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Miscellanées

  • J'irai où tu iras

    Arrgh … Je crois que mon cerveau flanche !
    Approchez. J'vous explique…

    Voilà... J'ai cette chanson de Céline Dion en tête, qui ne me quitte plus.
    Au réveil, sous la douche, chez le coiffeur, en me baladant, en réunion, sur mon scoot., avec des potes, en plein cinéma, et, mieux encore, dans mes insomnies.
    5 jours qu'elle y est logée.
    Le pire, même, est que je la fredonne. Oui Oui Oui !!!
    Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir tenté de la supplanter par bien mieux.

    Vous connaissez mon affinité musicale pour l'œuvre de Dion, i.e. proche du néant.
    Et pourtant, mon cerveau semble vouloir changer ce cours et faire de celle-ci LA musique de ma vie (actuelle) !

    Mais comment, de où ? me demanderez-vous.
    Un karaoké, ma bonne dame/mon bon monsieur. Un karaoké !
    J'étais là, avec mon verre, me laissant bercer avec délice par l'ambiance et la situation.
    A mes côtés, une inconnue avait choisi de chanter " J'irai où tu iras ".
    Au moment même où son tour venait, la jeune femme se tourne vers moi, m'adressant avec le plus grand des sérieux une envie, proche du besoin, de soutien féminin/iste, que je n'ai su lui refuser (on était le 8 mars !).
    Et, si je n'ai pas véritablement chanté (Dion étant assurément en dehors de mes compétences), j'ai manifesté une implication certaine, digne et circonstanciée, dans la mission qui m'était attribuée. Je crois même avoir claqué des mains, effectué qqes déhanchés et beaucoup souri.
    Tant et si bien que, depuis (5 jours, tout de même), cette chanson me phagocyte doucement.

    A ce point de l'histoire, vous me demanderez ce que je faisais dans un karaoké à côté d'une inconnue qui aime Céline Dion au point de la chanter en public.
    La réponse sera : j'y étais vraiment bien, et c'est le principal.
    Mais la bonne question est, en fait : " Pourquoi mes oreilles et mon cerveau ont-ils décidé de focaliser sur ce titre, plutôt que sur ceux de Bowie, qui furent bien mieux chantés, ce soir-là ? "
    Une seule réponse me vient à l'esprit (si tant est que j'en aie encore, au regard de la situation) : Mon cerveau déconne. Ou, pire alors, il se dénature.
    Comme Vincent Macaigne qui se transforme doucement en CHIEN à partir de demain au cinéma (et mieux encore, en livre dans les bonnes librairies), j'entreprends probablement une lente mutation qui, à terme, dédiera mes oreilles et leurs intérêts sensitifs au doux plaisir des vocalises de cantatrices canadiennes. Je ne vois que cela !

    Alors … pour stopper cette catastrophe, et par croyance vaudou, je partage ici avec vous cette chanson : espérant, avec malice, qu'elle passe dans l'un de vos cerveaux et cesse, alors, d'obnubiler le mien !!!!!!!!

                 

     En vous r'merciant, bonsoir !!!

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  • Laisser monter et ne pas résister ... à Stevie

     

    Débuter la semaine en tapant discrètement d'un pied sous son bureau. Se rendre compte que l'autre (pied) s'y met aussi.

    Ne pas broncher. Les laisser faire.

    Constater qu'ils sont en train de contaminer le bas de votre dos, puisque vous sentez déjà un mouvement ondulatoire de vos hanches.

    Comprendre, que vous n'allez pas pouvoir résister. En tous cas, pas bien longtemps.

    D'ailleurs, vous avez remarqué ? Vos doigts pianottent le clavier de votre ordinateur différemment depuis tout à l'heure. Question de rythme, manifestement.

    Alors, décider de n'avoir l'air de rien (on est au boulot, tout de même) mais se laisser emporter doucement par la musique qui remonte le long du dos et vous effleure maintenant le cou. Vous sentez ?

    Finalement, lâcher prise. De toute façon, c'est trop tard ! Vos voisins ont bien compris votre petit manège et surtout, crèvent d'envie d'en faire de même !!

    Du coup, monter le son, partager et sourire...

    Se dire que c'est bon, trèèès bon, et qu'il n'y a pas tant de choses que ça, dans la vie quotidienne, qui fassent autant d'effet(s) si simplement, surtout en bossant !!

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  • Une vie de champignon

    Parfois, et particulièrement en ce moment, j'apprécierais d'être un champignon !
    Vivre en pleine nature, ni trop au soleil, ni trop à l'ombre,
    Me la couler plutot douce, et n'avoir pour seule préoccupation que celle de grandir tranquillement,
    Pousser où bon me semble, occasionnellement seule mais jamais trop loin de mes potes...
    Dans certains cas, permettre à celui qui me mangerait d'atteindre des paradis euphoriques...
    Dans d'autres, filer la cliche au promeneur trop gourmand qui m'aurait cueillie pour ce que je ne suis pas.
    En tous cas, ne surtout pas etre de Paris,
    Et je l'espère, terminer en grande simplicité, réchauffée ce qu'il faut et servie en poellée à coté de mes comparses pommes de terre (après tout, je suis picarde) dégustée avec un vin de circonstance, un soir d'été du genre indien, par une grande tablée de bons copains.
    Mais... Bon ... me voici chaque matin rattrapée par la raison : jusqu'à présent, on n'a jamais vu un champignon gagner du pognon !!!

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  • Black Friday ou le vendredi noir de mes oreilles !

    Voila, on est vendredi.
    Un vendredi déclaré noir par toutes les enseignes commerciales que de créatifs communicants ont conseillées.
    Ce fameux Black Friday auquel personne (en tous cas, pas moi), n’a pu échapper.
    Quoi qu’il en soit, l’apogée d’une très pénible semaine publicitaire.
    (au passage, j'aimerai beaucoup savoir m'en amuser autant que Edouard Baer sait le faire chaque matin)

    Probablement parce que ce Black Friday était finalement assez nouveau pour moi, j’ai prêté une oreille beaucoup plus attentive qu’à la normale à tous ces messages qui m’étaient adressés.

    L’affliction m’a prise. Je suis probablement devenue vieille schnock, dépitée de constater que tout ce qui m’était adressé me dépassait :

    Aujourd’hui, la vie doit stopper sur le champ, il faut arrêter tout ce qui était en cours avec son conjoint et cela, séance tenante, car il faut foncer chez Bouygues acheter tel ou tel portable sous prétexte qu’il est à prix réduit.
    Chez Total, on expédie une conversation téléphonique avec sa copine qui vient de se faire plaquer (elle s'en remettra) pour se consacrer (c'est plus important!) à l’opérateur téléphonique, à qui d’ailleurs, l'on raconte qu’elle s’est faite plaquer !!!
    Chez Renault, on est bien plus fier de sa voiture d’occasion que de ses vacances et, pire encore, on en fait montre à ses amis !
    Chez Auchan, on s’adresse a sa famille au travers du micro du supermarché pour lui annoncer que les choses vont changer !
    Chez Peugeot, on met à l’épreuve le lien d’amitié qui vous lie à un proche en lui demandant de prêter son véhicule !

    Et puis …
    En cette période de remise à plat des rapports hommes-femmes, Ferrerro nous présente un homme dont le crâne fume sous un casque à lampe d’urgence qui s’éclaire lorsqu’une blonde allègrement poitrinée vient lui présenter un plateau de Kinder Bueno (on saluera ici la présence, inexpliquée mais probablement nécessaire, de Eli Seimoun)
    Quant à Fusalp, ils présentent leur ligne de vêtements de ski sur une femme torse poil (oui oui).
    Et c’est probablement là que je ne suis plus « à la page » : peut-être est-ce la seule manière, pour une marque historique comme celle-ci de sortir de son image vieillotte ?! 

    Les temps changent, ma bonne dame... et moi, j'ai cette impression d'être dépassée !

    Quoi qu’il en soit, ce vendredi est noir pour moi mais surtout pour mes oreilles.
    J’ai en effet cette sensation de les avoir encrassées d’inepties toute la semaine et de ne pas être sure de pouvoir désormais les nettoyer.
    Mais peut-être font-ils des promos sur les cotons-tiges chez Carrefour ??!!!

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  • Insomnie ... Bonne nuit !

    Bientôt, le plus tard, j'espère,
    Le jour se lèvera.
    Plus tard, bientôt, je l'espère,
    Le sommeil me gagnera.

     

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  • Dans son dos

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    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De m'attarder, d'imaginer

    Ses muscles, ses courbes, son grain de peau,

    Le creux de son cou...

    Le trouver beau.

     

    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De tirer la boucle du tablier,

    De deviner une cambrure, de m'arrêter à la ceinture,

    Pour laisser à mes mains la caresse

    De cette paire de fesses.

      

    Je souhaite que cela s'éternise,

    Crains -avec délice- d'être surprise,

    Espère qu'il ne se retourne pas

    (pas tout de suite, pas comme ça)

    Et s'il comprend ou s'en aperçoit,

    Qu'il feigne d'apprécier ça.

     

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  • Humeur matinale estivale

    "Se vêtir d'une robe légère, chausser des lunettes de soleil, s'asseoir au volant d'une 504 (une 204 pourra convenir aussi - il ne faut pas être obtus !), rouler décapotée sous le soleil et passer de village en village pour constituer un pique-nique : le pain de untel, la charcuterie de unetelle, le vin de machin et les fromages de bidule, de tel en tel endroit... En profiter pour papoter avec chacun, prendre son temps, puis s’arrêter dans un coin de campagne et se poser à l'ombre (parce qu'il fait très chaud !) sous un arbre. Étendre un tissu, s'allonger, lire, grignoter, sourire, entendre les oiseaux, faire la sieste au son du léger vent dans les feuilles, perdre son regard dans les nuages, sourire encore...".

    Voilà mon humeur au réveil ce matin...
    mais ... oops, je papote, je papote... je n'avais pas vu l'heure..
    Il faut que je vous quitte.. Tenez... Passez-moi mon manteau chaud.

    Je file bosser à Aubervilliers !!!!!!
    Belle journée !

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  • Penser aux extraterrestres

     

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    Quand la gloomitude m'envahit, je pense aux extraterrestres, persuadée du fait qu'ils doivent se marrer à nous observer. (Tout de même, ya de quoi !). 

    Je me marre moi-même à les imaginer se marrer. Ca fait d'ailleurs marrer mes collaborateurs de me voir me marrer ainsi. (Comme ca, c'est bien : tout le monde se marre !)

    Et si j’espère un jour avoir la preuve de leur existence (celle des extraterrestres, pas celle de mes collaborateurs!) pendant la mienne (d'existence !!), je n'oublie pas que la terre a 4.57 milliards d'années. Ça me calme un peu.

    Alors, je me dis, dans tout ce bazar, qu'en tous cas, j'ai eu la chance de vivre en même temps que David Bowie (qui était peut-être un extraterrestre !!) !!

    Et ça, ça me met de bonne humeur !
    Bonne journée à vous !

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  • Question de rythme

    Rentrer plus tard du boulot.
    Sous son casque de scoot, décider de plonger ses oreilles dans la G-Mix List de Gorillaz.
    Sentir son pied remuer lentement. Puis ses doigts taper sur le guidon.
    Au fur et à mesure de votre progression le long du canal St Martin, ne pas pouvoir résister : laisser son corps onduler doucement, même en conduisant, pour finalement marquer clairement le rythme de la tete (alourdie par le casque).
    Comprendre que la musique vous a prise toute entière lorsque votre voisin de feu rouge rit en vous regardant vous dandiner. Lui sourire en retour. Lui trouver un air charmant (aussi).
    Relever votre casque pour mieux l'entendre vous demander quelle est la musique qui vous emporte ainsi.
    Lui répondre "Sleeping Powder"*.
    Lui sourire à nouveau lorsqu'il confirme qu'il écoutera cela dès que rentré.
    Lui faire un signe de la main du type "pousse levé + salut". Démarrer parce que le feu est vert.
    Arriver chez soi. Ouvrir les fenêtres parce qu'il fait chaud.
    Se dessaper. Brancher les enceintes.
    Remettre le morceau à fond.
    Danser.
    Aimer cela ! **

    * qui ne porte pas bien son nom
    ** et pourtant, ce morceau est loin d'etre leur meilleur...

     

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  • Claquer la porte

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    Une porte. Cette porte, vitrée, d’une banalité confondante. Une porte entre 2 espaces en tous points égaux, qui sépare 2 plateaux téléphoniques regroupant les mêmes compétences, d’une même équipe.

    Une porte qu’on vous demande de fermer après chacun de vos passages, soit 18 fois par jour, itérant, passage après passage, l’agaçant grincement de la poignée vieillie et le claquement du battant qui se ferme.

    Une porte qui ne coupe ni du bruit, ni des courants d’air, et encore moins de la vue, puisqu’elle est transparente. Mais qui est là et qui symbolise tout !

    Plus de convivialité, davantage de fluidité, moins de bruit... la faire sauter apparaît comme une évidence. Pour ainsi faire cesser l’usante question de la répétition, oublier la contrainte du geste et effacer l’esprit cloisonnant qu’elle représente. Cette porte.

    Je propose donc de la démonter. 1 minute à peine, en un tour de main. Le souci serait réglé, engendrant alors, de manière concrète, ce nouveau dynamisme que la direction souhaite impulser, et par nous, dirigeants, voir incarné.

    Mais mais mais … suis-je bête ?! Comment avoir pu oublier que nous étions en France ?? Ce fameux pays de la procédure administrative, du syndicalisme et du salarié protégé. Malheureuse ! Démonter une porte, ça ne se fait pas comme ça ! Ici, il faut passer par le CHSCT* . Evidemment ! (*pour ceux qui ignorent cet acronyme, je vous laisse aller le googler. Ca vous divertira !).

    Et passer par le CHSCT, cela signifie : Informer la direction. (on parle bien de supprimer une porte qui ennuie tout le monde !) Puis, par voie officielle, adresser une demande aux représentants du CHSCT. Attendre que ceux-ci en aient pris connaissance. Échanger pour fixer une date de réunion lors de laquelle le projet sera examiné, discuté. A l’issu, un accord, fruit d’une décision commune et finale, te permettra alors de prévoir la rédaction d’une information complète, mentionnant le processus de démontage de la porte, et sa diffusion générale et officielle (ce sujet des plus importants doit être su de tous!). Une fois la communauté informée, là et seulement là, tu pourras envisager le démontage de la porte. Cette porte vitrée. 

    Mais attention, hors de question d’y procéder avec l’aide de salariés : démonter une porte, qui plus est en verre, ne fait pas partie de la définition de leurs postes et encore moins de leurs missions. Non non !  Cela peut même représenter un risque physique majeur que l’entreprise ne saurait imposer !

    Engager un prestataire ????!!! Voilà une procédure sensée !

    Appeler un prestataire, (d’ailleurs : vers quel type d’entrepreneur faudrait-il se tourner ? « Démonteur de portes » ça existe ??) Lui exposer le problème. Négocier son tarif (parce qu’il en aurait assurément pour davantage de transport que de temps passé sur place). Convenir d’un RDV. Retenir ce créneau dans ton agenda. Prévenir les salariés du passage d’un prestataire et du potentiel bruit occasionné. Attendre la date de RDV (n’oubliez pas que depuis le début de l’histoire, on a passé du temps d’échanges, de réunions de validation et d’information !!)

    Le jour J, regarder le gars débarquer dans les bureaux et, en exactement 2 coups de mains et à peine 30 secondes, (c’est forcément un gaillard !) soulever la porte et la déposer à vos cotés. Le remercier, lui serrer la main. Le raccompagner à la porte (celle de l'entrée, cette fois ci!). Remonter dans votre bureau. Regarder la porte ainsi finalement démontée, cette porte en verre, et se dire : "ouais quand même !" 

    Non ! Tout cela dépasse mes capacités de discipline. Et à défaut de penser à respecter des procédures, c'est au sens de l’humanité auquel je pense, là présentement !!!

    Au moment où je vous écris, la porte, cette porte, est toujours en place puisque de démarche pour la démonter, personne n'a le courage de lancer (évidemment) !

    Alors, comme le job d’un dirigeant, c'est d'anticiper et d’avancer, il n’est pas improbable que j’avance plus rapidement que prévu ! Vous savez parfois, un geste malheureux parce que trop rapide … ce jour là, je passerai la porte avec dynamisme (ça n'étonnera personne, me concernant), et son battant, trop vivement claqué dans mon élan, la brisera. Oh ! Zut alors !!! On se dépêchera d'évacuer ce qui en restera et conclura à un geste maladroit. 3 minutes plus tard, personne n’en reparlera. 

    Je ferai cela en pensant à tous ceux, sur cette terre, qui crèvent de problèmes bien plus cruciaux, dans des endroits qui n’ont même pas de portes, et qui rêvent (oui oui!) de venir travailler en France ! 

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  • Prendre du recul et sortir de la petitesse - Elections présidentielles 2017

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    Il est franchement temps de prendre du recul et d’élargir le champ des possibles.
     
    Il m’apparaît ce matin que ces élections nous aurons rendus petits, nous français, et moi la première, ces derniers jours :
    restreints dans nos discussions, 
    limités dans nos enjeux quotidiens, 
    courts dans le traitement de nos priorités, 
    amoindris dans nos possibilités d’action, 
    pour certains bornés dans leurs postures, 
    diminués par nos propres organisations et donc, 
    réduits à ce qui nous était proposé, 
    assurément rapetissés aux yeux du reste du monde..
     
    Encore, il faudra nous rendre, demain, dans l’espace étroit et exigu de l’isoloir.
     
    Faisons-le pour reprendre enfin du recul, pour élargir, quoi qu’il en soit, nos perspectives et la vie qui va avec, mais surtout, pour prouver que le peuple chanceux et libre que nous sommes sait aussi sortir de la petitesse.

     

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  • Sur un air de David Bowie

    Pendant 9 ans, systématiquement, perdre ses moyens
    En un simple regard, oublier tout le reste,
    Ne pas savoir quitter des yeux, observer chaque geste
    Et se convaincre cependant que de possible, il n’en est rien.
     
    Ne jamais se défendre d’y revenir.
    Se présenter encore dès que possible, même y tenir
    De cet état aussi délicieux que secret,
    S’agacer autant qu’apprécier.
     
    En ignorer la raison, 
    Ne pas la chercher jusqu’à ce jour,
    Puis saisir enfin l’occasion
    Et, sur un bout de papier, faire court.
     
    Se trouver ridicule et déplacé, 
    Mais recevoir un signe intéressé.
    Alimenter des échanges amusés, 
    Et se réjouir d’un soupçon d’affinités.
     
    Se voir un RDV proposé ;
    Incrédule, ne surtout pas conjecturer.
    Puis découvrir avec effroi 
    Que de possible il n’y aura pas !
     
    Hurler, seul, trouver injuste cette déveine
    Regretter les années qui séparent ;
    Détester la vie et ses hasards ;
    Puis accepter sa peine.
     
    Espérer secrètement que l’autre sera plus léger,
    Qu’il est peut-etre envisageable, le temps d'un verre, de s’en accommoder.
    S’en vouloir ; comprendre que lui aussi aura renoncé, 
    Alors même qu'aucun mot n’aura été prononcé.
     
    Se jurer, cependant, de dire
    En se promettant d’en rire
    Et de remercier l’autre de la singularité
    D’émotions dont on ne saura probablement jamais complètement se détacher.

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  • Choisir une ligne de metro

    - Si on veut être à l'heure, il faut se donner RDV un peu plus tôt parce que la ligne 9, elle est un peu mollassonne.

    - (...) !

     

    A-I.P.

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  • 2016 - Rien ne vaut la vie

    Vous trouverez, ici en écoute, ma façon à moi de vous formuler des voeux pour cette nouvelle année. 

     
    podcast

     

    Belle année à vous !

     

     

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  • Le malheur de l'une fait la joie journalière d'une autre /ou/ Les chaussons de la solitude

    Dans le métro, saisir en une fraction de seconde, dans le regard d'une jeune fille charmante et par ailleurs, très joliment apprêtée, ce grand moment de solitude lorsqu'elle découvre devant vous, en regardant ses pieds, qu'elle est encore en chaussons.

    Cette seconde de désarrois complet, que l'on ne souhaite à personne, en appelle autant à ce que l'on est (ou pas), au jugement des autres et à la crainte qu'on en aurait, qu'à la journée qui va en découler.

    Vous savez ? Cet instant presqu'imperceptible, terriblement personnel, ce moment si furtif de prise de conscience d'une situation aux conséquences inévitables et que j'ai capté par hasard dans son regard.

    J'en ai pleuré de rire, toute aussi seule face à la situation qu'elle ne l'était de son coté, imaginant ce qui lui traversait l'esprit : elle est en fin de parcours, après déjà 1.00 de transports en commun. Elle est attendue ce matin pour une réunion au plus haut niveau avec ses patrons. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait porté la plus grande attention à sa mise en plis et en beauté, oubliant manifestement le reste. Sa destination est Porte de Vincennes, là où, même si elle pouvait s'en donner le temps, elle ne trouverait pas de magasin de chaussures. Il est 8.00 !

    Un moment d'intimité et de terrifiante fragilité, offert tout autant que capté involontairement. Son regard. Ses chaussons. Son malheur... qui feront la joie de ma journée !

    Merci mademoiselle ! Nous avons été quelques uns, avec qui j'ai partagé le sujet, à avoir ri en pensant à vous, au fur et à mesure de la journée, vous imaginant dans de multiples situations professionnelles, de chaussons toujours chaussée !

     

    Pour d'autres moments de solitude, cliquer ici !

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  • Question de santé

    Riez mieux,

    Riez plus,

    Cest bon pour les sinus !

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  • Trainer et ne plus résister

    Leur fallait-il de lalcool pour saccoutumer,

    Ou était-ce pour retarder la fatalité ?

    Le temps leur manquait alors quils lavaient repoussé.

    Leurs corps entremêlés, une évidence, une nécessité.

     

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  • Affligeante France

    Journée nationale de la ralerie en France

     

    Défiler pour se faire entendre, hurler, chanter dans la rue pour protester, dès que possible, et ce fameux dimanche 25 mai, rester chez soi, préférer bien manger, plutôt que de voter !    

    Que dire d’une France qui passe son temps à râler et se repait chaque soir de Master Chef, Top Chef ou autres divertissements télévisuels dédiés à la cuisine, de ces programmes qui l’interpellent sur la cruciale problématique de la préparation de la Béchamel, ou encore de ces autres émissions musicales au cours desquelles on vote -oui oui- pour éliminer celle/celui qui n’aura pas suffisamment -bien- poussé la voix,

    Et zappe lorsque lui sont proposés, toujours dans cette sacro-sainte TV, des débats qui l’interpellent sur les enjeux -certes moins appétissants- qui attendent ses générations futures, cette descendance qu’elle a elle-même choisi d’engendrer et qui -probablement- apprécierait de pouvoir ripailler et chanter sans contrainte ses multiples cultures encore longtemps ?

    La France, serait-elle un peuple de râleurs, qui vocifère -dans le sens latin du terme- mais n’est pas suffisamment  affamé pour porter ses voix jusqu’aux urnes ?

    Puisque la bise est désormais venue ... Voyons comment cette France qui chantait dansera maintenant !

    Et pourquoi pas au son du Vol Noir de Benjamin Biolay ?!!

     

     

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  • Question d'appréciation

     M. dL - Il faisait un peu 12 degrés !

    C. dlS - Un peu ??? Il faisait très très 12 degrés, tu veux dire !

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  • Voisinage synchronisé

    - Hum … Tu sais, c'est bien qu'on fasse du badminton ensemble, parce qu' à part le yoga, j’ai tenté de reprendre la course à pieds, mais j’ai mal aux genoux. Je suis contrainte d’abandonner au bout de 20 minutes. C’est la barbe ! Et ce n'est pas le voisinage synchronisé qui va me muscler !

    - Hein ? Le quoi synchronisé ??

    - Le voisinage. Le voisinage synchronisé. C’est un peu comme la natation. Sauf que c’est du voisinage.

    - interloqué- Ah ouais. Et ca consiste en quoi ?

    - Tu réalises des chorégraphies identiques ou opposées, mais simultanées, synchronisées, de manière hasardeuse, sans jamais le prévoir ou le vouloir.

    - Ah bon ! Et tu fais ça à la piscine ?

    - Non… on fait ca chez nous. Ou plutôt, chacun chez soi. Enfin, chacun de son coté.

    - -vraiment dubitatif- Mouais. J’comprends pas. Et le voisinage, c’est quoi ?

    - Eh bien, c’est le voisin.

    - Mathieu B-F ?????

    - Oui ! Enfin, ça pourrait entre un inconnu qui vit dans ton entourage, je veux dire, géographique. De préférence, dans ton champ de vision. Donc plutôt un vis-à-vis.

    - Pourquoi dans ton champ de vision ?

    - Pour les mouvements ! Il faut bien avoir une visibilité sur les mouvements, histoire de savoir s’ils sont synchrones !

    - de plus en plus perplexe- Mais les mouvements, vous les faites comment ?

    - En fait, chacun fait ses mouvements. Naturellement. Sans se concerter. Et c’est en fonction de ça que tu sais que tu pratiques ou non le voisinage synchronisé.

    - Hummmmmm... D’accord -dépassé par le sujet- Donc, tu pratiques le voisinage synchronisé avec M. B-F... Et alors, ca sert à quoi ?

    - A rien. Absolument à rien. C’est juste une activité. Yen a qui peignent, d’autres qui chantent ou qui classent des timbres chez eux. Moi j’fais la même chose que le voisin. Et lui fait la même chose que moi. On fait les mêmes choses. Ou leurs contraires. Sans le vouloir. Mais en des temps similaires. En parallèle.

    - Ca me fait penser à la chanson de Delerm, tu sais 'Parallèles'. Il chante «  Pas les mêmes, pas mélangés ; Pas loin et à coté quand même ; Nous vivons en parallèle, et la ville nous sépare un peu ».

    - Hum… Oui, sauf que nous ne sommes pas Amants ! 

    Il rit- Tu ne m'en avais jamais parlé... Et vous faites quoi de manière synchronisée ?

    - On se lève ou on se couche à des horaires similaires. Il baisse de mine, presqu'incrédule - Il rentre lorsque je sors. Je rentre lorsqu’il sort. Parfois nous rentrons ou sortons en même temps. Il sort de chez lui pour longer à pieds la place des V. Je m’y trouve au même moment pour y prendre le bus. On peut rester chez nous des journées durant ou prendre nos scooters aux mêmes moments.  Il se pose sur sa terrasse lorsque je suis assise sur les toits...

    Et puis, il m’est arrivé de le croiser chez le SushiMan, qui est plus loin dans notre rue. Si cela n’a rien de franchement étonnant, il est amusant de constater que nous avons des envies synchrones de japonais…

    Il y a eu cette amusante fois, aussi, dans le troquet situé au pied de chez nous, dans lequel pourtant ni lui ni moi n'allons normalement jamais. Flemmardise, facilité, et surtout très grand hasard, de s’y poser un soir vraiment tard, en même temps, de manière synchronisée. 

    Et puis il y a eu le soir où je l’ai retrouvé à l'Olympia, tu sais, au concert de Pierre Lapointe. "Mais quand les doutes arrivent, que la honte récidive, nos joies répétitives savent nous rassurer", chantait Lapointe ce soir là. C’est le fait de le retrouver là-bas qui a commencé à m’enquiquiner.

    - Pourquoi ?

    - C’est comme si cet homme faisait partie de ma vie sans que je n’aie rien demandé ; pas plus que lui, d’ailleurs. Non pas qu'il soit déplaisant. Des milliers de demoiselles en France l'adulent, même ! Mais cette sensation de contrainte, de figure imposée, pour lui comme pour moi, de cet inconnu qui le reste mais qui est toujours présent, qui vous renvoit aussi parfois à vous-même, a commencé à me fatiguer.

    Heureusement, c’est à ce moment là que nos rythmes ont commencé à changer et diverger. Comme si ce concert de Lapointe marquait la fin de notre exercice sportif, l’achèvement de notre partition. 
    Et puisque la musique est un des éléments que nous agréons respectivement, cette fois-ci sans contrainte, j’ai déposé dans sa boite à lettres, différents morceaux des musiques qui, de mon coté, ont accompagné notre chorégraphie. Une façon de clore avec amusement et surtout de ne plus être inconnue, pour briser cela.

    - Et comment ça a commencé, tout ça ?

    - Tu sais, c'est le seul réel vis-à-vis, depuis l'appartement comme depuis les toits. Alors, à constater des volets qui s'ouvrent ou se ferment, des lampes qui s'allument et s'éteignent, à une cadence qui non seulement est similaire mais surtout aussi atypique que la tienne, tu en viens vite à piger que tu as (ou non) en face de toi, ton partner de voisinage synchronisé !

    - Mouais ! Je vois. C’est pas banal ! T'aurais pu m'en parler plus tot... Quoi qu'il en soit, avec tout ça, t'as beau avoir partagé de la musique avec lui, tu n’en es pas plus musclée !!! 

    - (…) Ben (...) Non !!!

    - Plutôt que d'imaginer ton machin-truc synchro, tu aurais du lui proposer une partie de bad'. !!! Ce qui aurait été plus sympa. Il se parle à lui-même. D'autant qu'il a l'air sympa ! puis reprend En tous cas, vous auriez réellement pratiqué un sport et tu aurais eu un autre partner. Au moins, cela t'aurait servi à quelque chose !
    Il lève les yeux au ciel. Vous êtes curieuses, vous les femmes ! Allez viens, on va s’le faire, ce badminton ! Puis il a marmonné Mais puisqu'il déménage, j'espère que ce sera une femme qui va lui succéder !

    J’ai saisi mon sac de sport. P. & moi avons  disputé cette partie de badminton, et je n’ai plus jamais pratiqué le voisinage synchronisé avec mister M. 'Hey' B.-F. !

     

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