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Miscellanées

  • La vie qui trouble

     
    Parfois la vie vient troubler nos petites vies,
    et s’imposer là où nul ne l’aurait souhaité.
    Cette vie qui se fait chienne lorsqu’elle sépare,
    est aussi magicienne parce qu’elle réunit.
    Nous étions troublés ce jour là,
    et très troubles, le soir, aussi ;
    mais ensemble. Une évidence.
    Simplement amis.
     
     

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  • Considérations sur la moquette d'un escalier

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    Les montées quatre à quatre du jeune homme du 5eme,
    les lentes descentes au rythme des 90 ans de madame Lelongbec,
    les talons aiguilles et les chaussures de sport,
    ce jeune couple qui s’était arrêté alors que la lumière s’était éteinte pour s’embrasser tendrement,
    les disques, slips & pantalons que la voisine du 2eme avait jetés de rage contre son mari volage,
    les copains de Tom, le fils du 4eme, qui s’assoient régulièrement sur les marches pour écouter de la musique et palabrer,
    les kiwis qui avaient dévalé tout l’escalier depuis le 6eme lorsque le sac de commissions de Julie s’était déchiré,
    la boue ramenée sur les bottes d’Armand, le papa chasseur du 8eme,
    la valise de Nina tellement lourde qu’un souffle puissant accompagnait à chaque marche passée,
    la fuite d’eau de l’appartement du 3eme qui avait dégouliné jusqu’au rez-de-chaussée,
    la crotte de Youki, le chienchien de madame Lelongbec qui n’avait pas trouvé la patience d’attendre davantage sa maitresse,
    Priscilda, qui se pose pour jouer avec ses poupées les jours de pluie lors desquels elle ne peut pas sortir du 20 m2 de son père
    et Jacques qui lui aussi s’assoit, passant ses jambes de part et d’autres du barreau de la rampe, pendant ainsi dans le vide de la cage et observant les allers-venues,
    mais surtout Prosper, le concierge, qui semaine après semaine aspire et entretient, avec discrétion et souci du travail bien fait, cette moquette jusqu’a temps qu’elle n’en puisse plus …

    Et nous y voilà … cette moquette a fait son temps au rythme de celui des autres !

    Peut-etre aurez-vous remarqué que de plus en plus de moquettes d’escaliers parisiens sont de même facture, souvent épaisse, présentant un dessin noir, vert foncé et rouge. Et pourtant, au motif qu’elle présente, personne ne prête attention (je vous mets au défi de me répondre avec spontanéité sur ce sujet)
    Une moquette que des enfants bengalis ou birmans auront probablement manufacturée..

    Celle-ci, sur laquelle je m’arrête, a le mérite d’être verte et, je dois l’avouer, d’être assez à mon goùt. Elle a le mérite de rappeler à mon souvenir, ces amis dans l’immeuble desquels elle se trouve, chez qui je passe toujours d’heureux moments. Et de manière plus générale, tout ces moments que je passe dans des cages d’escaliers.

    C’est en l’observant ici, érodée, rongée, râpée, vieillie, laissant d'ailleurs paraitre la précédente qu'elle recouvre (et dont il aurait alors tout autant à raconter !!), de fait, attrayante à mes yeux, que j’espère simplement ne pas la voir remplacée par le modèle classique et sans personnalité, ci-dessus évoqué.

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  • Retomber en enfance, entre cousins...

    S'inscrire à l'avance,
    Discuter d'une stratégie,
    Finir de déjeuner,
    Préparer le matériel,
    Se dépêcher pour arriver à l'heure sur la plage,
    Arriver en retard (oui mais forcément, ya toujours untel qui traine),
    Répartir les rôles et outillages,
    Déployer une énergie folle, creuser, tasser, couvrir d'algues, de coquillages,
    Avoir les doigts gondolés par l'eau salée,
    Re-couvrir d'algues, re-tasser, re-re-couvrir, re-re-tasser,
    Finalement ne pas suivre la stratégie du tout,
    Changer les rôles,
    Creuser des digues et des remparts,
    Compter sur les plus petits pour tricher un peu,
    Poser enfin pelles et drapeaux,
    On va le gagner ce concours de châteaux de sable !!!
    Constamment vérifier la situation des autres,
    Se réjouir d'en voir s'écrouler bien plus tot...
    Comme toutes les équipes devant leur oeuvre, les pieds désormais dans l’eau, hurler à chaque vague qui détruit un peu plus..
    Perdre !
    Aller voir l'organisateur pour remettre en cause son règlement,
    Palabrer sur ce qui aurait du être fait et ne surtout pas l'être,
    Finalement, manger des casses-croutes, le nez au vent.

    vacances , château, sable, plage

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  • Se poser sur un banc, aux cotés de Vinciane

    Sans titre

     

    Il était tôt et pourtant il faisait chaud. En approchant de ce banc, je l'avais regardée. Elle avait les yeux mi-clos, entre le sommeil et l'introspection. Un air serein qui avait retenu mon attention.
    Sa posture m'inspirait la quiétude, la sagesse, le détachement, un peu de solitude, aussi, et à ce moment précis, tout cela m'avait émue.

    C'est étrange ce rayonnement que les personnes agées ont sur moi.

    Ce léger rictus que je décidais d'interpréter comme un sourire de bien-etre avait achevé de me décider à m'asseoir. Alors que je ne m'assois jamais, ou quasiment, sur un banc seule, j'avais cette curieuse envie de me trouver aux cotés de cette inconnue et de ce qu'elle représentait. Comme si partager son banc allait me conférer son bien-etre et sa tranquillité.

    Chacune à une extrémité. Je n'ai rien dit. Dans les premiers temps, ne l'ai meme pas regardée. Mon esprit se posait, tranquilement et, mes sens en éveil, j'appréciais.
    Il n'y avait personne dans la rue. Simplement nous deux. Sur ce banc.
    Chacune le nez au vent, profitant de la situation, de cet air d'été qui fait oublier un instant le quotidien et les contrariétés.

    Elle a probablement du comprendre que ma posture n'était pas si naturelle. Et c'est elle qui, au bout de quelques longues minutes, a entamé notre conversation. Sa voix etait d'une douceur aussi apaisante que son attitude.
    Nous avons palabré à propos du quartier qui a bien changé. Des touristes qui l'envahissent sans respect. De cette chaleur qu'elle a du mal a supporter. De ses enfants qui vont venir la chercher pour quelques semaines de vacances ...

    De moi, je n'ai rien dit ; elle ne m'a pas questionnée. Je ne faisais qu'observer ses jolies rides, ses yeux malicieux, cette facon de scander si calmement les mots et l'élégance de sa tenue. 

    Je lui ai beaucoup souri et n'ai fait que profiter ... Mon dieu que cela est bon de se laisser aller.

    Discrètement, j'ai pris en photo ses mains, ses jambes. Simplement pour le souvenir du moment...

    Et, plus pressée que moi, sans doute, c'est elle qui s'est levée. Elle devait poursuivre son chemin, "ralentie par cette canne" avait-elle précisé, et me saluait.

    Avant de nous quitter, j'osais lui demander son prénom : Vinciane.

    De retour chez moi, je me rendais compte que je ne l'avais pas remerciée pour ce moment hors du temps qu'elle m'avait offert et que j'avais délibérément recherché, elle que je ne reverrais jamais.

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  • Sans Édouard, j’arrive tard !

    Voici ce que je compte dire à mon équipe pour la préparer à me voir désormais arriver plus tard qu’à l’accoutumée.


    Il faut dire que c’était cette voix, celle d’Édouard, qui, matin après matin, portée par les notes de Bilitis ou de Barry Lindon, avait le remarquable mérite de motiver mon extraction, souvent difficile, d’un lit qui ne cessait de me retenir, et garantissait, en tous cas, à mon boulot mon arrivée.

    De sa finesse du verbe, de sa capacité à rendre légères ces petites lourdeurs du quotidien, de cet humour relationnel qu’il est un des rares à savoir prodiguer, de cette voix parfois trop « matinale » mais assurément sensuelle, de ces fous rires qui mettent en jambe et en sourire toute une journée... il n’y aura plus.

    Fini les « touloutoupai » de Tito El Frances, les jeux superbement absurdes de Rollin, les insolites revues de presse des Marie/s Misset et Bonnisseau, les jouissifs debriefs télévisuels de Kelif, les rencontres improbables de Souvant ou la fouchtringitude poétique de Mistral.
    Monsieur Baer et son équipe s’éclipsent. Fin des festivités !

    Cher Edouard Baer, Vous partez ici bien trop tôt, beaucoup trop vite, sans finalement nous y avoir préparés, mais assurément avec le brio et l’élégance que l’on vous connait.

    Il faut le dire : Merci à vous ! Vous nous avez régalés.

    On est vendredi, il est sept heures bien passées. Déjà vous nous manquez. La journée commence...
    Mais n’en déplaise à mon équipe, grâce à vous ce matin, et probablement les suivants, je vais tarder à me lever !

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  • Morning glory

    Ne pas ouvrir les yeux, pas tout de suite. Rester allongé.e dans son lit. (Allez ! Prêtez-vous au jeu !)
    Simplement de la main, monter le son, fort, très fort.

    Se laisser prendre par les accords de l’harmonica, d’abord ; ceux de la guitare ensuite ; puis par la batterie, enfin.

    Laisser monter doucement...

    Ne pas se fier aux premiers rythmes ; ils ne sont que préludes.
    Patienter.

    Laisser guitare et basse vibrer et se répondre encore un peu...

    Ce n’est que lorsque le clavier interviendra pleinement que la bonne humeur s’emparera violemment et complètement de vous. Oui, oui !

    Et pourtant, vous aurez à peine ouvert un oeil !

    Pour celles.ux dont le lit est partagé avec un.e autochtone, au premier regard matinal, se méfier :
    des sourires pourraient s’échapper involontairement avant la fin du morceau.
    Profiter... Prendre encore un peu son temps ...

    Au ´vibrato languissant’ de la guitare, ce pourra être le moment de vous lever...
    ...
    Ah j’oubliais de vous dire : il fait 8 degrés et il pleut sur toute la France.

    Belle journée à tous !

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  • J'irai où tu iras

    Arrgh … Je crois que mon cerveau flanche !
    Approchez. J'vous explique…

    Voilà... J'ai cette chanson de Céline Dion en tête, qui ne me quitte plus.
    Au réveil, sous la douche, chez le coiffeur, en me baladant, en réunion, sur mon scoot., avec des potes, en plein cinéma, et, mieux encore, dans mes insomnies.
    5 jours qu'elle y est logée.
    Le pire, même, est que je la fredonne. Oui Oui Oui !!!
    Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir tenté de la supplanter par bien mieux.

    Vous connaissez mon affinité musicale pour l'œuvre de Dion, i.e. proche du néant.
    Et pourtant, mon cerveau semble vouloir changer ce cours et faire de celle-ci LA musique de ma vie (actuelle) !

    Mais comment, de où ? me demanderez-vous.
    Un karaoké, ma bonne dame/mon bon monsieur. Un karaoké !
    J'étais là, avec mon verre, me laissant bercer avec délice par l'ambiance et la situation.
    A mes côtés, une inconnue avait choisi de chanter " J'irai où tu iras ".
    Au moment même où son tour venait, la jeune femme se tourne vers moi, m'adressant avec le plus grand des sérieux une envie, proche du besoin, de soutien féminin/iste, que je n'ai su lui refuser (on était le 8 mars !).
    Et, si je n'ai pas véritablement chanté (Dion étant assurément en dehors de mes compétences), j'ai manifesté une implication certaine, digne et circonstanciée, dans la mission qui m'était attribuée. Je crois même avoir claqué des mains, effectué qqes déhanchés et beaucoup souri.
    Tant et si bien que, depuis (5 jours, tout de même), cette chanson me phagocyte doucement.

    A ce point de l'histoire, vous me demanderez ce que je faisais dans un karaoké à côté d'une inconnue qui aime Céline Dion au point de la chanter en public.
    La réponse sera : j'y étais vraiment bien, et c'est le principal.
    Mais la bonne question est, en fait : " Pourquoi mes oreilles et mon cerveau ont-ils décidé de focaliser sur ce titre, plutôt que sur ceux de Bowie, qui furent bien mieux chantés, ce soir-là ? "
    Une seule réponse me vient à l'esprit (si tant est que j'en aie encore, au regard de la situation) : Mon cerveau déconne. Ou, pire alors, il se dénature.
    Comme Vincent Macaigne qui se transforme doucement en CHIEN à partir de demain au cinéma (et mieux encore, en livre dans les bonnes librairies), j'entreprends probablement une lente mutation qui, à terme, dédiera mes oreilles et leurs intérêts sensitifs au doux plaisir des vocalises de cantatrices canadiennes. Je ne vois que cela !

    Alors … pour stopper cette catastrophe, et par croyance vaudou, je partage ici avec vous cette chanson : espérant, avec malice, qu'elle passe dans l'un de vos cerveaux et cesse, alors, d'obnubiler le mien !!!!!!!!

                 

     En vous r'merciant, bonsoir !!!

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  • Laisser monter et ne pas résister ... à Stevie

     

    Débuter la semaine en tapant discrètement d'un pied sous son bureau. Se rendre compte que l'autre (pied) s'y met aussi.

    Ne pas broncher. Les laisser faire.

    Constater qu'ils sont en train de contaminer le bas de votre dos, puisque vous sentez déjà un mouvement ondulatoire de vos hanches.

    Comprendre, que vous n'allez pas pouvoir résister. En tous cas, pas bien longtemps.

    D'ailleurs, vous avez remarqué ? Vos doigts pianottent le clavier de votre ordinateur différemment depuis tout à l'heure. Question de rythme, manifestement.

    Alors, décider de n'avoir l'air de rien (on est au boulot, tout de même) mais se laisser emporter doucement par la musique qui remonte le long du dos et vous effleure maintenant le cou. Vous sentez ?

    Finalement, lâcher prise. De toute façon, c'est trop tard ! Vos voisins ont bien compris votre petit manège et surtout, crèvent d'envie d'en faire de même !!

    Du coup, monter le son, partager et sourire...

    Se dire que c'est bon, trèèès bon, et qu'il n'y a pas tant de choses que ça, dans la vie quotidienne, qui fassent autant d'effet(s) si simplement, surtout en bossant !!

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  • Une vie de champignon

    Parfois, et particulièrement en ce moment, j'apprécierais d'être un champignon !
    Vivre en pleine nature, ni trop au soleil, ni trop à l'ombre,
    Me la couler plutot douce, et n'avoir pour seule préoccupation que celle de grandir tranquillement,
    Pousser où bon me semble, occasionnellement seule mais jamais trop loin de mes potes...
    Dans certains cas, permettre à celui qui me mangerait d'atteindre des paradis euphoriques...
    Dans d'autres, filer la cliche au promeneur trop gourmand qui m'aurait cueillie pour ce que je ne suis pas.
    En tous cas, ne surtout pas etre de Paris,
    Et je l'espère, terminer en grande simplicité, réchauffée ce qu'il faut et servie en poellée à coté de mes comparses pommes de terre (après tout, je suis picarde) dégustée avec un vin de circonstance, un soir d'été du genre indien, par une grande tablée de bons copains.
    Mais... Bon ... me voici chaque matin rattrapée par la raison : jusqu'à présent, on n'a jamais vu un champignon gagner du pognon !!!

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  • Black Friday ou le vendredi noir de mes oreilles !

    Voila, on est vendredi.
    Un vendredi déclaré noir par toutes les enseignes commerciales que de créatifs communicants ont conseillées.
    Ce fameux Black Friday auquel personne (en tous cas, pas moi), n’a pu échapper.
    Quoi qu’il en soit, l’apogée d’une très pénible semaine publicitaire.
    (au passage, j'aimerai beaucoup savoir m'en amuser autant que Edouard Baer sait le faire chaque matin)

    Probablement parce que ce Black Friday était finalement assez nouveau pour moi, j’ai prêté une oreille beaucoup plus attentive qu’à la normale à tous ces messages qui m’étaient adressés.

    L’affliction m’a prise. Je suis probablement devenue vieille schnock, dépitée de constater que tout ce qui m’était adressé me dépassait :

    Aujourd’hui, la vie doit stopper sur le champ, il faut arrêter tout ce qui était en cours avec son conjoint et cela, séance tenante, car il faut foncer chez Bouygues acheter tel ou tel portable sous prétexte qu’il est à prix réduit.
    Chez Total, on expédie une conversation téléphonique avec sa copine qui vient de se faire plaquer (elle s'en remettra) pour se consacrer (c'est plus important!) à l’opérateur téléphonique, à qui d’ailleurs, l'on raconte qu’elle s’est faite plaquer !!!
    Chez Renault, on est bien plus fier de sa voiture d’occasion que de ses vacances et, pire encore, on en fait montre à ses amis !
    Chez Auchan, on s’adresse a sa famille au travers du micro du supermarché pour lui annoncer que les choses vont changer !
    Chez Peugeot, on met à l’épreuve le lien d’amitié qui vous lie à un proche en lui demandant de prêter son véhicule !

    Et puis …
    En cette période de remise à plat des rapports hommes-femmes, Ferrerro nous présente un homme dont le crâne fume sous un casque à lampe d’urgence qui s’éclaire lorsqu’une blonde allègrement poitrinée vient lui présenter un plateau de Kinder Bueno (on saluera ici la présence, inexpliquée mais probablement nécessaire, de Eli Seimoun)
    Quant à Fusalp, ils présentent leur ligne de vêtements de ski sur une femme torse poil (oui oui).
    Et c’est probablement là que je ne suis plus « à la page » : peut-être est-ce la seule manière, pour une marque historique comme celle-ci de sortir de son image vieillotte ?! 

    Les temps changent, ma bonne dame... et moi, j'ai cette impression d'être dépassée !

    Quoi qu’il en soit, ce vendredi est noir pour moi mais surtout pour mes oreilles.
    J’ai en effet cette sensation de les avoir encrassées d’inepties toute la semaine et de ne pas être sure de pouvoir désormais les nettoyer.
    Mais peut-être font-ils des promos sur les cotons-tiges chez Carrefour ??!!!

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  • Insomnie ... Bonne nuit !

    Bientôt, le plus tard, j'espère,
    Le jour se lèvera.
    Plus tard, bientôt, je l'espère,
    Le sommeil me gagnera.

     

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  • A semaine pourrie, J’GO le vendredi

    On peut râler contre le réveil, ce vendredi matin, le retarder, encore et encore,
    et croire entendre son lit intimer un « reste ici ».
    On peut se dire que cette semaine n’est pas l’une de celles que l’on préfère, du genre un peu "pourri",
    parce qu’elle fut celle de l’annonce du décès de votre acteur monumental vénéré,
    ou d’affaires nauséabondes comme Weinstein, ou les Inrock et ce chanteur que l’on a longtemps écouté mais que l’on n’a plus envie de citer,
    parce que finalement les espagnols de catalogne ne savent plus sur quel pied danser,
    parce que le monde semble se ficher, entre autre, de la situation des Rohingyas et de ses naufragés,
    ou encore parce que les décisions de Donald the Bitch (sic Eminem) soulignent, chaque jour un peu plus, son esprit vicié

    Mais on peut aussi se dire qu’elle touche à sa fin, cette fichue semaine,
    qu’au milieu, il y a eu des débats passionnants avec Sandra et Bardya,
    que son assistante est un cœur avec qui l'on est ravie de travailler,
    même si c’est avec François Cluzet qu’elle veut absolument vous caser (??!)
    que l’on a encore des fraises à cueillir (oui oui)
    que le WE va permettre de dormir,
    et et et …
    que ce soir, on décide de sortir tôt,
    pour filer directement boire des coups au J’Go !

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  • Dans son dos

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    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De m'attarder, d'imaginer

    Ses muscles, ses courbes, son grain de peau,

    Le creux de son cou...

    Le trouver beau.

     

    Oui, faut l'avouer ... dans son dos, je me permets

    De tirer la boucle du tablier,

    De deviner une cambrure, de m'arrêter à la ceinture,

    Pour laisser à mes mains la caresse

    De cette paire de fesses.

      

    Je souhaite que cela s'éternise,

    Crains -avec délice- d'être surprise,

    Espère qu'il ne se retourne pas

    (pas tout de suite, pas comme ça)

    Et s'il comprend ou s'en aperçoit,

    Qu'il feigne d'apprécier ça.

     

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  • Humeur matinale estivale

    "Se vêtir d'une robe légère, chausser des lunettes de soleil, s'asseoir au volant d'une 504 (une 204 pourra convenir aussi - il ne faut pas être obtus !), rouler décapotée sous le soleil et passer de village en village pour constituer un pique-nique : le pain de untel, la charcuterie de unetelle, le vin de machin et les fromages de bidule, de tel en tel endroit... En profiter pour papoter avec chacun, prendre son temps, puis s’arrêter dans un coin de campagne et se poser à l'ombre (parce qu'il fait très chaud !) sous un arbre. Étendre un tissu, s'allonger, lire, grignoter, sourire, entendre les oiseaux, faire la sieste au son du léger vent dans les feuilles, perdre son regard dans les nuages, sourire encore...".

    Voilà mon humeur au réveil ce matin...
    mais ... oops, je papote, je papote... je n'avais pas vu l'heure..
    Il faut que je vous quitte.. Tenez... Passez-moi mon manteau chaud.

    Je file bosser à Aubervilliers !!!!!!
    Belle journée !

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  • Penser aux extraterrestres

     

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    Quand la gloomitude m'envahit, je pense aux extraterrestres, persuadée du fait qu'ils doivent se marrer à nous observer. (Tout de même, ya de quoi !). 

    Je me marre moi-même à les imaginer se marrer. Ca fait d'ailleurs marrer mes collaborateurs de me voir me marrer ainsi. (Comme ca, c'est bien : tout le monde se marre !)

    Et si j’espère un jour avoir la preuve de leur existence (celle des extraterrestres, pas celle de mes collaborateurs!) pendant la mienne (d'existence !!), je n'oublie pas que la terre a 4.57 milliards d'années. Ça me calme un peu.

    Alors, je me dis, dans tout ce bazar, qu'en tous cas, j'ai eu la chance de vivre en même temps que David Bowie (qui était peut-être un extraterrestre !!) !!

    Et ça, ça me met de bonne humeur !
    Bonne journée à vous !

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  • Question de rythme

    Rentrer plus tard du boulot.
    Sous son casque de scoot, décider de plonger ses oreilles dans la G-Mix List de Gorillaz.
    Sentir son pied remuer lentement. Puis ses doigts taper sur le guidon.
    Au fur et à mesure de votre progression le long du canal St Martin, ne pas pouvoir résister : laisser son corps onduler doucement, même en conduisant, pour finalement marquer clairement le rythme de la tete (alourdie par le casque).
    Comprendre que la musique vous a prise toute entière lorsque votre voisin de feu rouge rit en vous regardant vous dandiner. Lui sourire en retour. Lui trouver un air charmant (aussi).
    Relever votre casque pour mieux l'entendre vous demander quelle est la musique qui vous emporte ainsi.
    Lui répondre "Sleeping Powder"*.
    Lui sourire à nouveau lorsqu'il confirme qu'il écoutera cela dès que rentré.
    Lui faire un signe de la main du type "pousse levé + salut". Démarrer parce que le feu est vert.
    Arriver chez soi. Ouvrir les fenêtres parce qu'il fait chaud.
    Se dessaper. Brancher les enceintes.
    Remettre le morceau à fond.
    Danser.
    Aimer cela ! **

    * qui ne porte pas bien son nom
    ** et pourtant, ce morceau est loin d'etre leur meilleur...

     

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  • Claquer la porte

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    Une porte. Cette porte, vitrée, d’une banalité confondante. Une porte entre 2 espaces en tous points égaux, qui sépare 2 plateaux téléphoniques regroupant les mêmes compétences, d’une même équipe.

    Une porte qu’on vous demande de fermer après chacun de vos passages, soit 18 fois par jour, itérant, passage après passage, l’agaçant grincement de la poignée vieillie et le claquement du battant qui se ferme.

    Une porte qui ne coupe ni du bruit, ni des courants d’air, et encore moins de la vue, puisqu’elle est transparente. Mais qui est là et qui symbolise tout !

    Plus de convivialité, davantage de fluidité, moins de bruit... la faire sauter apparaît comme une évidence. Pour ainsi faire cesser l’usante question de la répétition, oublier la contrainte du geste et effacer l’esprit cloisonnant qu’elle représente. Cette porte.

    Je propose donc de la démonter. 1 minute à peine, en un tour de main. Le souci serait réglé, engendrant alors, de manière concrète, ce nouveau dynamisme que la direction souhaite impulser, et par nous, dirigeants, voir incarné.

    Mais mais mais … suis-je bête ?! Comment avoir pu oublier que nous étions en France ?? Ce fameux pays de la procédure administrative, du syndicalisme et du salarié protégé. Malheureuse ! Démonter une porte, ça ne se fait pas comme ça ! Ici, il faut passer par le CHSCT* . Evidemment ! (*pour ceux qui ignorent cet acronyme, je vous laisse aller le googler. Ca vous divertira !).

    Et passer par le CHSCT, cela signifie : Informer la direction. (on parle bien de supprimer une porte qui ennuie tout le monde !) Puis, par voie officielle, adresser une demande aux représentants du CHSCT. Attendre que ceux-ci en aient pris connaissance. Échanger pour fixer une date de réunion lors de laquelle le projet sera examiné, discuté. A l’issu, un accord, fruit d’une décision commune et finale, te permettra alors de prévoir la rédaction d’une information complète, mentionnant le processus de démontage de la porte, et sa diffusion générale et officielle (ce sujet des plus importants doit être su de tous!). Une fois la communauté informée, là et seulement là, tu pourras envisager le démontage de la porte. Cette porte vitrée. 

    Mais attention, hors de question d’y procéder avec l’aide de salariés : démonter une porte, qui plus est en verre, ne fait pas partie de la définition de leurs postes et encore moins de leurs missions. Non non !  Cela peut même représenter un risque physique majeur que l’entreprise ne saurait imposer !

    Engager un prestataire ????!!! Voilà une procédure sensée !

    Appeler un prestataire, (d’ailleurs : vers quel type d’entrepreneur faudrait-il se tourner ? « Démonteur de portes » ça existe ??) Lui exposer le problème. Négocier son tarif (parce qu’il en aurait assurément pour davantage de transport que de temps passé sur place). Convenir d’un RDV. Retenir ce créneau dans ton agenda. Prévenir les salariés du passage d’un prestataire et du potentiel bruit occasionné. Attendre la date de RDV (n’oubliez pas que depuis le début de l’histoire, on a passé du temps d’échanges, de réunions de validation et d’information !!)

    Le jour J, regarder le gars débarquer dans les bureaux et, en exactement 2 coups de mains et à peine 30 secondes, (c’est forcément un gaillard !) soulever la porte et la déposer à vos cotés. Le remercier, lui serrer la main. Le raccompagner à la porte (celle de l'entrée, cette fois ci!). Remonter dans votre bureau. Regarder la porte ainsi finalement démontée, cette porte en verre, et se dire : "ouais quand même !" 

    Non ! Tout cela dépasse mes capacités de discipline. Et à défaut de penser à respecter des procédures, c'est au sens de l’humanité auquel je pense, là présentement !!!

    Au moment où je vous écris, la porte, cette porte, est toujours en place puisque de démarche pour la démonter, personne n'a le courage de lancer (évidemment) !

    Alors, comme le job d’un dirigeant, c'est d'anticiper et d’avancer, il n’est pas improbable que j’avance plus rapidement que prévu ! Vous savez parfois, un geste malheureux parce que trop rapide … ce jour là, je passerai la porte avec dynamisme (ça n'étonnera personne, me concernant), et son battant, trop vivement claqué dans mon élan, la brisera. Oh ! Zut alors !!! On se dépêchera d'évacuer ce qui en restera et conclura à un geste maladroit. 3 minutes plus tard, personne n’en reparlera. 

    Je ferai cela en pensant à tous ceux, sur cette terre, qui crèvent de problèmes bien plus cruciaux, dans des endroits qui n’ont même pas de portes, et qui rêvent (oui oui!) de venir travailler en France ! 

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  • Prendre du recul et sortir de la petitesse - Elections présidentielles 2017

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    Il est franchement temps de prendre du recul et d’élargir le champ des possibles.
     
    Il m’apparaît ce matin que ces élections nous aurons rendus petits, nous français, et moi la première, ces derniers jours :
    restreints dans nos discussions, 
    limités dans nos enjeux quotidiens, 
    courts dans le traitement de nos priorités, 
    amoindris dans nos possibilités d’action, 
    pour certains bornés dans leurs postures, 
    diminués par nos propres organisations et donc, 
    réduits à ce qui nous était proposé, 
    assurément rapetissés aux yeux du reste du monde..
     
    Encore, il faudra nous rendre, demain, dans l’espace étroit et exigu de l’isoloir.
     
    Faisons-le pour reprendre enfin du recul, pour élargir, quoi qu’il en soit, nos perspectives et la vie qui va avec, mais surtout, pour prouver que le peuple chanceux et libre que nous sommes sait aussi sortir de la petitesse.

     

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  • Sur un air de David Bowie

    Pendant 9 ans, systématiquement, perdre ses moyens
    En un simple regard, oublier tout le reste,
    Ne pas savoir quitter des yeux, observer chaque geste
    Et se convaincre cependant que de possible, il n’en est rien.
     
    Ne jamais se défendre d’y revenir.
    Se présenter encore dès que possible, même y tenir
    De cet état aussi délicieux que secret,
    S’agacer autant qu’apprécier.
     
    En ignorer la raison, 
    Ne pas la chercher jusqu’à ce jour,
    Puis saisir enfin l’occasion
    Et, sur un bout de papier, faire court.
     
    Se trouver ridicule et déplacé, 
    Mais recevoir un signe intéressé.
    Alimenter des échanges amusés, 
    Et se réjouir d’un soupçon d’affinités.
     
    Se voir un RDV proposé ;
    Incrédule, ne surtout pas conjecturer.
    Puis découvrir avec effroi 
    Que de possible il n’y aura pas !
     
    Hurler, seul, trouver injuste cette déveine
    Regretter les années qui séparent ;
    Détester la vie et ses hasards ;
    Puis accepter sa peine.
     
    Espérer secrètement que l’autre sera plus léger,
    Qu’il est peut-etre envisageable, le temps d'un verre, de s’en accommoder.
    S’en vouloir ; comprendre que lui aussi aura renoncé, 
    Alors même qu'aucun mot n’aura été prononcé.
     
    Se jurer, cependant, de dire
    En se promettant d’en rire
    Et de remercier l’autre de la singularité
    D’émotions dont on ne saura probablement jamais complètement se détacher.

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  • Choisir une ligne de metro

    - Si on veut être à l'heure, il faut se donner RDV un peu plus tôt parce que la ligne 9, elle est un peu mollassonne.

    - (...) !

     

    A-I.P.

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  • 2016 - Rien ne vaut la vie

    Vous trouverez, ici en écoute, ma façon à moi de vous formuler des voeux pour cette nouvelle année. 

     
    podcast

     

    Belle année à vous !

     

     

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  • Le malheur de l'une fait la joie journalière d'une autre /ou/ Les chaussons de la solitude

    Dans le métro, saisir en une fraction de seconde, dans le regard d'une jeune fille charmante et par ailleurs, très joliment apprêtée, ce grand moment de solitude lorsqu'elle découvre devant vous, en regardant ses pieds, qu'elle est encore en chaussons.

    Cette seconde de désarrois complet, que l'on ne souhaite à personne, en appelle autant à ce que l'on est (ou pas), au jugement des autres et à la crainte qu'on en aurait, qu'à la journée qui va en découler.

    Vous savez ? Cet instant presqu'imperceptible, terriblement personnel, ce moment si furtif de prise de conscience d'une situation aux conséquences inévitables et que j'ai capté par hasard dans son regard.

    J'en ai pleuré de rire, toute aussi seule face à la situation qu'elle ne l'était de son coté, imaginant ce qui lui traversait l'esprit : elle est en fin de parcours, après déjà 1.00 de transports en commun. Elle est attendue ce matin pour une réunion au plus haut niveau avec ses patrons. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait porté la plus grande attention à sa mise en plis et en beauté, oubliant manifestement le reste. Sa destination est Porte de Vincennes, là où, même si elle pouvait s'en donner le temps, elle ne trouverait pas de magasin de chaussures. Il est 8.00 !

    Un moment d'intimité et de terrifiante fragilité, offert tout autant que capté involontairement. Son regard. Ses chaussons. Son malheur... qui feront la joie de ma journée !

    Merci mademoiselle ! Nous avons été quelques uns, avec qui j'ai partagé le sujet, à avoir ri en pensant à vous, au fur et à mesure de la journée, vous imaginant dans de multiples situations professionnelles, de chaussons toujours chaussée !

     

    Pour d'autres moments de solitude, cliquer ici !

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