à l’armoire de Bonne-Maman, aux échasses et bien sur, à la reine de Sabha.

    Se sentir en vacances.
    Décider de ne pas repasser par le bureau !

     

    * : les plus âgés ont connu !

    ** : une question me taraude .. comment une diapo peut-elle se retrouver là ???

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  • Le serre-tête

     

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    C'est le serre-tête de perle qu'elle porte, qui a attiré mon attention ici. Enfin, l'attention de mon cerveau qui a de bien meilleurs yeux que moi !


    Allez, je vais vous raconter comment cela se passe ...
    Pour la petite histoire, je suis myope, pas version taupe mais myope quand même, et porte rarement des lunettes (sauf pour conduire). Le flou ouaté dans lequel cela me plonge est incroyable et cela rend les choses plus belles (mais ça, c'est une autre histoire, d’autant que je suis capable de vous louper dans la rue, du coup !).


    Quoi qu'il en soit, vous l'aurez compris, je prends la majorité de mes photos sans avoir réellement vu la scène. Question de confiance en mon cerveau, donc, qui lui, les analyse très bien.
    Avant de prendre cette photo, je ne comptais pas m'arrêter. J'avais vu le serre-tête mais à vrai dire .. rien d'interessant à cela .. Chemin faisant, je poursuivais ma balade.


    Et curieusement ici, mon cerveau m'a fortement alertée. Comme s'il s'agissait d'une évidence. Ne me demandez pas comment il fait. C'est indescriptible, mais cela donne qqe chose du style :


    "Prends cette photo !" ...
    "Ohhrr, mais bon dieu, prends cette photo, j'te dis !"


    Je me suis donc arrêtée nette, voulant comprendre ; ai reculé ; suis revenue sur mes pas pour mieux regarder la scène.
    Il y avait ce bus, de l'autre coté de la chaussée, qui portait un reflet disgracieux sur la vitre. Et puis, les passants, qui passaient.
    Il y avait bien les reflets du bâtiment .. mais là encore, rien de bien intéressant.
    Ne sachant pas ce que je devais faire, je suis entrée dans le café. Il était vide. Simplement cette femme, attablée, en train de lire. Il y avait plusieurs livres sur la table, dont un de Raymond Aron (dont j’apprécie le travail).
    J'étais incongrue en ce lieu et n'aurai pas été discrète ... et d’ailleurs… pour prendre quoi en photo ?
    Ressortie, je me dis que mon cerveau me joue des tours. Qu'il s'amuse ... c'est l'été !


    Mais puisque je lui fais confiance, je n'ai pas bougé. Juste essayé de comprendre ce que cette scène me procurait.
    Observant alors cette dame, je comprenais qu'elle inspirait le calme, la sérénité, la concentration aussi. Elle avait des yeux de souricette, ronds d'étonnement. C'était charmant. Elle était dans sa bulle et c'était plaisant à regarder


    Je ne voulais pas attirer son attention, alors, j'ai reculé de qqes pas. Ai fait semblant de regarder les hauteurs du bâtiment, tendu rapidement mon téléphone et l'ai photographiée. Spontanément. Sans plus y réfléchir.


    C’est souvent ainsi que je procède, quand mon cerveau m’alerte. Je ne sais pas bien ce que je prends. Mais je le fais, souvent rapidement. Par confiance. Et ce n’est que le soir, en rentrant chez moi et voyant les clichés sur un écran plus grand, que je comprends (ou pas, d’ailleurs !!)


    Comme pour ne pas perturber sa quiétude, ni attirer son attention, j'ai illico filé …


    En rentrant hier, je n’ai pas eu le réflexe de regarder.
    Ce n’est que ce matin …
    Et pour être vraiment transparente avec vous, aujourd’hui, je suis contente de mon cerveau ! Ravie de pouvoir compter sur lui : j’aime cette photo ! (ce qui n’est pas toujours le cas)

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  • Voisinage aérien avisé

    Mon voisin dans l’avion :
    « vous savez ma belle, il ne faut pas vieillir ! »


    Moi
    « Si vous avez la recette, je suis preneuse »


    Lui
    « Tout flanche. Les yeux, les jambes, le gout, les mains, les oreilles et le reste, je ne vous en parle pas.. Mais j’me plains pas. Je peux dire qu’avec les femmes j’ai eu de la chance. »


    Moi
    « Ben c’est chouette, ca ! »


    Lui
    « Il me reste la parole, alors si vous voulez des conseils sur la drague, on peut en parler ! »


    Moi
    « Hum.. voyez, je me suis levée tot. Alors je crois que je vais faire un petit somme. Mais je vous en remercie. Rares sont les hommes qui partagent le secret de leurs techniques !! »


    Lui
    « Quand vous serez reveillée et si il reste du temps, je vous raconterais ! »

     

    85 ans au moins .. je lui donne, a ce voisin. Peut-être même plus .. et les yeux tellement malicieux !! Ce sourire mimi. Sa moustache lui confère le visage d’un souriceau (comme dans les bd !)
    C’était simplement charmant !
    Et moi je fonds (intérieurement!)

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  • Appuyer sur le bouton

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    Et si on appuie sur ascenseur ET chaufferie en même temps ????
    Descend t-on directement en enfer ou est-ce que la chaleur (qui souvent rapproche) fait grimper au 7eme ciel ?!

     

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  • Sortir de reunion houleuse et sans clim. !

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    Saisir à la hate son sac, dévaler les escaliers, courir jusque dans le métro, entrer dans la rame bondée, se coller au voisin qui est tout aussi collant, respirer une fois sur deux, fermer les yeux, tenter de se concentrer sur les prochaines étapes, ne surtout pas consulter l’heure, anticiper le trajet à effectuer dans la gare pour l’optimiser, trouver que le metro se traine, trouver que son voisin schmouk gravement, trouver qu’il est trop prés de soi, aussi, garder les yeux fermés, se concentrer, toujours..

    Se demander ce qu’on a bien pu mettre dans ce fichu sac pour qu’il soit si lourd (on est en été/canicule, tout de même.. 3 culottes et 2 tee-shirts, ce devrait suffire, non ? - en plus d’une brosse a dents, bien évidemment !!!). Douter .. tenter de refaire la liste de son contenu, ne plus s’en rappeler, s’en vouloir de l’avoir fait aussi vite ..

    Sortir de la rame en trombe, accélérer le pas sur le quai, consulter l’heure, percuter, regretter d’avoir regardé... en fait si .. alors.. démarrer en course, arpenter les escalators 4 à 4, arriver dans le hall comme une dératée, passer devant le panneau d’affichage sans s’arrêter, bousculer certains sur son passage, ne pas pouvoir s’en excuser, n’y même pas penser...
    accélérer encore, fixer le train, monter à la premiere porte et là, s’arreter brusquement. Nette.

    Rester estomaquée, lacher son sac. Celui-là meme qu’on trouvait trop lourd !
    Mettre de longues minutes à retrouver son souffle..
    Enfin ...
    Se dire qu’on a reussi !!!
    ..

    Sentir le train démarrer .. et subitement.. chercher de part et d’autre la destination du train qui désormais roule ..
    S’inquiéter, un peu !
    Regretter de toujours s’y prendre au dernier moment.. se dire que ça fait quand même au moins 30 ans qu’on se jure de ne plus faire et constater que ça fait au moins 30 ans qu’on se fait le même coup, à chaque fois !!!!

    Entendre la voix du contrôleur :
    à son accent, ne plus douter !!!!

    Ôamiiens ! Me voilà !
    Transpigounante, dégoulirante .. mais me voilà !!!

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  • Dimanche, j’irai voter. Et vous ?

    Il m'arrive ici souvent de vous divertir... Aujourd'hui, je serai sérieuse et plutôt grave (oui oui, je sais aussi l'être!)
    Trop, beaucoup trop, de personnes autour de moi, et pas seulement en France, m’ont récemment indiqué qu’elles n’iront pas voter dimanche, faute d'y avoir pensé, de s'être organisées ou même de s'en sentir finalement concernées.
    Cela me rappelle 2 billets que j’avais (déjà) rédigés en 2017
    ici et  en 2014 (oui oui !!!)

    Je décide ici, encore, de dire haut et fort pourquoi je mettrai, plus tôt que souhaité, un terme à mon délicieux WE breton, dimanche, afin d’être rentrée et sûre d’avoir voté.

    Je décide ici de vous interpeller, non pas par conviction politique (je ne sais même pas encore pour qui je vais voter) mais par conviction citoyenne, espérant embarquer ceux qui se reconnaitraient dans mon enthousiasme démocratique…

    Parce que non seulement, nous allons voter pour nos députés mais aussi, alors, pour le président de la commission européenne, celui-là même qui donnera ensuite le ton et marquera le pas...

    Parce que mon abstention servirait des partis qui ne me représentent vraiment, mais vraiment vraiment, pas...

    Parce que je refuse de laisser la place à un quelconque centimètre de populisme supplémentaire dans ce monde, mon monde...

    Parce que je crois en l’Europe, avec ses fragilités certes, mais surtout pour sa force...

    Parce que j’ai cette chance tellement tellement tellement grande de pouvoir donner mon avis quand tellement tellement tellement d’autres ne l’ont pas…

    Parce que s'il est un endroit, un seul, où il est important d'assumer ma responsabilité, au nom de cette liberté (d'agir et de penser) qui me caractérise et que je ne saurai perdre, il est ici, celui de m'exprimer socialement ...

    Parce que cela ne prend qu’un simple quart d’heure...

    Mais aussi parce que si, un jour, les 2 filleules que j’ai la chance de chérir, tous mes parents et/ou mes amis présents et à venir, devaient avoir à en pâtir, je ne saurais alors me regarder dans un miroir, faute de l'avoir fait...

    Dimanche, j’irai voter. Et vous ?

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  • Une toiture en feu

    Ce soir, comme de nombreux soirs,
    monter sur les toits
    admirer Paris.

    Mais ce soir,
    pour la première fois,
    n’en être pas réjouie.

    Impuissante, observer
    la flamme dansante éblouir.
    Et sur sa joue sentir
    une larme couler.

     

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  • Passer du Nord au Sud-Ouest grâce à des oies

    Ce matin, comme souvent en ce moment, je me lève tôt, voire trèèèès tôt.
    Mais aujourd'hui est un jour spécial, me semble t-il :
    En prenant ma douche, et levant le nez au ciel, j'ai eu la chance d'observer un vol d'une 20aine d'oies, superbement organisé en V ..
    Elles se distinguaient clairement sur un ciel matutinal uni. Du genre remarquable parce que majestueux, simple, élégant et si rare.
    Cette nature qui se rappelle au bon souvenir d'une métropole dans laquelle plus personne ne lui prête attention.

    Bon Ok, me direz vous. Pas de quoi casser une patte à un canard !

    Le truc spécial, c'est qu'en sortant de chez moi 1/2 heure après, et enfourchant mon scooter, j'ai eu a nouveau la chance d'en observer un second (vol). Cette fois-ci d'une petite 10aine d'oies. Elle cacardaient si fort... de ce cri qui les distingue à nulles autres pareilles.

    Très bien. Et alors ?

    Ben... il faut avouer que ce n'est pas si courant de voir des oies au dessus de Paris.
    En plus, faut être là au bon moment.
    Et puis, 2 dans la même journée, cela relève d'une chance certaine.. Non ?
    Enfin, leur cri... cocasse en plein Paris !

    Quoi qu'il en soit, ces oies remontaient... elles semblaient viser la côte picarde pour destination.
    Et là, forcément, mon esprit se perd en pensant à ma terre natale et à tous les amis (picards eux aussi) que j'y ai...
    Forcément je pense aussi chasse en Baie de Somme..
    Ensuite .. les oies .. moi, ca me fait penser "foie".
    Et foie... ça me fait penser Sud-Ouest.
    Et Sud-Ouest, ça me fait penser à mon frangin gersois, aux membres toulousains de ma famille et puis a certains potes, aussi, évidemment..

    Et puis ensuite, je me suis rappelé qu'au contraire de celles qui volent, vers le nord, j'allais bientôt faire le voyage inverse des oies pour rejoindre leurs cousines du Sud-Ouest.

    La simple perspective d'aller me poser dans le Gers très bientôt, à coté d'oies qui marchent (parce qu'elles ont le foie bien rempli !) me met d'une extrème bonne humeur.

    En conclusion, j'en ai déduit que peut-être -dans une autre vie- je devais être une oie...
    Cet animal qui fait le lien 2 fois par an, entre le nord et le sud, 2 endroits où celle-ci a une place (qu’on la chasse ou la gave) pour finir quoi qu’il en soit dans des palais gastronomes,
    mais aussi le lien entre le nord, berceau de ma jeunesse et le sud-ouest, région de ma liesse.

    Bref, je me suis dit que c'était une journée idéale pour penser à ceux que j'aime, ce que je suis et ce qui me réjouit!
    Et en plus, c'est le WE !!!

    Voilà, j'ai rien d 'autre à raconter, mais je peux vous dire que j'ai un sourire jusqu'aux oreilles ...

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  • A quelqu'un qui part

    Promets-moi, s'il te plait

    que tu reviendras

    que tu ne pars pas trop loin

    qu'on se reverra.

    Et même si rien ne nous rassemble

    si l'histoire est faite pour nous distendre

    promets-moi juste que, parfois,

    nous croiser, se sourire, encore, on pourra.

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  • Projeter cette nouvelle année

    2018 se déroulait plutôt agréablement,
    en tous cas pour moi. 

    D’ailleurs, j’en profitais tellement, 
    que je ne vous ai rien souhaité !
     

     

    Quant à 2019, elle débutait moins bien. 
    Ce qui expliquera pourquoi j’ai dépassé 
    le délai protocolaire pour vous les formuler, 
    ces fameux voeux. 
     
    Alors puisque les conventions n’ont pas toujours été 
    mon fort, et qu’en ce qui me concerne, 
    2019 commence enfin, maintenant, en février,
    je pose ici simplement 12 idées 
    pour ligne de conduite de cette nouvelle année …
    Vous en ferez ce que vous voudrez
     
    Bonne année !
     
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  • La vie qui trouble

     
    Parfois la vie vient troubler nos petites vies,
    et s’imposer là où nul ne l’aurait souhaité.
    Cette vie qui se fait chienne lorsqu’elle sépare,
    est aussi magicienne parce qu’elle réunit.
    Nous étions troublés ce jour là,
    et très troubles, le soir, aussi ;
    mais ensemble. Une évidence.
    Simplement amis.
     
     

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  • Considérations sur la moquette d'un escalier

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    Les montées quatre à quatre du jeune homme du 5eme,
    les lentes descentes au rythme des 90 ans de madame Lelongbec,
    les talons aiguilles et les chaussures de sport,
    ce jeune couple qui s’était arrêté alors que la lumière s’était éteinte pour s’embrasser tendrement,
    les disques, slips & pantalons que la voisine du 2eme avait jetés de rage contre son mari volage,
    les copains de Tom, le fils du 4eme, qui s’assoient régulièrement sur les marches pour écouter de la musique et palabrer,
    les kiwis qui avaient dévalé tout l’escalier depuis le 6eme lorsque le sac de commissions de Julie s’était déchiré,
    la boue ramenée sur les bottes d’Armand, le papa chasseur du 8eme,
    la valise de Nina tellement lourde qu’un souffle puissant accompagnait à chaque marche passée,
    la fuite d’eau de l’appartement du 3eme qui avait dégouliné jusqu’au rez-de-chaussée,
    la crotte de Youki, le chienchien de madame Lelongbec qui n’avait pas trouvé la patience d’attendre davantage sa maitresse,
    Priscilda, qui se pose pour jouer avec ses poupées les jours de pluie lors desquels elle ne peut pas sortir du 20 m2 de son père
    et Jacques qui lui aussi s’assoit, passant ses jambes de part et d’autres du barreau de la rampe, pendant ainsi dans le vide de la cage et observant les allers-venues,
    mais surtout Prosper, le concierge, qui semaine après semaine aspire et entretient, avec discrétion et souci du travail bien fait, cette moquette jusqu’a temps qu’elle n’en puisse plus …

    Et nous y voilà … cette moquette a fait son temps au rythme de celui des autres !

    Peut-etre aurez-vous remarqué que de plus en plus de moquettes d’escaliers parisiens sont de même facture, souvent épaisse, présentant un dessin noir, vert foncé et rouge. Et pourtant, au motif qu’elle présente, personne ne prête attention (je vous mets au défi de me répondre avec spontanéité sur ce sujet)
    Une moquette que des enfants bengalis ou birmans auront probablement manufacturée..

    Celle-ci, sur laquelle je m’arrête, a le mérite d’être verte et, je dois l’avouer, d’être assez à mon goùt. Elle a le mérite de rappeler à mon souvenir, ces amis dans l’immeuble desquels elle se trouve, chez qui je passe toujours d’heureux moments. Et de manière plus générale, tout ces moments que je passe dans des cages d’escaliers.

    C’est en l’observant ici, érodée, rongée, râpée, vieillie, laissant d'ailleurs paraitre la précédente qu'elle recouvre (et dont il aurait alors tout autant à raconter !!), de fait, attrayante à mes yeux, que j’espère simplement ne pas la voir remplacée par le modèle classique et sans personnalité, ci-dessus évoqué.

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  • Retomber en enfance, entre cousins...

    S'inscrire à l'avance,
    Discuter d'une stratégie,
    Finir de déjeuner,
    Préparer le matériel,
    Se dépêcher pour arriver à l'heure sur la plage,
    Arriver en retard (oui mais forcément, ya toujours untel qui traine),
    Répartir les rôles et outillages,
    Déployer une énergie folle, creuser, tasser, couvrir d'algues, de coquillages,
    Avoir les doigts gondolés par l'eau salée,
    Re-couvrir d'algues, re-tasser, re-re-couvrir, re-re-tasser,
    Finalement ne pas suivre la stratégie du tout,
    Changer les rôles,
    Creuser des digues et des remparts,
    Compter sur les plus petits pour tricher un peu,
    Poser enfin pelles et drapeaux,
    On va le gagner ce concours de châteaux de sable !!!
    Constamment vérifier la situation des autres,
    Se réjouir d'en voir s'écrouler bien plus tot...
    Comme toutes les équipes devant leur oeuvre, les pieds désormais dans l’eau, hurler à chaque vague qui détruit un peu plus..
    Perdre !
    Aller voir l'organisateur pour remettre en cause son règlement,
    Palabrer sur ce qui aurait du être fait et ne surtout pas l'être,
    Finalement, manger des casses-croutes, le nez au vent.

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  • Se poser sur un banc, aux cotés de Vinciane

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    Il était tôt et pourtant il faisait chaud. En approchant de ce banc, je l'avais regardée. Elle avait les yeux mi-clos, entre le sommeil et l'introspection. Un air serein qui avait retenu mon attention.
    Sa posture m'inspirait la quiétude, la sagesse, le détachement, un peu de solitude, aussi, et à ce moment précis, tout cela m'avait émue.

    C'est étrange ce rayonnement que les personnes agées ont sur moi.

    Ce léger rictus que je décidais d'interpréter comme un sourire de bien-etre avait achevé de me décider à m'asseoir. Alors que je ne m'assois jamais, ou quasiment, sur un banc seule, j'avais cette curieuse envie de me trouver aux cotés de cette inconnue et de ce qu'elle représentait. Comme si partager son banc allait me conférer son bien-etre et sa tranquillité.

    Chacune à une extrémité. Je n'ai rien dit. Dans les premiers temps, ne l'ai meme pas regardée. Mon esprit se posait, tranquilement et, mes sens en éveil, j'appréciais.
    Il n'y avait personne dans la rue. Simplement nous deux. Sur ce banc.
    Chacune le nez au vent, profitant de la situation, de cet air d'été qui fait oublier un instant le quotidien et les contrariétés.

    Elle a probablement du comprendre que ma posture n'était pas si naturelle. Et c'est elle qui, au bout de quelques longues minutes, a entamé notre conversation. Sa voix etait d'une douceur aussi apaisante que son attitude.
    Nous avons palabré à propos du quartier qui a bien changé. Des touristes qui l'envahissent sans respect. De cette chaleur qu'elle a du mal a supporter. De ses enfants qui vont venir la chercher pour quelques semaines de vacances ...

    De moi, je n'ai rien dit ; elle ne m'a pas questionnée. Je ne faisais qu'observer ses jolies rides, ses yeux malicieux, cette facon de scander si calmement les mots et l'élégance de sa tenue. 

    Je lui ai beaucoup souri et n'ai fait que profiter ... Mon dieu que cela est bon de se laisser aller.

    Discrètement, j'ai pris en photo ses mains, ses jambes. Simplement pour le souvenir du moment...

    Et, plus pressée que moi, sans doute, c'est elle qui s'est levée. Elle devait poursuivre son chemin, "ralentie par cette canne" avait-elle précisé, et me saluait.

    Avant de nous quitter, j'osais lui demander son prénom : Vinciane.

    De retour chez moi, je me rendais compte que je ne l'avais pas remerciée pour ce moment hors du temps qu'elle m'avait offert et que j'avais délibérément recherché, elle que je ne reverrais jamais.

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  • Les enjeux de la commercialité où ce très court moment où vous comprenez que Leroy Merlin se donne les moyens de son professionnalisme !

    Se perdre dans les rayons, monter, descendre, râler...  tout ça pour 2 malheureuses patères à 3 francs 6 sous. 

    Arriver devant un vendeur à qui vous exposez votre recherche.

    L'entendre vous demander avec le même sérieux que celui de votre PDG en Comité de Direction : "Quel est votre projet ?"

    Eclater de rire ! Mais vraiment. Au milieu du rayon. A ne pas pouvoir vous arrêter ..

    Franchement ... Un projet...  pour des patères ??!

    2 coups de marteau et basta. Voilà mon projet !!

    Les larmes aux yeux, présenter ses excuses au vendeur interdit ! Le féliciter de son professionnalisme et le quitter.

    Et ne surtout, ne pas lui dire qu'avec un sourire pareil, ce sont d'autres "projets" que les clientes pourraient avoir en tête à son sujet !!

     

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  • Sans Édouard, j’arrive tard !

    Voici ce que je compte dire à mon équipe pour la préparer à me voir désormais arriver plus tard qu’à l’accoutumée.


    Il faut dire que c’était cette voix, celle d’Édouard, qui, matin après matin, portée par les notes de Bilitis ou de Barry Lindon, avait le remarquable mérite de motiver mon extraction, souvent difficile, d’un lit qui ne cessait de me retenir, et garantissait, en tous cas, à mon boulot mon arrivée.

    De sa finesse du verbe, de sa capacité à rendre légères ces petites lourdeurs du quotidien, de cet humour relationnel qu’il est un des rares à savoir prodiguer, de cette voix parfois trop « matinale » mais assurément sensuelle, de ces fous rires qui mettent en jambe et en sourire toute une journée... il n’y aura plus.

    Fini les « touloutoupai » de Tito El Frances, les jeux superbement absurdes de Rollin, les insolites revues de presse des Marie/s Misset et Bonnisseau, les jouissifs debriefs télévisuels de Kelif, les rencontres improbables de Souvant ou la fouchtringitude poétique de Mistral.
    Monsieur Baer et son équipe s’éclipsent. Fin des festivités !

    Cher Edouard Baer, Vous partez ici bien trop tôt, beaucoup trop vite, sans finalement nous y avoir préparés, mais assurément avec le brio et l’élégance que l’on vous connait.

    Il faut le dire : Merci à vous ! Vous nous avez régalés.

    On est vendredi, il est sept heures bien passées. Déjà vous nous manquez. La journée commence...
    Mais n’en déplaise à mon équipe, grâce à vous ce matin, et probablement les suivants, je vais tarder à me lever !

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  • Morning glory

    Ne pas ouvrir les yeux, pas tout de suite. Rester allongé.e dans son lit. (Allez ! Prêtez-vous au jeu !)
    Simplement de la main, monter le son, fort, très fort.

    Se laisser prendre par les accords de l’harmonica, d’abord ; ceux de la guitare ensuite ; puis par la batterie, enfin.

    Laisser monter doucement...

    Ne pas se fier aux premiers rythmes ; ils ne sont que préludes.
    Patienter.

    Laisser guitare et basse vibrer et se répondre encore un peu...

    Ce n’est que lorsque le clavier interviendra pleinement que la bonne humeur s’emparera violemment et complètement de vous. Oui, oui !

    Et pourtant, vous aurez à peine ouvert un oeil !

    Pour celles.ux dont le lit est partagé avec un.e autochtone, au premier regard matinal, se méfier :
    des sourires pourraient s’échapper involontairement avant la fin du morceau.
    Profiter... Prendre encore un peu son temps ...

    Au ´vibrato languissant’ de la guitare, ce pourra être le moment de vous lever...
    ...
    Ah j’oubliais de vous dire : il fait 8 degrés et il pleut sur toute la France.

    Belle journée à tous !

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  • J'irai où tu iras

    Arrgh … Je crois que mon cerveau flanche !
    Approchez. J'vous explique…

    Voilà... J'ai cette chanson de Céline Dion en tête, qui ne me quitte plus.
    Au réveil, sous la douche, chez le coiffeur, en me baladant, en réunion, sur mon scoot., avec des potes, en plein cinéma, et, mieux encore, dans mes insomnies.
    5 jours qu'elle y est logée.
    Le pire, même, est que je la fredonne. Oui Oui Oui !!!
    Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir tenté de la supplanter par bien mieux.

    Vous connaissez mon affinité musicale pour l'œuvre de Dion, i.e. proche du néant.
    Et pourtant, mon cerveau semble vouloir changer ce cours et faire de celle-ci LA musique de ma vie (actuelle) !

    Mais comment, de où ? me demanderez-vous.
    Un karaoké, ma bonne dame/mon bon monsieur. Un karaoké !
    J'étais là, avec mon verre, me laissant bercer avec délice par l'ambiance et la situation.
    A mes côtés, une inconnue avait choisi de chanter " J'irai où tu iras ".
    Au moment même où son tour venait, la jeune femme se tourne vers moi, m'adressant avec le plus grand des sérieux une envie, proche du besoin, de soutien féminin/iste, que je n'ai su lui refuser (on était le 8 mars !).
    Et, si je n'ai pas véritablement chanté (Dion étant assurément en dehors de mes compétences), j'ai manifesté une implication certaine, digne et circonstanciée, dans la mission qui m'était attribuée. Je crois même avoir claqué des mains, effectué qqes déhanchés et beaucoup souri.
    Tant et si bien que, depuis (5 jours, tout de même), cette chanson me phagocyte doucement.

    A ce point de l'histoire, vous me demanderez ce que je faisais dans un karaoké à côté d'une inconnue qui aime Céline Dion au point de la chanter en public.
    La réponse sera : j'y étais vraiment bien, et c'est le principal.
    Mais la bonne question est, en fait : " Pourquoi mes oreilles et mon cerveau ont-ils décidé de focaliser sur ce titre, plutôt que sur ceux de Bowie, qui furent bien mieux chantés, ce soir-là ? "
    Une seule réponse me vient à l'esprit (si tant est que j'en aie encore, au regard de la situation) : Mon cerveau déconne. Ou, pire alors, il se dénature.
    Comme Vincent Macaigne qui se transforme doucement en CHIEN à partir de demain au cinéma (et mieux encore, en livre dans les bonnes librairies), j'entreprends probablement une lente mutation qui, à terme, dédiera mes oreilles et leurs intérêts sensitifs au doux plaisir des vocalises de cantatrices canadiennes. Je ne vois que cela !

    Alors … pour stopper cette catastrophe, et par croyance vaudou, je partage ici avec vous cette chanson : espérant, avec malice, qu'elle passe dans l'un de vos cerveaux et cesse, alors, d'obnubiler le mien !!!!!!!!

                 

     En vous r'merciant, bonsoir !!!

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  • Laisser monter et ne pas résister ... à Stevie

     

    Débuter la semaine en tapant discrètement d'un pied sous son bureau. Se rendre compte que l'autre (pied) s'y met aussi.

    Ne pas broncher. Les laisser faire.

    Constater qu'ils sont en train de contaminer le bas de votre dos, puisque vous sentez déjà un mouvement ondulatoire de vos hanches.

    Comprendre, que vous n'allez pas pouvoir résister. En tous cas, pas bien longtemps.

    D'ailleurs, vous avez remarqué ? Vos doigts pianottent le clavier de votre ordinateur différemment depuis tout à l'heure. Question de rythme, manifestement.

    Alors, décider de n'avoir l'air de rien (on est au boulot, tout de même) mais se laisser emporter doucement par la musique qui remonte le long du dos et vous effleure maintenant le cou. Vous sentez ?

    Finalement, lâcher prise. De toute façon, c'est trop tard ! Vos voisins ont bien compris votre petit manège et surtout, crèvent d'envie d'en faire de même !!

    Du coup, monter le son, partager et sourire...

    Se dire que c'est bon, trèèès bon, et qu'il n'y a pas tant de choses que ça, dans la vie quotidienne, qui fassent autant d'effet(s) si simplement, surtout en bossant !!

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  • Une vie de champignon

    Parfois, et particulièrement en ce moment, j'apprécierais d'être un champignon !
    Vivre en pleine nature, ni trop au soleil, ni trop à l'ombre,
    Me la couler plutot douce, et n'avoir pour seule préoccupation que celle de grandir tranquillement,
    Pousser où bon me semble, occasionnellement seule mais jamais trop loin de mes potes...
    Dans certains cas, permettre à celui qui me mangerait d'atteindre des paradis euphoriques...
    Dans d'autres, filer la cliche au promeneur trop gourmand qui m'aurait cueillie pour ce que je ne suis pas.
    En tous cas, ne surtout pas etre de Paris,
    Et je l'espère, terminer en grande simplicité, réchauffée ce qu'il faut et servie en poellée à coté de mes comparses pommes de terre (après tout, je suis picarde) dégustée avec un vin de circonstance, un soir d'été du genre indien, par une grande tablée de bons copains.
    Mais... Bon ... me voici chaque matin rattrapée par la raison : jusqu'à présent, on n'a jamais vu un champignon gagner du pognon !!!

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  • Black Friday ou le vendredi noir de mes oreilles !

    Voila, on est vendredi.
    Un vendredi déclaré noir par toutes les enseignes commerciales que de créatifs communicants ont conseillées.
    Ce fameux Black Friday auquel personne (en tous cas, pas moi), n’a pu échapper.
    Quoi qu’il en soit, l’apogée d’une très pénible semaine publicitaire.
    (au passage, j'aimerai beaucoup savoir m'en amuser autant que Edouard Baer sait le faire chaque matin)

    Probablement parce que ce Black Friday était finalement assez nouveau pour moi, j’ai prêté une oreille beaucoup plus attentive qu’à la normale à tous ces messages qui m’étaient adressés.

    L’affliction m’a prise. Je suis probablement devenue vieille schnock, dépitée de constater que tout ce qui m’était adressé me dépassait :

    Aujourd’hui, la vie doit stopper sur le champ, il faut arrêter tout ce qui était en cours avec son conjoint et cela, séance tenante, car il faut foncer chez Bouygues acheter tel ou tel portable sous prétexte qu’il est à prix réduit.
    Chez Total, on expédie une conversation téléphonique avec sa copine qui vient de se faire plaquer (elle s'en remettra) pour se consacrer (c'est plus important!) à l’opérateur téléphonique, à qui d’ailleurs, l'on raconte qu’elle s’est faite plaquer !!!
    Chez Renault, on est bien plus fier de sa voiture d’occasion que de ses vacances et, pire encore, on en fait montre à ses amis !
    Chez Auchan, on s’adresse a sa famille au travers du micro du supermarché pour lui annoncer que les choses vont changer !
    Chez Peugeot, on met à l’épreuve le lien d’amitié qui vous lie à un proche en lui demandant de prêter son véhicule !

    Et puis …
    En cette période de remise à plat des rapports hommes-femmes, Ferrerro nous présente un homme dont le crâne fume sous un casque à lampe d’urgence qui s’éclaire lorsqu’une blonde allègrement poitrinée vient lui présenter un plateau de Kinder Bueno (on saluera ici la présence, inexpliquée mais probablement nécessaire, de Eli Seimoun)
    Quant à Fusalp, ils présentent leur ligne de vêtements de ski sur une femme torse poil (oui oui).
    Et c’est probablement là que je ne suis plus « à la page » : peut-être est-ce la seule manière, pour une marque historique comme celle-ci de sortir de son image vieillotte ?! 

    Les temps changent, ma bonne dame... et moi, j'ai cette impression d'être dépassée !

    Quoi qu’il en soit, ce vendredi est noir pour moi mais surtout pour mes oreilles.
    J’ai en effet cette sensation de les avoir encrassées d’inepties toute la semaine et de ne pas être sure de pouvoir désormais les nettoyer.
    Mais peut-être font-ils des promos sur les cotons-tiges chez Carrefour ??!!!

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