05 mars 2008

Congé transporté..

 

Les histoires de Secrétaire et de Président n'intéressent plus. Monica en aura vulgairement banalisé le concept..

 
Ces amusements de voisinage que l'on commence sur le zinc d'un bar, auxquels personne ne prête attention, pas même les intêressés, alors que cela pourrait se jouer à un coin de rue près !

 
J'en connais une qui m'a divertie (il faut rire de ces petits-rien là) dans laquelle il est question d'une secrétaire finalement réservée, qui, par excès de timidité ou de lucidité, aura pris congé de son Président, sans vraiment se manifester.

 

Et je me dis qu’il eut fallu, comme dans les pièces de théâtre, un souffleur qui aurait permis à cette secrétaire de trouver les mots pour dire .. 

 
Très cher Président

 

A vous seul, vous représentez le bien-fondé de mon départ et la seule vraie raison de mon regret.

 

Comprenez ..

Tandis qu'il ne faudrait rien -ou si peu de choses- face à vous, pour voir ma raison vaciller, l'idée même ne m'est pas autorisée.

 

Ainsi, je me résous à la discrétion et tente de dissimuler chacune des furtives attentions dont je me délecte à vous observer.

 

Et pour m'assurer de ne pas être démasquée, j'esquive vos regards et tente de me montrer sûre, froide, incisive et détachée.

 

Mais l'exercice est un calvaire, à la mesure du délice que sont ces rares moments passés à vos cotés.
 

De ces accointances à peine effleurées, peut-être même naïvement inventées, je devine déjà le souvenir de nos brefs échanges m'enchanter..

.. alors que l'heure est venue pour moi de prendre congé.

 

Puissé-je, un jour, vous remercier, sans vous surprendre, vous incommoder, ni vous heurter, de l'agréable transport que vous m'aurez fortuitement et bien involontairement procuré ?..

 

11:44 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Envoyer cette note

11 février 2008

Nude under Latex - une histoire à s'asseoir par terre !


Ces derniers temps, je n'ai pas grand chose de passionnant à vous raconter ... bien que la vie me fasse mûrir, en ce moment, à vitesse grand V !

 

Alors, je propose de vous narrer le jour où j’ai décidé de passer le pas de la porte du magasin « Cat Style » qui était au bout de ma rue dans le marais !

 

Qui parmi vous, mesdames, n’a jamais rêvé, ou en tous cas, essayé de s’imaginer dans les vêtements de Cat Women, Emma Peel et autres Barbarella, vêtues de combinaisons ultra moulantes à en faire rosir les joues d’un curé ?

Eh bien, si vous, cela ne vous a jamais traversé l’esprit, moi, j’y avais déjà songé plus d’une fois !

Est-ce que cela m’irait ? Comment est-ce que je serais ? Trouverais-je cela agréable ? Me reconnaîtrais-je ? Saurais-je oser ? Et puis .. entrer dans ces magasins, là où cela se vend ? etc.

Autant de questions liées à la tenue taboue et à son univers interdit qu’on ne saurait avouer !

Plus d’une fois, je me promettais de me donner l’occasion, un jour, d’y répondre et de tester.

 

Parce qu’il était situé au bout de ma rue, sur mon trajet, je passais au moins une fois par jour devant ce magasin. Une petite vitrine d’à peine 1m50 de long, discrète, sans artifice.

Une enseigne très simple, plutôt triste d’ailleurs, indiquait « Cat Style ». Et derrière la toute petite vitrine, le passant pouvait apercevoir de la lingerie, certes affriolante, mais dans un genre plutôt simple.

Ceux qui décidaient d’y attarder leur regard pouvaient y trouver, plus discrètement présentés, des masques, ceintures et autres objets de métal, cuir, dentelle ou de plume..

On ne pouvait discerner l’intérieur du magasin. Pour cela , il eut fallu entrer, même si rien ne semblait volontairement dissimulé.

 

A chaque fois que je passais à coté, c’est à dire au moins une fois par jour donc, l’enseigne me faisait penser à Cats Eyes, ce manga qui racontait la vie de 3 voleuses d’art, mais également à la fameuse Cat Women, toutes vêtues de combinaisons moulantes ; ces mêmes combinaisons dont nous parlions un peu plus haut !

Le parallèle était rapide à faire et les plumes, le cuir et le métal étaient précisément dans cette vitrine pour le faciliter ! Miiiaaoooo

 

Plus je passais devant, plus mon regard se faisait curieux… J’essayais de deviner l’agencement du magasin .. la tête de la vendeuse .. C’est amusant l’univers que l’on peut s’inventer derrière une telle enseigne .. Mais rien ne se précisait .. Il fallait entrer.

 

Alors, un jour, plus volontaire que les autres, plus amusée aussi et plus courageuse enfin, j’ai choisi de me lancer. Ce jour là serait celui où je rentrerai dans un magasin érotico-sado-maso-échangiste pour y essayer une tenue de Cat Women !!!!

 

J’ai donc commencé par errer devant la vitrine.. vérifiant de droite et de gauche que personne que je connaisse dans la rue ne soit en train de m’observer .. et puis j’ai passé le pas de porte et suis entrée.

Le magasin était finalement assez clair, froid, bien moins feutré qu’il n’y paraissait.

Une femme d’une quarantaine d’années, plutôt élégante et sympathique m’a saluée chaleureusement, me rassurant en me proposant de me laisser regarder !

 

Soucieuse de ne pas paraître touriste dans un tel lieu, j’ai rapidement plongé mes yeux sur les portants qui présentaient toutes sortes de tenues..

Je ne voulais pas faire novice et pourtant je le dégageais à plein nez !

Alors, j’ai épluché les cintres, les uns après les autres, découvrant souvent de très amusantes tenues, bien moins vulgaires que je ne l’aurais imaginé, presque portables au quotidien… Je me suis ensuite amusée à détailler la lingerie, bien plus suggestive maintenant, clairement et pleinement dans le sujet !

 

Et puis, faisant le tour du magasin, ce qui m’avait pris une bonne 15aine de minutes , je me familiarisais avec l’endroit, ses produits, son ambiance .. mais je me familiarisais surtout avec ma mission : celle d’essayer une combinaison.

 

Alors, pour me rassurer et m’acclimater davantage, je décidais de me faire aider dans ce sens par la vendeuse. Voilà que je l’interpelle, lui demandant comment telle ou telle robe se porte.. à quoi ceci peut-il bien servir .. Commentant ce que je vois, écoutant ses réponses. La vendeuse était sympa et tout à fait disposée à répondre aux questions de novice que j'étais..

Et puis vient le moment où il faut me lancer !

 

Alors, je me dirige vers le portant des combinaisons .. je les inspecte une par une.. Le choix est nombreux ! Je laisse volontairement de coté les combinaisons avec clous ou trous au niveau des tétons (je vous passe les détails qui vont avec) et m’arrête sur ce qui paraît le mieux me convenir : une tenue intégrale de latex, noire, à fermeture éclair, avec capuche de Cat. Sobre, simple, efficace .. précisément celle de Cat Women.

 

C’est alors que je me tourne vers la vendeuse :

Hum .. voilà.. je voudrais .. enfin.. serait-il possible d’essayer cette tenue-ci ?

Conviviale, la vendeuse m’explique que ce genre de tenue étant très très proche du corps, telle une double peau, il est nécessaire de la porter nue (sauf pour l’essayage qui nous concerne, vous l’aurez compris). Elle me conseille donc de me diriger vers la cabine d’essayage, d’ôter tout ce que j’ai sur le corps sauf mon string, pour venir ensuite m’aider à l’enfiler.

A l’écouter, je comprends que l’exercice mérite d’être enseigné donc appris au moins une fois avant d’être pratiqué en experte !!!

 

J’entre dans la cabine, m’exécute avec une curieuse appréhension mais décide de lui faire confiance et de me laisser porter par le moment, maintenant que j'y suis ! La vendeuse vient effectivement m’apporter son aide, qui n’est pas vaine !! J’enfile la tenue telle une combinaison de plongée plus légère et plus moulante, des chevilles jusqu’au museau !!!! Elle m’aide à zipper la fermeture, à la dissimuler dans mon dos pour la faire disparaître  et m’invite à sortir.

 

Je sens le latex sur ma peau. C’est léger, souple, doux .. une sensation très particulière, aucunement déplaisante, d’être nue sans l’être du tout ! La notion de double peau se prête à merveille .. c’est terriblement agréable !!!

 

J’avance vers le miroir, stupéfaite .. Un sentiment très curieux de satisfaction, d’amusement, de fierté, de bien-être et d’incongruité totale m’envahit. C’est véritablement plaisant !!!

La vendeuse, discrète, s’est éclipsé dans l’arrière salle, probablement partie chercher je-ne-sais-quoi. Je suis seule dans la boutique ! Je me regarde sous toutes les coutures.. C’est amusant et je ris de la situation autant que l’apprécie .. Je prends mon temps et toutes les poses, puisque je suis seule.

 

Satisfaite de mon expérience, au bout d’un bon ¼ d’heure, je décide d’y mettre un terme et retourne donc dans la cabine pour me changer.

J’ôte la capuche, mais ne parviens pas à dézipper le haut de la tenue..  j’appelle donc l’aide de la vendeuse !

 

Aucune réponse ne me parvient .. j’itère .. patiente.. attentive au moindre bruit .. aucune voix féminine en retour . Bien au contraire : c’est une voix masculine qui occupe l’espace depuis qqes minutes maintenant et à laquelle je n’avais pas voulu prêter attention.

Dans cette cabine isolée, incapable de me dévêtir, je réitère mon appel .. et c’est un homme qui s’approche de mon rideau, m’expliquant qu’Ambre était partie (ses horaires achevés) et qu’il était maintenant mon seul interlocuteur, disposé et disponible si je le souhaitais !!

 

Un vent de panique souffle dans ma cabine !!! Je suis nue sous cette tenue qu’il va devoir lui-même non seulement me dezipper mais ensuite m’aider à ôter. Et je comprends avec effroi que je ne pourrai rien sans son aide !!

 

Alors, je me rassure en me disant que c’est le job de cet homme, qu’il en a forcement vu d’autres, qu’après tout ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

 

Je lui explique donc la situation qui n’a pas l’air de le perturber et dont il semble même coutumier au regard du ton confiant avec lequel il me répond. Je décide alors d’ouvrir le rideau et tombe nez à nez avec un homme ventripotent qui doit avoisiner les 60 ans, mal rasé, du genre qui vous inspire les bouges plutôt que les salons de thé !!!!

 

Je me liquéfie sur place, probablement rouge écarlate et cela doit l'amuser, si j'en crois l’air moqueur qu’il m’offre maintenant. Je lui tourne le dos pour qu’il saisisse la fermeture et la dezippe. Il procède très rapidement et cela me rassure. Ce qui me rassure moins, c’est que je suis maintenant nue de la tête à la culotte (ou au string, plus exactement!), la combinaison ramassée au bas des jambes, et qu’il me propose maintenant de m’asseoir par terre, les jambes en l’air pour tirer sur la combinaison !!!!!

 

Au ton qu’il emploie, je devine que cela se passera rapidement et décide, obligée, de lui faire confiance!

 

Me voici seule, assise, en string (autant dire nue!), les jambes en l’air dans la cabine d'essayage d’un magasin erotico-sadomaso-échangiste, dépendante d’un homme de 60 ans qui, très professionnellement quoi qu'il en soit, est en train de tirer tant qu’il peut sur la combinaison de latex qui me colle aux chevilles !!!!!!   (Ca vaut 10 points, ça, non ??! ! Ya que moi pour connaitre des situations pareilles!)

 

Le calvaire dure effectivement à peine 3 minutes .. 3 minutes qui furent longues, très longues, vous l’aurez deviné !!

 

Délivré de la fameuse tenue, je tente de me rhabiller rapidement !! Au travers du rideau tiré à nouveau, le vendeur me demande si je compte acheter la combinaison .. et c’est à ce moment que je m’épate !!

Sorti de nulle part, avec un aplomb que je n’aurai su mieux inventer, je lui réponds que la tenue m’intéresse vraiment mais que je préférerais que mon compagnon la voit sur moi avant d’investir     (800 francs tout de même!) et qu’il en apprenne aussi son fonctionnement.. ce pourquoi je propose de revenir accompagnée, dans les prochains jours !!!

 

Enfin rhabillée, je sors, sure de moi, de la cabine.. Il semble ravi de ma réponse, trouve que j’ai raison de procéder de la sorte, me regarde l’air complice en me confirmant que ce genre de tenue se choisit à deux ( !!), me précise les heures d’ouverture du magasin et me tend un flyer en me disant que si cela nous intéressait, mon compagnon et moi, il y avait une soirée latex 2 jours plus tard dans tel endroit.

Toujours avec le même aplomb, j’ai saisi le papier l’air intéressé, l’ai salué en lançant à la cantonade un Au revoir. A bientôt ! qu’il m’a retourné et j’ai décampé fissa du magasin !

 

Une fois dans la rue, j’ai soufflé.. un relâchement exutoire .. d’anxiété, d’excitation et finalement de plaisir !

En faisant quelques pas dans la rue, je déguste peu à peu mon essayage ..

Ravie d’y être entrée ; ravie d’avoir essayé ; ravie d’avoir apprécié ; et puis finalement très très amusée.

 

Une situation des plus cocasses (souhaitable à personne! Quoi .. que ! ) que je suis ravie d’avoir tentée !!!!

21:50 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03 décembre 2007

Conte d'été

 

 

Ses cheveux sont gras, vaguement décolorés, négligés, mal coupés. La peau de son visage presque luisant est tachée de rougeurs qui trahissent la fatigue.

 

Un tee-shirt ample, défraîchi par le temps, souligne ses rondeurs et les plis de son ventre. Elle porte un pantalon-caleçon moulant couleur chair qui lui donne l’air d’être nue. Ses cuisses flottent de gauche et de droite à chacun de ses pas.

 

Ses bras dénudés sont potelés. Ses épaules sont rentrées et son dos arrondi sous le poids d’une poitrine que l’on devine lourde et flasque. Les yeux rivés au sol, elle craint de croiser le regard moqueur de passants. Ses mouvements sont lents, lourds, désordonnés.

 

Il fait chaud. Elle s’arrête, s’appuie contre le rebord d’une fenêtre pour reprendre son souffle. Son chien, déjà parti loin devant, aboie d’un cri aigu. Elle souffle, semble exténuée.

La sueur perle dans le pli de sa nuque. Son T-shirt se teinte d’auréoles. 

 

Elle entend dans le ciel les martinets qui tournent au dessus de sa tête, témoins des chaudes journées d’été.

 

Cela lui rappelle les longues parties de jeux d’été entre cousins lorsqu’elle était jeune. L’époque où elle portait des robes féminines et légères et faisait des courses à tout rompre qu’il lui arrivait même de gagner. C’était le temps où ses cousins aimaient encore à embrasser ses joues rosées. L’époque où sa maman se taisait, même lorsque son papa fermait la porte à clef pour l’isoler. Elle se souvient des larmes versées face à un père hurlant qui ne savait que frapper. Il voulait un garçon. Elle se souvient des cris, poussés derrière cette porte, que personne n’entendait.

 

Elle lève la tête, semble peiner à ouvrir les lèvres. Elle veut rappeler son chien mais aucun son ne sort de sa bouche asséchée. Elle balbutie.

Le soleil l’éblouit et fait plisser ses paupières. Ses yeux picotent. Elle sent la paume de sa main moite glisser le long du mur. Le sol se dérobe sous ses pieds.

Son corps lourd s’étale sur le trottoir, inanimé. Tout semble s’effondrer.

 

Elle ne sent plus rien autour d’elle, comme portée par un nuage léger.

Les gestes affectueux de sa grand-mère défilent dans sa tête ; ces petits moments tendres qu’elles partageaient dans la cuisine ; ces sourires apaisants et plein de douceur qui la réconfortaient.

 

Elle entend au loin, très loin, les aboiements de son chien et sourit, allongée sur le sol.

 

Il est 16.00, un mardi, en plein Paris.

Les pompiers viendront enlever son corps, réunis à 4 pour le porter. Pas de sac à main, un simple trousseau de clefs.

« Personne non-identifiée ». C’est ce que la police conclura après un été de canicule lors duquel personne ne sera venu réclamer son corps, ni même reconnaître son identité.

 

 

Bon .. je sais .. c’est pas bien gai, ce que je viens d’écrire.. mais une fois n’est pas coutume, j’avais envie d’essayer. Vous m’excuserez !

 

 

01:20 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22 octobre 2007

La fille de 2007

 

Je ne suis pas une grande lectrice de presse féminine, mais j’ai toutefois eu l’occasion, ces derniers temps, de m’y intéresser. Et ce que j’y lis en matière de féminité me fait douter !

 

En ce qui me concerne, pour faire la fille, je fais des trucs simples et vraiment, vraiment cruches, de type : calmer les angoisses en me goinfrant de fromage, regretter et boire des litres de thé.

Fumer avec ceux de mes potes qui fument.  Même si je suis censée avoir arrêté.

Parce que cela ne se fait pas de laisser un(e) ami(e) fumer seul(e).

Accepter de boire de la Vodka-Get -oui, oui, c'est curieux mais ça donne l'impression de se brosser les dents-, simplement parce que c’est un homme qui me l’offre.

Veiller super tard parce que je mets un temps fou à dénicher le dernier épisode américain de Grey’s sur les sites internet chinois.

Fondre presque d’envie quand McDreamy embrasse Grey dans l’ascenseur au début de l’épisode, et craquer pour son regard lorsqu’il la demande en mariage en lui disant qu’il l’attendra,  à la fin de l’épisode !! Oops, pardon, vous ne l’avez pas encore vu. Me dire qu’il y a vraiment des veinardes.

Finalement m’endormir à Pas-d’Heure parce que j’ai revisionné certaines parties de l'épisode. Il n’y a rien à faire, il est vraiment charmant ce McDreamy.

Eteindre mon ordinateur en me disant que je suis vraiment nulle d’en arriver à ce point. Me promettre d'aller courir demain matin.

Me réveiller le lendemain trop crevée, bien évidemment, pour aller courir.

Etc., etc., etc.
 

Et je pensais que cette façon là, bien à moi certes, d’être fille était déjà bien assez girly comme ça.

 

Mais à lire ces magazines, j’ai l’impression de ressembler à la fille de 2007 autant que Chabal ressemble à Chazal !

Le seul point que nous pourrions avoir en commun cette fille et moi, semble t-il, c’est peut-être l’âge. La trentaine donc.

Quoi j’en ai presque 35 ? Ouais bon, ça va.


Cette fille là, la fille de 2007, est parisienne -mais c’est pas grave- super fashion. Elle peut porter des leggings sans avoir l’air d’une Knacki et possède un sac à main Chloé.

Elle achète ses pâtes au Bon Marché et fait des journées de diéte de raisin.

Elle a une vie sociale à faire baver le chihuahua de Paris Hilton, est entourée de metrosexuels avec qui elle a une vie sexuelle que je ne préfère même pas aborder.

D’ailleurs, selon ces mêmes magazines : si elle n’a pas de mec, c’est qu’elle l’a décidé… Eh oui !

Une peau parfaite, un brushing toujours impecc., la couleur de mèches tendance du moment, un maquillage qu’on ne soupçonne même pas -cela dit, on sait toutes que cela lui aura pris 2 heures - tout ça pour qu'on ne le voit même pas, c'est balo tout de même !!.

Elle s’offre un abonnement de 10 ans renouvelable au club de PowerPlate, ce qui explique qu’elle n’a pas de cellulite -mais là, je ne la crois pas.

Elle lit « Elle », a 18 pages d'amis sur FaceBook et Mika pour sonnerie de portable.

Elle sort au ShowRoom, adore les « BB Brunes» et danse la Tektonic.

Je ne serais finalement pas très étonnée de découvrir que c’est aussi elle qui vient passer ses WE à La Baule. Ceci expliquerait alors pourquoi les trains Paris-Nantes sont constamment complets.


Partant de ce constat, je crois que je suis une fille beaucoup moins *glam
*... disons, moins 2007 que cette fille là.

J'en déduis même que je suis beaucoup moins une fille, tout court, en fait!

Et c’est peut-être ce qui expliquera finalement ma situation.

Mais bon, vous voyez … me brushinger les cheveux, même pour aller au supermarché, pouffer comme une dinde plutôt que donner mon avis quand un homme me demande ce que je pense du pouvoir des medias, manger des sushis, boire des kirs, porter du Comptoir des Cotonniers et sortir au Molière, j’ai essayé.

Je n’y parviens paaaas !  Alors que c’est peut-être ce qu’il me faudrait, si j'en crois ces magazines .. un peu de féminité !

 

Alors voilà.. Je lance un appel à qui, de caractère volontaire et affirmé, voudra/saura me donner qqes cours de « comment faire la fille», la vraie, celle de 2007. Juste pour que je sente ce que ça fait d'être une fille, enfin, d'en être une comme celle-là !

Je propose de fournir, en échange et en avant-première donc, les prochains épisodes de  Grey's ... ou de vous offrir une Vodka-Get, c'est comme vous préférerez !

 

Discretion assurée.

Par avance, Merci !!!!

 

Meuh... je manque de bon sens, moi parfois ! Je viens de réaliser que 2007 s'achève dans 2 mois. C'est ça, les filles, ça parle trop vite ! Alors, finalement, avant de solliciter des conseils, je vais attendre l'arrivée de 2008.

Qui sait, peut-être est-ce que "la fille de 2008" sera comme moi ??!!!

 

 

23:40 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26 septembre 2007

Le mardi au soleil

 

 

 

Terrible journée que fut celle de mardi pour 3 chomistes nantais.

 

C'est sur les coups de 13h00 que MM K. et D. ainsi que Melle S. ont décidé de se réunir pour partager un repas frugal et rapide, occasion pour eux d'échanger sur leurs situations de chercheurs motivés. Une affaire qui devait être efficacement exécutée pour mener nos protagonistes à se quitter vers 15h30 au plus tard.

 

Mais la météo a joué de malchance pour eux. Un soleil fourni et très agréable s'est en effet installé au dessus de leurs têtes au moment même où le repas commençait.

 

Chacun pourra témoigner de la résistance dont ils ont fait preuve pour échapper à la sieste qui semblait leur être imposée. Mr D., le plus volontaire, assurera même avoir consommé 3 cafés!

 

Mais aucun d'entre eux n'a pu résister bien longtemps. Déclarant forfait face à tant de pression, chacun s'est vu contraint à sortir transat et lecture adéquate.

Mr K., le plus atteint, s’est même vu poussé à changer de tenue vestimentaire, passant du costume cravate au bermuda-bateaux.

 

Le soleil et la détente avaient gagné sur les occupations productives que chacun s'était préparé à avoir, cet après-midi là…

 

Nos malheureux protagonistes affirmeront cependant avoir eu une pensée sincère pour celles et ceux de leur entourage qui travaillaient à ce même moment.

 

Les 3 comparses se seront finalement quittés vers 17h30, heureux et souriants, jurant mais pas encore assez tard, qu’on les y reprendrait !

 

En conclusion de cette histoire, le lecteur pourra espérer que le soleil ne continue pas à sévir sur l’ouest de la France, précisément à Nantes, au risque d'être préjudiciable aux forces vives de la nation. 

Ces forces vives là-même qui n'aspirent qu'à se mettre en action pour une France qui se lève tôt (et qui ne fait pas la sieste!)



fd48db5dd9424fce514241820ecf8ae2.jpg
 
 
 
 

10:40 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24 mai 2007

Volatile Conviction

 

 

J'aime beaucoup les convictions des autres..

Il y en a de très vraies, touchantes, fracassantes, impassibles, intimes, passables, biaisées, vendues, vautrées, hésitantes, tranchées, aphorisées, romancées, filigranées, recommandées, pas recommandables, minables, féroces, faiblardes, jetées, trichantes, stupides, perdues, chiennes, raides, absconses, truquées, faibles, fautives, pénibles, tristes, lointaines, jusqu’au-boutistes, nuageuses, profondes, vagues, dignes, bourrées mais dignes, bourrées mais pas dignes, gonflantes, pompées, hybrides, courageuses, choquantes, joueuses, péremptoires, changeantes, formidables, admirables, brusques, invivables, passionnées, blasées, minutées, opportunistes, troublantes et j’en passe..

 

Mais celle que je préfère, c’est celle du pigeon qui vit dans ma cour intérieure.

Une conviction que j'ai qualifiée de volatile (=qui ne conserve pas les informations ,d'une situation à une autre).

 
Cet animal semble convaincu qu’il va parvenir, un jour, à sortir de la cachette où il niche sans se prendre le mur d’en face en plein vol !

Tous les jours, c’est le même cirque. Il prend son élan pour s’envoler ... mais au début de sa course, se trouve le mur !!!!

Jour après jour, plusieurs fois par jour, même avec des départs différents (je vois bien qu'il essaye)  il se prend le mur de plein fouet..

 

Et très cruellement, cela me fait hurler de rire !!!!!!!!!!!!

 

13:40 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09 mai 2007

Ah ! Les générations d'aujourd'hui ne savent plus faire preuve de bienséance

 

 
Je sors le nez de ma peinture… et me rends compte qu’il me manque la bouteille de vin que je dois apporter ce soir. Je lâche mes pinceaux… me passe très rapidement les mains sous l’eau. Décide de ne rien changer à ma tenue, simplement de la dissimuler sous une veste de toile.

Je sors de chez moi et me dirige à pas rapides vers le supermarché.

 

J’y entre en trombe, me dirige directement vers le rayon vin. Je ne tergiverse pas : celui-ci, je le connais déjà. Allez hop . Adjugé vendu.

Je file toujours sur le même pas à la caisse. Je pose assez violemment, il faut le dire, la bouteille sur le tapis roulant, sors mon porte-monnaie et file à l’extrémité de la caisse.

 

Au moment même où j'arrête ma course folle, me décidant enfin à considérer un peu mon entourage (et a fortiori, la caissière), je lève les yeux et .. LE vois.

 

Il était derrière moi, à cette caisse, vêtu d’un superbe costard. Elégant, souriant, bien coiffé avançant d’un pas tranquille. Et à la seconde même où je l’aperçois, je tourne le regard ailleurs.

Paniquée !

Il a dû me voir entrer comme une furie dans l’établissement ou bien me hâter vers la caisse. C’est sûr, il m’a vue poser cette bouteille sans aucune grâce.

 

Et puis, j’ai les cheveux en pétard et mes mains sont plutôt sales. Je sais que mon visage est rouge, à force de me le frotter pour réfléchir lorsque je peints !

 

Alors, je le dissimule dans le semblant de col de ma veste. Et je regarde ailleurs ..  même si mon attention n’est fixée que sur lui ! J’ai l’air d’une gamine dans un tel accoutrement.

Je me demande si lui même n’est pas en train d’éviter mon regard.

Il est 17h00. Si toutefois il me prête attention, il va sûrement se demander ce que je peux bien faire dans un supermarché, ainsi attifée, le visage rouge, achetant du vin, en plein milieu de la journée ! Si encore j’avais été en tenue de boulot … mais là !

 

Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons (en tous cas dans ce supermarché).

Un homme comme lui, cela ne s’oublie que difficilement. La toute première fois que je l'avais aperçu ressemblait à ce que l'on peut appeler un coup de foudre, je crois ! Je n'avais pas vraiment sù dissimuler mon élan. Ce qui avait amusé Daugy & Marie, présents ce jour là, d'ailleurs. Je n'avais cessé de l'observer dans les rayons.. J’ai même mémoire de son ami, qui était tout aussi charmant que lui, mais dans un autre style ! 

 

La caissière me sert maintenant du « Tenez madame.. Vous voulez un sac, Madame.. Ca vous fera x francs, Madame.. Votre monnaie, Madame.. »  Et moi, le seul son que je parviens à sortir est un vague « meeeuurci » , sorti d’outre-tombe (il faut dire que cela fait probablement 72 heures que je n’ai pas vraiment parlé à quiconque !) Question féminité, je ne pouvais pas mieux faire !

Je n’ai qu’une hâte : quitter ce lieu au plus vite ..

 

Le temps s’est arrêté. J’ai l’impression que tout cela dure des plombes.. Et j’en suis de plus en plus gênée !

Il a les yeux tournés. J’en profite pour l’observer !

Voilà, la caissière me rend le ticket et me tend le sac. Je l’empoigne et sors en lançant derrière moi un « Bonne soirée à vous » qui pourrait avoir été prononcé par Macha Beranger un soir, très très tard, après qu'elle ait fumé 10 paquets de cigarettes..

 

Une fois sortie du supermarché, je me retourne enfin, plus calme. Je l’observe au travers de la vitre. Il est absolument charmant. J’espère à la fois qu’il se retourne mais en même temps qu’il ne le fasse surtout pas !

Je monte qqes marches .. le supermarché est dans mon dos. Hors de vue.. mes pas sont maintenant bien plus lents qu’à mon arrivée. Je me trouve ridicule. Parfaitement crétine.

 

Et sur le chemin du retour, je me persuade qu’il ne peut qu'être Gay. Que l’ami avec qui je l’avais vu n’est autre que son compagnon et que, de toutes façons, je ne suis pas son type.

Cela dit, habillée comme je le suis aujourd’hui et me comportant de la sorte, il est fort à parier que je ne suis le type de personne !

 

Chemin faisant, je suis de plus en plus agacée d’entendre la petite voix de ma grand-mère me rappelant qu’ « Il faut toujours s’apprêter lorsque l’on sort de chez soi . Question de bienséance. Et puis, on ne sait jamais ! »

 

Alors…

Bonne-Maman...  Vous à qui je n’ai jamais fait plus de fleurs que vous ne m’en avez faites..

Cette histoire est pour vous ..

Et qui sait ??  peut-être, un jour vous en raconterais-je une suite ! Celle de votre digne petite-fille, qui, élégament vétue, aura eu le courage d'adresser la parole à celui qu'elle aura de nouveau rencontré dans ce supermarché !

 

 

 

 

17:15 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Rester en pyjama

 

 

Hier, Mardi, mon lit m'a dit :

Reste donc ici.

Tu n'as pas assez dormi !

J'ai réflechi puis j'ai flêchi.

 

J'ai pensé : Un Mardi de perdu..

N'est-il pas idiot de rester là ?!

Mais les Mardis, ça court les rues

Surtout celle de la Rosière d'Artois !

 

Alors, je ne suis pas sortie ;

j'ai gardé mon pyjama.

Je n'ai vu ni le jour ni la nuit

mais peu importe... j'ai adoré ça ! 

 

 

 

 

09:00 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30 avril 2007

A Cousins Tooth Brushing Concert

 

 

Parce que les Tooth Brushing Concerts sont finalement un loisir très familial .. petit souvenir d'un WE lorientais où il a aussi été question de se baigner à Groix (au mois d'avril, vous avouerez que c'est quand même chouette).

 

 
 

23:55 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21 avril 2007

On va voir les vaches ?

 

C'était pas les présidentielles mais les communaux ! Enfin, leur ouverture, pour être plus précise...

 

On a profité de la traditionnelle ouverture des communaux*, donc, pour fêter mon temps qui passe, entre copines, en plein marais poitevin, en mangeant des mogettes ... C'est pas beautiful ça ?!

 

Sincérement, je vous recommande de le vivre une fois. C'est chouette ...

 

400 vaches lachées pour paturage dans le marais communal de Curzon** ... Ya de la poussière... Ca meugle de partout... Les éleveurs ont des têtes bonhommes...

A midi, le maire fait son discours devant l'apero servi dans 200 verres rangés en ligne qui lui volent d'ailleurs l'attention des spectateurs venus en familles... Le micro gresille... Chaque élu se le passe avec complaisance et sourire... C'est l'occasion des remerciements, d'un rappel de l'histoire des communaux et puis de petits réglements de comptes politico-locaux aussi...

 

Les discours terminés, chacun se rue sur le petit kir de bienvenue - on est bien plus ici pour pour le banquet que pour le maire ou pour les vaches, faut le dire !!  - et puis, sous un cagnard pareil, on l'espère finalement beaucoup, ce pti kir ! ... enfin, on rejoint un banquet façon Oktober-Fest mais avec de la viande de vache du marais (évidemment) et des mogettes (haricots blancs locaux)... des kilomètres de tables, de la musique traditionnelle vendéenne, des voisins qui rougeoient au fur et à mesure que leurs bouteilles de vin se vident ... une chaleur du diable sous cette tente... les conditions idéales pour les mogettes, en somme...

acc572ad783f6fbb3d425ae958c921be.jpg

 
Ce que j'aime bien, ce sont les têtes de nos voisines en arrière-plan (qui reflétent d'ailleurs la moyenne d'âge des 200 convives attablés ce jour là). On dirait que ça leur fait frétiller les ..., n'est-ce pas Pepette ?!

d2be1e334e48294fa36f87f16446cc24.jpg

 

Et puis, ces paysages préservés magnifiques qui donnent l'occasion d'observer les chevaliers gambette, vanneaux huppés, cigognes, hérons, courlis, et autres traquets motteux qui nichent ici...

 

On en aura vu, des vaches... et ce n'est pas ça qui me fera regretter Paris !

 
Special Thanx to D. baby & A.I. l'assaucisse..

 

*on ne quitte jamais vraiment le WWF !!!!

**la semaine prochaine, c'est dans celui de Lairoux

Les communaux par FuturaSciences

Site de la LPO

Pays né de la mer

 

 

23:55 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14 mars 2007

Les pancakes, mon voisin et moi

 

Le réveil sonne. Cette sonnerie que je connais par cœur et que je ne supporte plus certains jours ! Je n’ai pas entendu les ouvriers déjà arrivés et pourtant, le manège bruyant de leur va-et-vient sur les échafaudages a probablement commencé depuis une heure !

 

Il fait nuit noire dans ma chambre. Un pied après l’autre hors du lit. Je titube, pas encore éveillée. J’ouvre la porte et me dirige instinctivement vers le placard de la cuisine.

 

La pièce est inondée de lumière. Il va faire beau.

 

Au moment où je l’ouvre, la porte du placard fait ce tintement aigü typique qui a également le don de m’agacer les jours de gloomitude. Je saisis le pot avec une précision instinctive pendant que ma main droite cherche une cuiller dans le tiroir. J’ôte le couvercle du pot.

 

Il me rappelle inlassablement mon frangin Tieum. Ce même pot qu’il utilisait en quantités pour je-ne-sais quels produits chimiques. J’ai souvent l’impression d’être en train de me servir des cuillers de ces engrais toxiques et l’idée même d’en prendre une grande rasade m’amuse. Mais là, c’est sûr ; je ne suis pas encore apte à réfléchir aux ingrédients toxiques de Tieum!

 

Comme à chaque fois, d’abord, je me surprends à aplatir la poudre blanche. Si légère, si fluide. Je me rendors doucement en la caressant du dos de ma cuiller, accoudé au plan de travail, la tête molle et penchée, les yeux dans le vague, pas vraiment consciente de mes gestes ; et j’ai l’impression que le moment dure des plombes. C’est agréable.

 

J’y plonge enfin ma cuiller pour la remplir et la jeter dans un bol. Ce qui m’amuse ensuite, c’est de recouvrir cette poudre avec le lait. Pas trop. Pas assez, en fait. Pour que le mélange soit grumeleux, pour que cela soit gras et épais et pour pouvoir en rajouter, ensuite. Le mélange devient ocre. C’est qu’il est temps de le couler au fond de la poêle.

 

Les jours de bonne humeur, je m’applique à faire des petits cercles au fond de la poêle. 3 pas plus. Pour respecter une taille correcte. Et y revenir pour une seconde tournée.

 

Les jours plus gloomy, je verse le contenu complet du bol pour ne faire qu’un seul cercle. La flemme de patienter ou d’y mettre les formes, probablement.

 

J’aime beaucoup regarder la pâte gonfler et se creuser de petits trous. C’est grâce aux trous que je sais que c’est réussi.

 

Tout doucement, je m’éveille. L’odeur des pancakes commence à chatouiller mes narines… Après un aller-retour jamais très long, je les glisse dans une assiette alors que le sirop d’érable est déjà à coté de moi. A portée de main.

 

Les pancakes n’ont de raison d’être que lorsqu’ils sont chauds et, selon moi, ne supportent que le sirop d’érable ! J’ai déjà tenté la confiture de cerise noire ou celle d’orange. Mais rien d’aussi convénient que le sirop d’érable.

 

Alors, je fais couler le sirop sur un tout petit filet, précis, couvrant la surface de chaque pancake. En temps gloomy, il est sûr que je verse le sirop d’un coup, un seul, au centre du pancake et regrette à chaque fois d’en avoir versé trop. 


Avec un petit filet, le pancake a le temps de se gorger du sirop, de l’absorber jusqu'à disparition… Pancakes et sirop d’érable diffusent à ce moment précis une odeur parfaite. Celle qui éveille enfin mes sens !

 

Je saisis frénétiquement couteau et fourchette et dévore goulûment mes pancakes. 
Dégustant mon festin matinal, j’observe enfin le reste de la pièce. Je laisse traîner mon regard sur les photos de Paris. Je regarde à travers les fenêtres et constate que les voisins sont eux aussi réveillés. Les volets intérieurs sont repliés.

 

Comme à chaque fois, le doute me prend qqes secondes : me voient-ils ainsi, nue, dévorant mes pancakes ?!?

 

Non pas que j’aime particulièrement être nue ou en petite tenue, mais c’est le seul moment de la journée où je peux me permettre de l’être pour profiter complètement du froid qui m’empare. J’adore quand le froid me prend doucement, qu’il fait granuler ma peau. J’aime beaucoup résister toujours un peu plus, juste pour voir jusqu’où je peux aller. Faut dire que je ne suis pas spécialement frileuse !

 

Je ne suis pas encore suffisamment consciente pour être vraiment gênée par la situation, et puis, je sais qu’il y a fort peu de chances pour que les voisins me voient ainsi. Le reflet, le soleil, les plantes ... Et finalement, je me fiche de savoir si oui ou non je devrais… Je suis bien là, nue, devant mes pancakes !

Je m’applique à faire en sorte que plus aucune goutte de sirop ne reste, le sauçant avec les dernières miettes restantes.

 

Il n’y a pas encore de bruit chez moi. Je regarde le mouvement des palmes sur mon balcon. Leur verdure complète très bien les couleurs de mon intérieur. 

 

Une fois les pancakes achevés, j’allume la radio. A chaque fois, j’hésite par commencer avec de la musique plutôt qu'avec les sérieuses informations quotidiennes… je vais enfin regagner ma chambre pour allumer mon ordinateur, ouvrir le volet, laisser entrer le froid par la fenêtre, un peu de froid encore ..

 

L’odeur des pancakes traîne dans tout l’appartement…  Il est temps de m’activer … et ça tombe bien parce que le voisin sort sur son balcon !!! Oops .. en une seconde, je disparais derrière le bar de ma cuisine, agenouillée … Volatilisée !

 

Et même s’il n’a rien vu, je pouffe de rire quant au comique de la situation. Me voici nue, croupie au ras du sol, me cachant derrière les parois de ma cuisine américaine, commençant - l’air de rien- à avoir froid (parce que c’est bien beau de jouer les nordiques, mais on est pas à Marseille !) et essayant d’envisager un repli stratégique !

 

Je lève le nez du coin de ma cachette, juste pour voir où il en est, mon pti voisin … et … 1.. 2.. 3.. je cours vers la salle de bain… espérant, presque convaincue, que pas un seul petit morceau de mes fesses il n’aura vu !!!

 

Ces émotions m’ont réveillée… la journée peut commencer !

 

 

19:20 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18 février 2007

Porter la capuche et écouter du Hip-Hop

Nantes, c'est plein de choses ; ça, je vous l’ai déjà dit …  les Folles Journées … blabla..  mais ce WE, c'était les « End Of The Weak » … ce concours national (international même – puisque ca vient des states) de Hip-Hop/rap..

Ceux qui ont vu le film ‘8 mile’ avec Eminem comprendront encore mieux… Il s’agit d’une sorte de Battle entre MCs misant sur la créativité et l’originalité des participants.

 

5 épreuves pour départager les concurrents :

1- Texte écrit 2- A capella 3- Improvisation 4- MC versus DJs 5- Cypha Skills.

Le tout est, bien-sur, chanté en rap (comme notre fameux Oxmo Puccino en France ou encore les feu Tupak Shakur ou Notorious B.I.G. aux Etats-Unis) sur des rythmiques hip-hop.

Ce soir là, il s’agissait de déterminer le champion de l’ouest qui irait ensuite concourir pour le titre de champion de France.

Très curieuse de voir comment tout cela se passait, j’ai proposé à Sophie d’aller assister à cet événement.

Ca se passait dans le Centre socio-culturel de Rezé.

Pour accéder à ce fameux Centre, il faut traverser tout un quartier résidentiel très calme. Curieuse ambiance. Quand on se prépare à aller écouter des MCs, on se prépare à une foule bigarrée, à du mouvement, du volume… Et là, on était dans une petite salle de quartier, toute tranquille. Le bar était tenu par une petite dame du 60aine d’années,  probablement membre actif du Centre culturel du quartier. Bref.. tout cela augurait un évènement convivial, pas sectaire et gentiment organisé ! Tant mieux, parce que Sophie et moi, quoique vêtues de manière décontractée, on faisait quand même jeunes-filles de bonnes familles.

La capuche et le sweat-shirt étaient de mise autour de nous. Et contrairement à ce que l’on pourrait supposer, les femmes y étaient aussi nombreuses que les hommes. Pour le reste, vous imaginerez seuls. Afin d’éviter les méprises, je n’ai pas envie de vous décrire les afficionados qui remplissaient la salle.

La salle était chauffée par deux DJs plutôt discrets et les gens entraient au fur et à mesure …

 

Et puis cela a commencé. Un grand black, du genre gros nounours, casquette rivée de travers sur le front à lancé les festivités…

 

Nous avons vu défiler sur scène un paquet de gus, tous plus épatants les uns que les autres (faut l’avouer parce qu’en ce qui me concerne, je serais totalement incapable de scander de la sorte et à ce rythme).

 

Un premier passage a permis au jury de n’en retenir que 8. Et les épreuves ont vraiment commencé !

 

Imaginez les gars, scandant des textes improvisés, en rimes, sur le rythme qui leur est imposé par les DJs.

 

C'est amusant de constater qu'il a deux types d’attitudes scéniques liées à deux approches du textes différentes : il y a ceux qui décrivent un quotidien pas-tout-à-fait rose mais qui ne se veulent pas specialement politiques et plutôt pacifistes, et ceux qui revendiquent clairement plein de choses, de manière plus.. disons… véhémente ! Le Pen et Sarkozy s’en sont pris plein la figure. Vous le devinerez.

 

Il y a ceux qui privilégient la sonorité des mots et d’autres leurs sens.

Il y a ceux qui utilisent la foule et ceux dont on devine le trac au travers de leur concentrante immobilité….

 

Nous les avons notamment écoutés improviser sur des d’objets qui leur étaient donnés à l'aveugle.

 

Leur prouesse réside dans l’a-propos, le rythme, le choix des mots et la vitesse avec laquelle ils doivent s’exécuter ! J’étais épatée, sidérée !

 

Sur scène, chacun défile … à chaque passage, la foule lève le bras, main plate, à l'horizontale, pour marquer le rythme de haut en bas, en pliant les genoux , signe de satisfaction et d’adhésion.

Et puis, en bonne Simone que je suis, je me suis quand même très rapidement penchée sur la question de la musique… forcément ! Donc sur celle des DJs qui la choisissaient. Et plus je m’intéressais à leur travail, (ils étaient deux), plus le jeune homme brun derrière les platines me subjuguait. J’ose le mot ! Je ne saurais vous dire pourquoi, au delà du fait qu’il était absolument charmant, que sa façon de se tenir réservé derrière ses platines, de regarder la foule, de jouer de rythmes avec les concurrents m’ont... disons… clairement émue ! Au point qu’à peine le premier tiers des épreuves était-il passé, je n’avais d’yeux que pour lui – enfin presque !

 

Il avait cet air absolument troublant du timide pas-si-timide-que-ça, concentré dans son job, à l’écoute de la salle, oscillant du sourcil ou souriant aux candidats en fonction de leurs échanges et à la fois complétement ailleurs ; l’air de celui qui vous lance, de temps à autre, un regard sombre mais pas noir du tout, profond, terriblement sexy et qui assume ; un regard totalement désarmant que vous espérez n'être destiné qu'à vous seule et que je me suis, en tous cas, approprié toute la soirée !!!!!!!!!

 

C’était bon … bon de constater qu’il pouvait encore y avoir, sur terre, un homme capable de m’émouvoir à ce point sur un simple échange de regards.

 

Bon de constater aussi que j’étais disposée à ça (après 2 ans ½ de célibat, on est en droit de se demander si on est encore capable de monter sur un vélo !)

 

L’histoire du DJ s’arrête malheureusement là .. parce que même si la mère Simone a enfin eu les yeux qui brillaient, elle n’en est pas moins restée clairvoyante …

 

Alors, bon, c'était pour la petite histoire ! Je me disais que dans mes récits, il n'y a jamais de trucs un peu croustillants, un peu fleur-bleue aussi ... Jamais de révélations, non plus ! Alors voilà, profitez-en, c'était le moment ! 

15:45 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14 février 2007

Droit de réponse

 

Chère Mme Michu...

 

Tout d'abord, vous faites partie de ces proches qui ont encore le courage de me lire régulièrement et je tiens à vous en remercier !

Pour faire suite à votre commentaire, laissé il ya qqes jours ici-même et que je me plais à garder en l'état, je me permettrais ce qui suit :

 

Je comprends bien votre impérieuse passion pour la musique et apprécierais d'ailleurs de la partager avec vous (si vous acceptiez de m'éduquer au sujet de contemporrains comme Ligeti , je serais preneuse)...

Je comprends également les élans incontrolés auxquels la musique pousse parfois...

Je comprends enfin que vous vous  sentiez atteinte par mes propos amusés...

Mais tout cela justifie t-il les votres ??!  Vous nous en dites finalement si peu ! 

 

Un tel emportement de votre part laisse sous entendre un caractére passionné et vous ne semblez pas manquer de verve ni de motivation. Vous ne manquez pas d'humour non plus, puisque c'est au 4ème degré que j'ai pris vos propos. Cependant, vous manquez sérieusement de courage et je le déplore ...

Nous avons semble t-il, une connaissance commune, puisque c'est avec ses coordonnées que vous m'adressez votre doux billet. 

Sauriez-vous avoir l'élégance de celui/de celle qui assume en me révélant votre identité ??

 

Cette connaissance et moi sommes aussi curieuses qu'impatientes de vous découvrir, en fait !!

Peut-être cela nous permettrait-il, par ailleurs, d'échanger des propos tout aussi enflammés sur la musique qui semble être une motivation partagée ??

 

Dans cette attente, je me tiens à votre disposition ..

 

 

 

14:40 Publié dans Billets du jour & Essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12 février 2007

Qui veut stocker des millions ??!!

 

Je ne sais pas si tous les spams sont de ce style (je ne les lis jamais!) ou s'il vous est déjà arrivé d'en lire de pareils !

Je me suis arretée, par le plus grand des hasards, sur celui qui suit et je crois qu'il en vaut le détour  ...