Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Comment se faire une place dans le métro, un matin de semaine, a 8.30 sur une ligne de forte affluence ?!?

     

    Choisissez de dormir chez votre soeur. Trouvez très tardivement le sommeil, histoire de peu dormir. Le lendemain, félicitez-vous des cernes qui vous donnent un petit coté junky (so trendy !). Décidez de ne pas prendre de douche ni même de vous brosser les dents. Décidez également de remettre les vêtements que vous portiez déjà la veille lorsque vous buviez des bières en pique-niquant !

    Portez sur votre dos un sac dans lequel se trouvent les restes du fameux pique-nique que vous avez d'ailleurs omis de mettre au refrigerateur pour passer la nuit, notamment un camembert digne de ce nom - i.e. odoriférant au point de vous rappeller la couche pleine d'un nouveau-né !

    Arborez un krama cambodgien pour tenir vos cheveux hirsutes et promenez-vous avec 8 boules de pétanque en métal dans chaque main !

    Entrez dans le metro au même moment que votre soeur qui, elle, est passée sous la douche et se trouve élégamment vetue pour aller travailler ! Commencez à converser. Constatez que les gens la bousculent et se serrent contre elle pour entrer dans la rame. Puis constatez que personne ne vous serre, ne vous colle ni même ne vous bouscule !

    Concluez enfin que vous avez trouvé la tenue idéale pour prendre le métro tranquilement ! * ¤

    *Par esprit d'escalier, comprenez aussi cependant que la technique rend impossible toute rencontre

    ¤Enfin, assumez le fait que votre image s'en trouve ternie (si toutefois cela vous importe!) 

    Lien permanent Catégories : Billets du jour & Essais 0 commentaire Imprimer
  • Une question de determination !

    Ses baskets. C’est la première chose à laquelle il pense au réveil !

    A la seconde même où son corps commence à s’éveiller, au moment où ses yeux s’ouvrent à peine et où son regard assurément trouble ne doit encore rien distinguer, il est animé par une motivation extra-ordinaire et sidérante qui le pousse à traverser la chambre en titubant d’un sommeil pas encore quitté pour enfiler ses chaussures de basket le tout  avec une maladresse touchante.

    Il sait – chaque jour, l’histoire est la même - qu’il aura à les quitter, qu’il ne lui sera pas possible de sortir de la maison ainsi. Il sait qu’il y aura conflit, argumentation puis finalement réprimande. Il le sait…

    Mais qu’à cela ne tienne… le plus de temps peut-il les porter...

    Comment peut-on être à ce point déterminé, à ce point obstiné, quelle peut être la raison vraie pour accepter chaque jour de s’entendre demandé gentiment, imposé ensuite puis ordonné, d’en venir finalement aux râleries, puis aux cris, ensuite aux pleurs et enfin aux mains, chaque matin, jour après jour, pour une paire de baskets !??!!!

    Petit Ambroise ... cela m'attendrit autant que me fascine !

    Lien permanent Catégories : Billets du jour & Essais 0 commentaire Imprimer
  • Accoutumance de comptoir

    Une petite musique pour la bonne humeur cliquer ci-dessous

     

     

    Je ne voulais pas prendre d’espace, me faire discrète dans un paysage qui n’est pas le mien - assurément le sien – sans non plus m'oublier ou disparaître.

    Simplement me faire une petite place dans cet univers. Ne pas faire de bruit. Juste profiter de ces moments délectables.

     

    Et puis aussi, un peu quand même, l’observer, de très loin, du haut d'un tabouret ou de derrière ceux à qui je parlais, juste du coin de l’œil, sans qu’il ne le devine. Simplement pour voir s’il a changé, imaginer et voir ce qu’il devient, tenter de retrouver avec distance ce qui faisait son charme et qui ne l’a visiblement pas quitté !

    J’étais là… autant en profiter !

     

    Ce qui est amusant, c’est que cela nous a pris du temps … un besoin probable pour chacun de nous deux d’assimiler le fait que l’autre soit de nouveau dans le paysage - dans SON paysage à lui en l'occurence - et que l’on va devoir faire avec.

    Ce n’est ni désagréable ni agréable d’ailleurs. C’est juste curieux.

     

    J’ai aimé cette distance, cette réserve – m’a t-elle semblé - partagée. J’ai aimé l’agréable et imperceptible malaise que la situation engendrait. J’ai aimé le voir s’acclimater tout aussi doucement que moi - et si ce n’est s’acclimater, en tous cas, considérer l’autre un peu plus, jour après jour – mais il faut probablement préciser que nous pourrions avoir chacun de bonnes raisons assez différentes de ne pas être spécialement chaleureux avec l’autre ..

     

    Nous n’avons échangé aucun propos en dehors de « salut » souriants mais c’est probablement ce qui aura fait le charme de l’histoire.

     

    Il nous aura fallu, à lui comme à moi, un curieux temps d’accoutumance, finalement délectable parce qu'inexplicable, mais ce que je retiens de ce moment, c'est un morceau de Morcheeba qui flottait dans l'air et ce massif de passiflore.

     

    C'était simplement bon et c'est ça qu'il y a de bien !

     

     

    Lien permanent Catégories : Humeurs Imprimer