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Miscellanées

  • Claquer la porte

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    Une porte. Cette porte, vitrée, d’une banalité confondante. Une porte entre 2 espaces en tous points égaux, qui sépare 2 plateaux téléphoniques regroupant les mêmes compétences, d’une même équipe.

    Une porte qu’on vous demande de fermer après chacun de vos passages, soit 18 fois par jour, itérant, passage après passage, l’agaçant grincement de la poignée vieillie et le claquement du battant qui se ferme.

    Une porte qui ne coupe ni du bruit, ni des courants d’air, et encore moins de la vue, puisqu’elle est transparente. Mais qui est là et qui symbolise tout !

    Plus de convivialité, davantage de fluidité, moins de bruit... la faire sauter apparaît comme une évidence. Pour ainsi faire cesser l’usante question de la répétition, oublier la contrainte du geste et effacer l’esprit cloisonnant qu’elle représente. Cette porte.

    Je propose donc de la démonter. 1 minute à peine, en un tour de main. Le souci serait réglé, engendrant alors, de manière concrète, ce nouveau dynamisme que la direction souhaite impulser, et par nous, dirigeants, voir incarné.

    Mais mais mais … suis-je bête ?! Comment avoir pu oublier que nous étions en France ?? Ce fameux pays de la procédure administrative, du syndicalisme et du salarié protégé. Malheureuse ! Démonter une porte, ça ne se fait pas comme ça ! Ici, il faut passer par le CHSCT* . Evidemment ! (*pour ceux qui ignorent cet acronyme, je vous laisse aller le googler. Ca vous divertira !).

    Et passer par le CHSCT, cela signifie : Informer la direction. (on parle bien de supprimer une porte qui ennuie tout le monde !) Puis, par voie officielle, adresser une demande aux représentants du CHSCT. Attendre que ceux-ci en aient pris connaissance. Échanger pour fixer une date de réunion lors de laquelle le projet sera examiné, discuté. A l’issu, un accord, fruit d’une décision commune et finale, te permettra alors de prévoir la rédaction d’une information complète, mentionnant le processus de démontage de la porte, et sa diffusion générale et officielle (ce sujet des plus importants doit être su de tous!). Une fois la communauté informée, là et seulement là, tu pourras envisager le démontage de la porte. Cette porte vitrée. 

    Mais attention, hors de question d’y procéder avec l’aide de salariés : démonter une porte, qui plus est en verre, ne fait pas partie de la définition de leurs postes et encore moins de leurs missions. Non non !  Cela peut même représenter un risque physique majeur que l’entreprise ne saurait imposer !

    Engager un prestataire ????!!! Voilà une procédure sensée !

    Appeler un prestataire, (d’ailleurs : vers quel type d’entrepreneur faudrait-il se tourner ? « Démonteur de portes » ça existe ??) Lui exposer le problème. Négocier son tarif (parce qu’il en aurait assurément pour davantage de transport que de temps passé sur place). Convenir d’un RDV. Retenir ce créneau dans ton agenda. Prévenir les salariés du passage d’un prestataire et du potentiel bruit occasionné. Attendre la date de RDV (n’oubliez pas que depuis le début de l’histoire, on a passé du temps d’échanges, de réunions de validation et d’information !!)

    Le jour J, regarder le gars débarquer dans les bureaux et, en exactement 2 coups de mains et à peine 30 secondes, (c’est forcément un gaillard !) soulever la porte et la déposer à vos cotés. Le remercier, lui serrer la main. Le raccompagner à la porte (celle de l'entrée, cette fois ci!). Remonter dans votre bureau. Regarder la porte ainsi finalement démontée, cette porte en verre, et se dire : "ouais quand même !" 

    Non ! Tout cela dépasse mes capacités de discipline. Et à défaut de penser à respecter des procédures, c'est au sens de l’humanité auquel je pense, là présentement !!!

    Au moment où je vous écris, la porte, cette porte, est toujours en place puisque de démarche pour la démonter, personne n'a le courage de lancer (évidemment) !

    Alors, comme le job d’un dirigeant, c'est d'anticiper et d’avancer, il n’est pas improbable que j’avance plus rapidement que prévu ! Vous savez parfois, un geste malheureux parce que trop rapide … ce jour là, je passerai la porte avec dynamisme (ça n'étonnera personne, me concernant), et son battant, trop vivement claqué dans mon élan, la brisera. Oh ! Zut alors !!! On se dépêchera d'évacuer ce qui en restera et conclura à un geste maladroit. 3 minutes plus tard, personne n’en reparlera. 

    Je ferai cela en pensant à tous ceux, sur cette terre, qui crèvent de problèmes bien plus cruciaux, dans des endroits qui n’ont même pas de portes, et qui rêvent (oui oui!) de venir travailler en France ! 

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  • Prendre du recul et sortir de la petitesse - Elections présidentielles 2017

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    Il est franchement temps de prendre du recul et d’élargir le champ des possibles.
     
    Il m’apparaît ce matin que ces élections nous aurons rendus petits, nous français, et moi la première, ces derniers jours :
    restreints dans nos discussions, 
    limités dans nos enjeux quotidiens, 
    courts dans le traitement de nos priorités, 
    amoindris dans nos possibilités d’action, 
    pour certains bornés dans leurs postures, 
    diminués par nos propres organisations et donc, 
    réduits à ce qui nous était proposé, 
    assurément rapetissés aux yeux du reste du monde..
     
    Encore, il faudra nous rendre, demain, dans l’espace étroit et exigu de l’isoloir.
     
    Faisons-le pour reprendre enfin du recul, pour élargir, quoi qu’il en soit, nos perspectives et la vie qui va avec, mais surtout, pour prouver que le peuple chanceux et libre que nous sommes sait aussi sortir de la petitesse.

     

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  • Sur un air de David Bowie

    Pendant 9 ans, systématiquement, perdre ses moyens
    En un simple regard, oublier tout le reste,
    Ne pas savoir quitter des yeux, observer chaque geste
    Et se convaincre cependant que de possible, il n’en est rien.
     
    Ne jamais se défendre d’y revenir.
    Se présenter encore dès que possible, même y tenir
    De cet état aussi délicieux que secret,
    S’agacer autant qu’apprécier.
     
    En ignorer la raison, 
    Ne pas la chercher jusqu’à ce jour,
    Puis saisir enfin l’occasion
    Et, sur un bout de papier, faire court.
     
    Se trouver ridicule et déplacé, 
    Mais recevoir un signe intéressé.
    Alimenter des échanges amusés, 
    Et se réjouir d’un soupçon d’affinités.
     
    Se voir un RDV proposé ;
    Incrédule, ne surtout pas conjecturer.
    Puis découvrir avec effroi 
    Que de possible il n’y aura pas !
     
    Hurler, seul, trouver injuste cette déveine
    Regretter les années qui séparent ;
    Détester la vie et ses hasards ;
    Puis accepter sa peine.
     
    Espérer secrètement que l’autre sera plus léger,
    Qu’il est peut-etre envisageable, le temps d'un verre, de s’en accommoder.
    S’en vouloir ; comprendre que lui aussi aura renoncé, 
    Alors même qu'aucun mot n’aura été prononcé.
     
    Se jurer, cependant, de dire
    En se promettant d’en rire
    Et de remercier l’autre de la singularité
    D’émotions dont on ne saura probablement jamais complètement se détacher.

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  • Choisir une ligne de metro

    - Si on veut être à l'heure, il faut se donner RDV un peu plus tôt parce que la ligne 9, elle est un peu mollassonne.

    - (...) !

     

    A-I.P.

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  • 2016 - Rien ne vaut la vie

    Vous trouverez, ici en écoute, ma façon à moi de vous formuler des voeux pour cette nouvelle année. 

     
    podcast

     

    Belle année à vous !

     

     

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  • Le malheur de l'une fait la joie journalière d'une autre /ou/ Les chaussons de la solitude

    Dans le métro, saisir en une fraction de seconde, dans le regard d'une jeune fille charmante et par ailleurs, très joliment apprêtée, ce grand moment de solitude lorsqu'elle découvre devant vous, en regardant ses pieds, qu'elle est encore en chaussons.

    Cette seconde de désarrois complet, que l'on ne souhaite à personne, en appelle autant à ce que l'on est (ou pas), au jugement des autres et à la crainte qu'on en aurait, qu'à la journée qui va en découler.

    Vous savez ? Cet instant presqu'imperceptible, terriblement personnel, ce moment si furtif de prise de conscience d'une situation aux conséquences inévitables et que j'ai capté par hasard dans son regard.

    J'en ai pleuré de rire, toute aussi seule face à la situation qu'elle ne l'était de son coté, imaginant ce qui lui traversait l'esprit : elle est en fin de parcours, après déjà 1.00 de transports en commun. Elle est attendue ce matin pour une réunion au plus haut niveau avec ses patrons. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait porté la plus grande attention à sa mise en plis et en beauté, oubliant manifestement le reste. Sa destination est Porte de Vincennes, là où, même si elle pouvait s'en donner le temps, elle ne trouverait pas de magasin de chaussures. Il est 8.00 !

    Un moment d'intimité et de terrifiante fragilité, offert tout autant que capté involontairement. Son regard. Ses chaussons. Son malheur... qui feront la joie de ma journée !

    Merci mademoiselle ! Nous avons été quelques uns, avec qui j'ai partagé le sujet, à avoir ri en pensant à vous, au fur et à mesure de la journée, vous imaginant dans de multiples situations professionnelles, de chaussons toujours chaussée !

     

    Pour d'autres moments de solitude, cliquer ici !

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  • Question de santé

    Riez mieux,

    Riez plus,

    Cest bon pour les sinus !

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  • Trainer et ne plus résister

    Leur fallait-il de lalcool pour saccoutumer,

    Ou était-ce pour retarder la fatalité ?

    Le temps leur manquait alors quils lavaient repoussé.

    Leurs corps entremêlés, une évidence, une nécessité.

     

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  • Affligeante France

    Journée nationale de la ralerie en France

     

    Défiler pour se faire entendre, hurler, chanter dans la rue pour protester, dès que possible, et ce fameux dimanche 25 mai, rester chez soi, préférer bien manger, plutôt que de voter !    

    Que dire d’une France qui passe son temps à râler et se repait chaque soir de Master Chef, Top Chef ou autres divertissements télévisuels dédiés à la cuisine, de ces programmes qui l’interpellent sur la cruciale problématique de la préparation de la Béchamel, ou encore de ces autres émissions musicales au cours desquelles on vote -oui oui- pour éliminer celle/celui qui n’aura pas suffisamment -bien- poussé la voix,

    Et zappe lorsque lui sont proposés, toujours dans cette sacro-sainte TV, des débats qui l’interpellent sur les enjeux -certes moins appétissants- qui attendent ses générations futures, cette descendance qu’elle a elle-même choisi d’engendrer et qui -probablement- apprécierait de pouvoir ripailler et chanter sans contrainte ses multiples cultures encore longtemps ?

    La France, serait-elle un peuple de râleurs, qui vocifère -dans le sens latin du terme- mais n’est pas suffisamment  affamé pour porter ses voix jusqu’aux urnes ?

    Puisque la bise est désormais venue ... Voyons comment cette France qui chantait dansera maintenant !

    Et pourquoi pas au son du Vol Noir de Benjamin Biolay ?!!

     

     

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  • Question d'appréciation

     M. dL - Il faisait un peu 12 degrés !

    C. dlS - Un peu ??? Il faisait très très 12 degrés, tu veux dire !

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  • Voisinage synchronisé

    - Hum … Tu sais, c'est bien qu'on fasse du badminton ensemble, parce qu' à part le yoga, j’ai tenté de reprendre la course à pieds, mais j’ai mal aux genoux. Je suis contrainte d’abandonner au bout de 20 minutes. C’est la barbe ! Et ce n'est pas le voisinage synchronisé qui va me muscler !

    - Hein ? Le quoi synchronisé ??

    - Le voisinage. Le voisinage synchronisé. C’est un peu comme la natation. Sauf que c’est du voisinage.

    - interloqué- Ah ouais. Et ca consiste en quoi ?

    - Tu réalises des chorégraphies identiques ou opposées, mais simultanées, synchronisées, de manière hasardeuse, sans jamais le prévoir ou le vouloir.

    - Ah bon ! Et tu fais ça à la piscine ?

    - Non… on fait ca chez nous. Ou plutôt, chacun chez soi. Enfin, chacun de son coté.

    - -vraiment dubitatif- Mouais. J’comprends pas. Et le voisinage, c’est quoi ?

    - Eh bien, c’est le voisin.

    - M.B-F ?????

    - Oui ! Enfin, ça pourrait entre un inconnu qui vit dans ton entourage, je veux dire, géographique. De préférence, dans ton champ de vision. Donc plutôt un vis-à-vis.

    - Pourquoi dans ton champ de vision ?

    - Pour les mouvements ! Il faut bien avoir une visibilité sur les mouvements, histoire de savoir s’ils sont synchrones !

    - de plus en plus perplexe- Mais les mouvements, vous les faites comment ?

    - En fait, chacun fait ses mouvements. Naturellement. Sans se concerter. Et c’est en fonction de ça que tu sais que tu pratiques ou non le voisinage synchronisé.

    - Hummmmmm... D’accord -dépassé par le sujet- Donc, tu pratiques le voisinage synchronisé avec M. B-F... Et alors, ca sert à quoi ?

    - A rien. Absolument à rien. C’est juste une activité. Yen a qui peignent, d’autres qui chantent ou qui classent des timbres chez eux. Moi j’fais la même chose que le voisin. Et lui fait la même chose que moi. On fait les mêmes choses. Ou leurs contraires. Sans le vouloir. Mais en des temps similaires. En parallèle.

    - Ca me fait penser à la chanson de Delerm, tu sais 'Parallèles'. Il chante «  Pas les mêmes, pas mélangés ; Pas loin et à coté quand même ; Nous vivons en parallèle, et la ville nous sépare un peu ».

    - Hum… Oui, sauf que nous ne sommes pas Amants ! 

    Il rit- Tu ne m'en avais jamais parlé... Et vous faites quoi de manière synchronisée ?

    - On se lève ou on se couche à des horaires similaires. Il baisse de mine, presqu'incrédule - Il rentre lorsque je sors. Je rentre lorsqu’il sort. Parfois nous rentrons ou sortons en même temps. Il sort de chez lui pour longer à pieds la place des V. Je m’y trouve au même moment pour y prendre le bus. On peut rester chez nous des journées durant ou prendre nos scooters aux mêmes moments.  Il se pose sur sa terrasse lorsque je suis assise sur les toits...

    Et puis, il m’est arrivé de le croiser chez le SushiMan, qui est plus loin dans notre rue. Si cela n’a rien de franchement étonnant, il est amusant de constater que nous avons des envies synchrones de japonais…

    Il y a eu cette amusante fois, aussi, dans le troquet situé au pied de chez nous, dans lequel pourtant ni lui ni moi n'allons normalement jamais. Flemmardise, facilité, et surtout très grand hasard, de s’y poser un soir vraiment tard, en même temps, de manière synchronisée. 

    Et puis il y a eu le soir où je l’ai retrouvé à l'Olympia, tu sais, au concert de Pierre Lapointe. "Mais quand les doutes arrivent, que la honte récidive, nos joies répétitives savent nous rassurer", chantait Lapointe ce soir là. C’est le fait de le retrouver là-bas qui a commencé à m’enquiquiner.

    - Pourquoi ?

    - C’est comme si cet homme faisait partie de ma vie sans que je n’aie rien demandé ; pas plus que lui, d’ailleurs. Non pas qu'il soit déplaisant. Des milliers de demoiselles en France l'adulent, même ! Mais cette sensation de contrainte, de figure imposée, pour lui comme pour moi, de cet inconnu qui le reste mais qui est toujours présent, qui vous renvoit aussi parfois à vous-même, a commencé à me fatiguer.

    Heureusement, c’est à ce moment là que nos rythmes ont commencé à changer et diverger. Comme si ce concert de Lapointe marquait la fin de notre exercice sportif, l’achèvement de notre partition. 
    Et puisque la musique est un des éléments que nous agréons respectivement, cette fois-ci sans contrainte, j’ai déposé dans sa boite à lettres, différents morceaux des musiques qui, de mon coté, ont accompagné notre chorégraphie. Une façon de clore avec amusement et surtout de ne plus être inconnue, pour briser cela.

    - Et comment ça a commencé, tout ça ?

    - Tu sais, c'est le seul réel vis-à-vis, depuis l'appartement comme depuis les toits. Alors, à constater des volets qui s'ouvrent ou se ferment, des lampes qui s'allument et s'éteignent, à une cadence qui non seulement est similaire mais surtout aussi atypique que la tienne, tu en viens vite à piger que tu as (ou non) en face de toi, ton partner de voisinage synchronisé !

    - Mouais ! Je vois. C’est pas banal ! T'aurais pu m'en parler plus tot... Quoi qu'il en soit, avec tout ça, t'as beau avoir partagé de la musique avec lui, tu n’en es pas plus musclée !!! 

    - (…) Ben (...) Non !!!

    - Plutôt que d'imaginer ton machin-truc synchro, tu aurais du lui proposer une partie de bad'. !!! Ce qui aurait été plus sympa. Il se parle à lui-même. D'autant qu'il a l'air sympa ! puis reprend En tous cas, vous auriez réellement pratiqué un sport et tu aurais eu un autre partner. Au moins, cela t'aurait servi à quelque chose !
    Il lève les yeux au ciel. Vous êtes curieuses, vous les femmes ! Allez viens, on va s’le faire, ce badminton ! Puis il a marmonné Mais puisqu'il déménage, j'espère que ce sera une femme qui va lui succéder !

    J’ai saisi mon sac de sport. P. & moi avons  disputé cette partie de badminton, et je n’ai plus jamais pratiqué le voisinage synchronisé avec mister M. 'Hey' B.-F. !

     

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  • Being Simone

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    Ou encore ... Simone Hérault, dont je vous avais déjà parlé ici il y a quelques temps !

     

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  • 2014 HNY

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  • Rigolade administrative

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    Je dois vous dire que ça rigole vachement, au Centre des Impôts du 3eme arrondissement.

    Oui oui.

    La dame en marron, située derrière, a cafouillé ! Pfff...

    Pour informer ses collègues qu'elle allait utiliser l'imprimante, elle a annoncé à haute voix qu'elle "envoyait" un accusé de réception alors qu'en fait, elle voulait dire qu'elle "imprimait" un accusé de réception.

    Qu'est ce que ça les a fait marrer !! Rhhoo ... Ils étaient hilares.

    Je n'ai pas résisté à figer ce moment de bonne humeur administrative.

    On conclura alors qu'il n'est, parfois, pas vain de patienter des heures, un ticket numéroté à la main, si c'est pour vivre ces petits moments là.

    De joyeux drills, nos fonctionnaires !!

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  • Amitiés aériennes... ou comment la correction automatique des mots sur Iphone peut donner de nouveaux atours à nos amis...

     

    Conversation sms entre copines :

    F – Ben on va faire ça et ça. T’en penses quoi ?

    C – Oui, chouette ! J’en pense que ce sera esprit « toujours en vacances » et c’est vachement bien. Tu sais combien de personnes viennent ?

    F – Oui ! 60 pets

    … puis plus rien ... 

    Evidemment, quand vous êtes dans le train qui relit Paris à Amiens, ce qui était mon cas, les ondes téléphoniques ne sont pas toujours performantes. Et notre échange s'est arrêté ici pour un temps, puis ...

    F – Personnes. Pas pets. Mes amis ne sont pas des prouts tout de même.

    Le train entrait en pleine campagne. Je ne pouvais même plus lui répondre..

    Réflexion faite - faut dire que j’étais assise à coté de deux cinquantenaires callipyges (comme la Picardie en compte de nombreuses) qui piaillaient tellement fort que plonger dans un bouquin était chose impossible - Réflexion faite, donc,  je me suis dit qu’on a tous des amis qui filent comme l’air, d’autres qui sont très discrets, d’autres qui sentent (bon ou mauvais d’ailleurs)

    On a tous des amis qui ne gênent pas et d’autres qui plongent parfois dans l’embarras. Certains sont gras et d’autres s’expriment avec humour.

    Il y en a même que l'on ne connait finalement que très tardivement, àprès avoir longtemps vécu ensemble, qui se dévoilent parce qu'enfin ils se trouvent en confiance.

    Alors, si si...  je crois que nos amis pourraient être des pets !!

    Mieux encore, il y a des amis que l’on pourrait parfois qualifier de prouts, pour ceux qui font beaucoup de bruit, ceux qui t'infligent un vent en public, ceux qui s'imposent à vous ou arrivent à un moment où vous ne les attendiez pas, ou encore ceux qui font preuve d’inélégance.

    Sans oublier ceux qui sont prout-prout ! J’en sais quelque chose : moi-même je suis un peu prout-prout parfois, surtout dans les soirées pince-fesses !

    Nous arrivions à Longueau - vous savez, à cet endroit où le train, stationnant dans une courbe, penche au point de vous coller à votre voisin de banquette - le réseau téléphonique reprenait...

    C - Si, ma Fannette, je crois que nos amis, les tiens, peuvent être des pets et des prouts! Et je suis fière d'en faire partie !

    Arrivée à Amiens, j’en ai conclu que, quoi qu'il en soit, ce sera une soirée lors de laquelle on se sentira bien !!!!

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  • Yoga Bikram ??

     

    Aah ... Bi-Kram !!!

    Je croyais que tu me parlais de Yoga du Tram.

    Tu sais, vous les parisiens, vous inventez toujours des nouveaux concepts. J’imaginais une forme de yoga à pratiquer dans le métro/tram, pour les gens pressés…

     

    Nicolas J.

    Toutefois, il y avait de l'idée !!!

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  • Revoir des lucioles

    Alors, ya celles qui vous disent que cela a été très difficile, ceux qui vous envoient du courage pour cette étape, ceux qui attendent la fiesta que vous allez organiser et celles qui vous disent qu'elles ne se sont jamais senties aussi jeunes.

    40 ans, si j'écoute les autres, ça devrait me faire qqe chose, me réjouir ou m'affecter. Me chambouler, m'émouvoir, me faire plaisir ou bien pleurer.

    Mais je ne ressens rien, absolument rien qui ne change de l'habitude !

    J’aime tremper des tartines de camembert dans le café, faire la sieste, écrire au stylo plume, et chanter « qu’on me donne l’envie » quand je suis pompette,

    J’aime les rillettes, les paupiettes et les omelettes, regarder la lune, me brosser les dents sous la douche et m’endormir au cinéma,

    J’aime les fleurs de pavots, observer mes poils pousser, le papier toilettes (qui est probablement l’outil multifonctions le plus pratique au monde) et enfoncer mes doigts dans le sable,

    J’aime le bruit de la salade craquante dont on effeuille le coeur, celui du parquet qui grince dans les châteaux, d’un ventre en train de digérer, le bruit étouffé du vent dans les pins,  de la neige qui croustille sous les pieds, d’un rossignol en été ou le cri du monsieur qui annonce « pain-pain » à Phnom Penh..

    J’aime observer les vieilles personnes, faire des bêtises avec les enfants, nos discussions familiales qui n’ont pas leur pareille, et passer des WE seule, toute seule, 

    J'aime chuchotter à l'oreille de qq'un, les baisers dans le cou et l'odeur de la pluie sur la terre chaude,

    J’aime me faire l’avocat du diable, pousser les autres dans leurs retranchements et regarder le curling à la télé,

    J'aime les films de Terry Gilliam, l'eau qui coule sur la peau et l'odeur des livres,

    J’aime les lits faits avec des draps en lin réches & lourds de nos grands-mères, les histoires de Pierre Bellemare et retirer les viscères chaudes d’un gibier,

    J'aime avoir légérement froid, faire du papier maché et prononcer un mot tellement de fois qu'il en devient étrange, 

    J'aime les sketches de Raymond Devos, fouiller dans le grenier, regarder les gens se faire couper les cheveux,

    J'aime les frissons qui me courent dans le dos quand je mange une feuille d'oseille fraiche, perdre mes moyens quand je suis amoureuse et décoller en avion,

    J'aime la couleur verte, les tableaux de Schiele, les sculptures de Giacometti et la pomme d'Adam de Melvil Poupaud

    J'aime avoir la peau frippée après être trop longtemps restée dans un bain, les fougères et les yeux malicieux de mon grand père,

    J'aime faire la grasse matinée en été, honorer un pari et arriver au bureau tardivement avec les mêmes vêtements que la veille (!)

    J’aime la voix de Billie, danser le funk avec des robots, et la musique gypsie

    J'aime, j'aime, j'aime (...) ainsi que le chantait Julien Clerc (que je n'aime pas spécialement, d'ailleurs !)

    et passer 40 ans n'y pourra rien changer !

    La seule chose que j’espère réellement dans ma vie, est de voir, une fois encore, des lucioles un soir d'été.

    Mais il me semble que ce ne soit pas gagné !!

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  • Changements météorologiques à portée d'oreille...

    Ca y est...  c'est le printemps !!!!

     

    Moineaux / Hotel de Sully - Samedi après-midi


    podcast

     

    Grive / Place des Vosges - Samedi tombée de la nuit


    podcast

    Ca sent le soleil tout ça... hé bien non !!! Vous commenciez à l'oublier ? La (re)voilà :


    Pluie sur toits - Lundi soir


    podcast

     

    Un temps à ne pas bosser et rester chez soi .... :-)

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  • Ski noises

    La neige qui croustille sous les pieds, les perches qui passent les pilones, et quelques skis qui glissent silencieusement ...


    podcast

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  • Ultra Moderne Solitude

    Voilà une scène de vie courante ... le troquet dans lequel nous allons régulièrement déjeuner avec Patrick. Un endroit plutôt convivial parce qu'Alain et Denise s'y engueulent chaque jour avec amour pour vous servir au mieux et dans lequel on retrouve inlassablement les mêmes têtes.

    On y découvre ci-dessous 2 hommes, 2 femmes, chacun seul à sa table, n'affichant aucune réelle gaité et surtout, un regard obstinément fixé ailleurs, devant soi, pour ne surtout pas regarder ses voisins.

    Cela m'interpelle, m'attriste et en dit long sur notre société... N'est-ce pas dommage à défaut d'être triste ??? 

    A chaque fois que cette scène se produit, il me vient l'envie de pousser le destin et de mettre en place une sorte de "facebook du troquet" en réel et en live :
    Les présenter, les uns aux autres, les inviter à partager leurs tables entre eux, à créer un lien ... simplement pour faire passer ce quotidien que l'on subit tous et qui, ainsi vécu, pourrait être bien plus léger, et assurément plus appréciable ! 

     

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  • Petits moments de solitude ou comment être soi-même sans l’être du tout !!!!

    Il y a la solitude vestimentaire du nouveau venu. Celui qui, pour son premier jour dans l’entreprise, choisit de revêtir une veste croisée sur un pantalon plissé alors que les couloirs regorgent de salariés en sweaters et en débardeurs. Cette solitude furtive, à la minute où il atteint le bout du couloir, lorsqu’il comprend que la journée va être trèèès longue.

    Il y a la solitude du client qui tente d’insérer son propre manteau dans un placard déjà rempli à craquer et qui fait tomber tous les autres après avoir pourtant pris plus de 5 minutes de précaution.

    Il y a la solitude de celle qui, après avoir redoublé de créativité amoureuse, appuie sur la touche « envoyer » de son téléphone alors que le numéro affiché est celui de son patron plutôt que celui de son homme qui lui aussi s’appelle Henri.

    La solitude de celui qui, après s’être fâché avec la personne qui a pris sa place réservée, s’assoit avec soulagement, s’abandonne quelques secondes et voit son adrénaline monter en flèche lorsque, train en marche, le contrôleur annonce Dunkerque pour destination et que la prochaine gare n’est autre que celle de Ablincourt-Pressoir, alors qu’il est attendu dans 20 minutes  à Creil !

    Il y a la solitude de celui qui a décidé de s’impliquer en faisant tourner une machine, lorsqu’au moment d’en retirer le linge, celui-ci se trouve teinté de la plus moche des couleurs marron et qu’au milieu, il y a la petite robe préférée de sa femme, celle-là même – crème à l’origine- qu’elle comptait mettre a l’incontournable soirée du Président ce soir.

    La solitude de celle qui  avec un coup de ciseau un peu trop dynamique, coupe le tissu de la chemise Maison Margiella qu’elle vient de s’offrir et dont elle voulait simplement ôter l’étiquette gênante.

    La solitude de celle qui sort des toilettes après s’être rhabillée hâtivement et découvre, une fois avoir traversé le restaurant pour regagner sa place, que sa jupe est coincée dans le haut de son collant, laissant à  la vue de tous l’intégralité de son postérieur !

    Il y a solitude de celui qui prend son temps pour trier un par un ses pots de yaourts et autres papiers gras recyclables de ceux qui ne le sont pas, en les jetant dans un container hyper profond et qui, en refermant le couvercle, découvre qu’il s’agit du bac a verre !

    Il y a la solitude de celle qui s'apprête et se maquille pour un premier rdv galant, arrive en avance, se pose à une table en terrasse, en profite pour se caler sous son meilleur profil et, avant que le rdv n'arrive, reçoit la fiante d'un pigeon -probablement malade ou obèse, si on en juge le résultat- qui la couvre de cap en pied.

    Aviez-vous remarqué que c'est dans ces très courts moments que l'on revêt simultanément deux pans de notre personnalité ? Celui que l'on est et celui que l'on n'est pas (enfin normalement) parce qu'on s'évertue à le cacher ou à le vivre le moins possible. 

    C'est en passant une soirée à jeter un oeil au dessus de l'épaule d'un ange que j'ai découvert cela et l'idée même d'observer l'humanité sous cet angle m'amuse par avance !!!

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