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Billets du jour & Essais

  • Laisser monter et ne pas résister ... à Stevie

     

    Débuter la semaine en tapant discrètement d'un pied sous son bureau. Se rendre compte que l'autre (pied) s'y met aussi.

    Ne pas broncher. Les laisser faire.

    Constater qu'ils sont en train de contaminer le bas de votre dos, puisque vous sentez déjà un mouvement ondulatoire de vos hanches.

    Comprendre, que vous n'allez pas pouvoir résister. En tous cas, pas bien longtemps.

    D'ailleurs, vous avez remarqué ? Vos doigts pianottent le clavier de votre ordinateur différemment depuis tout à l'heure. Question de rythme, manifestement.

    Alors, décider de n'avoir l'air de rien (on est au boulot, tout de même) mais se laisser emporter doucement par la musique qui remonte le long du dos et vous effleure maintenant le cou. Vous sentez ?

    Finalement, lâcher prise. De toute façon, c'est trop tard ! Vos voisins ont bien compris votre petit manège et surtout, crèvent d'envie d'en faire de même !!

    Du coup, monter le son, partager et sourire...

    Se dire que c'est bon, trèèès bon, et qu'il n'y a pas tant de choses que ça, dans la vie quotidienne, qui fassent autant d'effet(s) si simplement, surtout en bossant !!

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  • Une vie de champignon

    Parfois, et particulièrement en ce moment, j'apprécierais d'être un champignon !
    Vivre en pleine nature, ni trop au soleil, ni trop à l'ombre,
    Me la couler plutot douce, et n'avoir pour seule préoccupation que celle de grandir tranquillement,
    Pousser où bon me semble, occasionnellement seule mais jamais trop loin de mes potes...
    Dans certains cas, permettre à celui qui me mangerait d'atteindre des paradis euphoriques...
    Dans d'autres, filer la cliche au promeneur trop gourmand qui m'aurait cueillie pour ce que je ne suis pas.
    En tous cas, ne surtout pas etre de Paris,
    Et je l'espère, terminer en grande simplicité, réchauffée ce qu'il faut et servie en poellée à coté de mes comparses pommes de terre (après tout, je suis picarde) dégustée avec un vin de circonstance, un soir d'été du genre indien, par une grande tablée de bons copains.
    Mais... Bon ... me voici chaque matin rattrapée par la raison : jusqu'à présent, on n'a jamais vu un champignon gagner du pognon !!!

    IMG_2673bis.jpg

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  • Humeur matinale estivale

    "Se vêtir d'une robe légère, chausser des lunettes de soleil, s'asseoir au volant d'une 504 (une 204 pourra convenir aussi - il ne faut pas être obtus !), rouler décapotée sous le soleil et passer de village en village pour constituer un pique-nique : le pain de untel, la charcuterie de unetelle, le vin de machin et les fromages de bidule, de tel en tel endroit... En profiter pour papoter avec chacun, prendre son temps, puis s’arrêter dans un coin de campagne et se poser à l'ombre (parce qu'il fait très chaud !) sous un arbre. Étendre un tissu, s'allonger, lire, grignoter, sourire, entendre les oiseaux, faire la sieste au son du léger vent dans les feuilles, perdre son regard dans les nuages, sourire encore...".

    Voilà mon humeur au réveil ce matin...
    mais ... oops, je papote, je papote... je n'avais pas vu l'heure..
    Il faut que je vous quitte.. Tenez... Passez-moi mon manteau chaud.

    Je file bosser à Aubervilliers !!!!!!
    Belle journée !

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  • Question de rythme

    Rentrer plus tard du boulot.
    Sous son casque de scoot, décider de plonger ses oreilles dans la G-Mix List de Gorillaz.
    Sentir son pied remuer lentement. Puis ses doigts taper sur le guidon.
    Au fur et à mesure de votre progression le long du canal St Martin, ne pas pouvoir résister : laisser son corps onduler doucement, même en conduisant, pour finalement marquer clairement le rythme de la tete (alourdie par le casque).
    Comprendre que la musique vous a prise toute entière lorsque votre voisin de feu rouge rit en vous regardant vous dandiner. Lui sourire en retour. Lui trouver un air charmant (aussi).
    Relever votre casque pour mieux l'entendre vous demander quelle est la musique qui vous emporte ainsi.
    Lui répondre "Sleeping Powder"*.
    Lui sourire à nouveau lorsqu'il confirme qu'il écoutera cela dès que rentré.
    Lui faire un signe de la main du type "pousse levé + salut". Démarrer parce que le feu est vert.
    Arriver chez soi. Ouvrir les fenêtres parce qu'il fait chaud.
    Se dessaper. Brancher les enceintes.
    Remettre le morceau à fond.
    Danser.
    Aimer cela ! **

    * qui ne porte pas bien son nom
    ** et pourtant, ce morceau est loin d'etre leur meilleur...

     

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  • Sur un air de David Bowie

    Pendant 9 ans, systématiquement, perdre ses moyens
    En un simple regard, oublier tout le reste,
    Ne pas savoir quitter des yeux, observer chaque geste
    Et se convaincre cependant que de possible, il n’en est rien.
     
    Ne jamais se défendre d’y revenir.
    Se présenter encore dès que possible, même y tenir
    De cet état aussi délicieux que secret,
    S’agacer autant qu’apprécier.
     
    En ignorer la raison, 
    Ne pas la chercher jusqu’à ce jour,
    Puis saisir enfin l’occasion
    Et, sur un bout de papier, faire court.
     
    Se trouver ridicule et déplacé, 
    Mais recevoir un signe intéressé.
    Alimenter des échanges amusés, 
    Et se réjouir d’un soupçon d’affinités.
     
    Se voir un RDV proposé ;
    Incrédule, ne surtout pas conjecturer.
    Puis découvrir avec effroi 
    Que de possible il n’y aura pas !
     
    Hurler, seul, trouver injuste cette déveine
    Regretter les années qui séparent ;
    Détester la vie et ses hasards ;
    Puis accepter sa peine.
     
    Espérer secrètement que l’autre sera plus léger,
    Qu’il est peut-etre envisageable, le temps d'un verre, de s’en accommoder.
    S’en vouloir ; comprendre que lui aussi aura renoncé, 
    Alors même qu'aucun mot n’aura été prononcé.
     
    Se jurer, cependant, de dire
    En se promettant d’en rire
    Et de remercier l’autre de la singularité
    D’émotions dont on ne saura probablement jamais complètement se détacher.

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  • Le malheur de l'une fait la joie journalière d'une autre /ou/ Les chaussons de la solitude

    Dans le métro, saisir en une fraction de seconde, dans le regard d'une jeune fille charmante et par ailleurs, très joliment apprêtée, ce grand moment de solitude lorsqu'elle découvre devant vous, en regardant ses pieds, qu'elle est encore en chaussons.

    Cette seconde de désarrois complet, que l'on ne souhaite à personne, en appelle autant à ce que l'on est (ou pas), au jugement des autres et à la crainte qu'on en aurait, qu'à la journée qui va en découler.

    Vous savez ? Cet instant presqu'imperceptible, terriblement personnel, ce moment si furtif de prise de conscience d'une situation aux conséquences inévitables et que j'ai capté par hasard dans son regard.

    J'en ai pleuré de rire, toute aussi seule face à la situation qu'elle ne l'était de son coté, imaginant ce qui lui traversait l'esprit : elle est en fin de parcours, après déjà 1.00 de transports en commun. Elle est attendue ce matin pour une réunion au plus haut niveau avec ses patrons. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait porté la plus grande attention à sa mise en plis et en beauté, oubliant manifestement le reste. Sa destination est Porte de Vincennes, là où, même si elle pouvait s'en donner le temps, elle ne trouverait pas de magasin de chaussures. Il est 8.00 !

    Un moment d'intimité et de terrifiante fragilité, offert tout autant que capté involontairement. Son regard. Ses chaussons. Son malheur... qui feront la joie de ma journée !

    Merci mademoiselle ! Nous avons été quelques uns, avec qui j'ai partagé le sujet, à avoir ri en pensant à vous, au fur et à mesure de la journée, vous imaginant dans de multiples situations professionnelles, de chaussons toujours chaussée !

     

    Pour d'autres moments de solitude, cliquer ici !

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  • Trainer et ne plus résister

    Leur fallait-il de lalcool pour saccoutumer,

    Ou était-ce pour retarder la fatalité ?

    Le temps leur manquait alors quils lavaient repoussé.

    Leurs corps entremêlés, une évidence, une nécessité.

     

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  • Voisinage synchronisé

    - Hum … Tu sais, c'est bien qu'on fasse du badminton ensemble, parce qu' à part le yoga, j’ai tenté de reprendre la course à pieds, mais j’ai mal aux genoux. Je suis contrainte d’abandonner au bout de 20 minutes. C’est la barbe ! Et ce n'est pas le voisinage synchronisé qui va me muscler !

    - Hein ? Le quoi synchronisé ??

    - Le voisinage. Le voisinage synchronisé. C’est un peu comme la natation. Sauf que c’est du voisinage.

    - interloqué- Ah ouais. Et ca consiste en quoi ?

    - Tu réalises des chorégraphies identiques ou opposées, mais simultanées, synchronisées, de manière hasardeuse, sans jamais le prévoir ou le vouloir.

    - Ah bon ! Et tu fais ça à la piscine ?

    - Non… on fait ca chez nous. Ou plutôt, chacun chez soi. Enfin, chacun de son coté.

    - -vraiment dubitatif- Mouais. J’comprends pas. Et le voisinage, c’est quoi ?

    - Eh bien, c’est le voisin.

    - Mathieu B-F ?????

    - Oui ! Enfin, ça pourrait entre un inconnu qui vit dans ton entourage, je veux dire, géographique. De préférence, dans ton champ de vision. Donc plutôt un vis-à-vis.

    - Pourquoi dans ton champ de vision ?

    - Pour les mouvements ! Il faut bien avoir une visibilité sur les mouvements, histoire de savoir s’ils sont synchrones !

    - de plus en plus perplexe- Mais les mouvements, vous les faites comment ?

    - En fait, chacun fait ses mouvements. Naturellement. Sans se concerter. Et c’est en fonction de ça que tu sais que tu pratiques ou non le voisinage synchronisé.

    - Hummmmmm... D’accord -dépassé par le sujet- Donc, tu pratiques le voisinage synchronisé avec M. B-F... Et alors, ca sert à quoi ?

    - A rien. Absolument à rien. C’est juste une activité. Yen a qui peignent, d’autres qui chantent ou qui classent des timbres chez eux. Moi j’fais la même chose que le voisin. Et lui fait la même chose que moi. On fait les mêmes choses. Ou leurs contraires. Sans le vouloir. Mais en des temps similaires. En parallèle.

    - Ca me fait penser à la chanson de Delerm, tu sais 'Parallèles'. Il chante «  Pas les mêmes, pas mélangés ; Pas loin et à coté quand même ; Nous vivons en parallèle, et la ville nous sépare un peu ».

    - Hum… Oui, sauf que nous ne sommes pas Amants ! 

    Il rit- Tu ne m'en avais jamais parlé... Et vous faites quoi de manière synchronisée ?

    - On se lève ou on se couche à des horaires similaires. Il baisse de mine, presqu'incrédule - Il rentre lorsque je sors. Je rentre lorsqu’il sort. Parfois nous rentrons ou sortons en même temps. Il sort de chez lui pour longer à pieds la place des V. Je m’y trouve au même moment pour y prendre le bus. On peut rester chez nous des journées durant ou prendre nos scooters aux mêmes moments.  Il se pose sur sa terrasse lorsque je suis assise sur les toits...

    Et puis, il m’est arrivé de le croiser chez le SushiMan, qui est plus loin dans notre rue. Si cela n’a rien de franchement étonnant, il est amusant de constater que nous avons des envies synchrones de japonais…

    Il y a eu cette amusante fois, aussi, dans le troquet situé au pied de chez nous, dans lequel pourtant ni lui ni moi n'allons normalement jamais. Flemmardise, facilité, et surtout très grand hasard, de s’y poser un soir vraiment tard, en même temps, de manière synchronisée. 

    Et puis il y a eu le soir où je l’ai retrouvé à l'Olympia, tu sais, au concert de Pierre Lapointe. "Mais quand les doutes arrivent, que la honte récidive, nos joies répétitives savent nous rassurer", chantait Lapointe ce soir là. C’est le fait de le retrouver là-bas qui a commencé à m’enquiquiner.

    - Pourquoi ?

    - C’est comme si cet homme faisait partie de ma vie sans que je n’aie rien demandé ; pas plus que lui, d’ailleurs. Non pas qu'il soit déplaisant. Des milliers de demoiselles en France l'adulent, même ! Mais cette sensation de contrainte, de figure imposée, pour lui comme pour moi, de cet inconnu qui le reste mais qui est toujours présent, qui vous renvoit aussi parfois à vous-même, a commencé à me fatiguer.

    Heureusement, c’est à ce moment là que nos rythmes ont commencé à changer et diverger. Comme si ce concert de Lapointe marquait la fin de notre exercice sportif, l’achèvement de notre partition. 
    Et puisque la musique est un des éléments que nous agréons respectivement, cette fois-ci sans contrainte, j’ai déposé dans sa boite à lettres, différents morceaux des musiques qui, de mon coté, ont accompagné notre chorégraphie. Une façon de clore avec amusement et surtout de ne plus être inconnue, pour briser cela.

    - Et comment ça a commencé, tout ça ?

    - Tu sais, c'est le seul réel vis-à-vis, depuis l'appartement comme depuis les toits. Alors, à constater des volets qui s'ouvrent ou se ferment, des lampes qui s'allument et s'éteignent, à une cadence qui non seulement est similaire mais surtout aussi atypique que la tienne, tu en viens vite à piger que tu as (ou non) en face de toi, ton partner de voisinage synchronisé !

    - Mouais ! Je vois. C’est pas banal ! T'aurais pu m'en parler plus tot... Quoi qu'il en soit, avec tout ça, t'as beau avoir partagé de la musique avec lui, tu n’en es pas plus musclée !!! 

    - (…) Ben (...) Non !!!

    - Plutôt que d'imaginer ton machin-truc synchro, tu aurais du lui proposer une partie de bad'. !!! Ce qui aurait été plus sympa. Il se parle à lui-même. D'autant qu'il a l'air sympa ! puis reprend En tous cas, vous auriez réellement pratiqué un sport et tu aurais eu un autre partner. Au moins, cela t'aurait servi à quelque chose !
    Il lève les yeux au ciel. Vous êtes curieuses, vous les femmes ! Allez viens, on va s’le faire, ce badminton ! Puis il a marmonné Mais puisqu'il déménage, j'espère que ce sera une femme qui va lui succéder !

    J’ai saisi mon sac de sport. P. & moi avons  disputé cette partie de badminton, et je n’ai plus jamais pratiqué le voisinage synchronisé avec mister M. 'Hey' B.-F. !

     

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  • Amitiés aériennes... ou comment la correction automatique des mots sur Iphone peut donner de nouveaux atours à nos amis...

     

    Conversation sms entre copines :

    F – Ben on va faire ça et ça. T’en penses quoi ?

    C – Oui, chouette ! J’en pense que ce sera esprit « toujours en vacances » et c’est vachement bien. Tu sais combien de personnes viennent ?

    F – Oui ! 60 pets

    … puis plus rien ... 

    Evidemment, quand vous êtes dans le train qui relit Paris à Amiens, ce qui était mon cas, les ondes téléphoniques ne sont pas toujours performantes. Et notre échange s'est arrêté ici pour un temps, puis ...

    F – Personnes. Pas pets. Mes amis ne sont pas des prouts tout de même.

    Le train entrait en pleine campagne. Je ne pouvais même plus lui répondre..

    Réflexion faite - faut dire que j’étais assise à coté de deux cinquantenaires callipyges (comme la Picardie en compte de nombreuses) qui piaillaient tellement fort que plonger dans un bouquin était chose impossible - Réflexion faite, donc,  je me suis dit qu’on a tous des amis qui filent comme l’air, d’autres qui sont très discrets, d’autres qui sentent (bon ou mauvais d’ailleurs)

    On a tous des amis qui ne gênent pas et d’autres qui plongent parfois dans l’embarras. Certains sont gras et d’autres s’expriment avec humour.

    Il y en a même que l'on ne connait finalement que très tardivement, àprès avoir longtemps vécu ensemble, qui se dévoilent parce qu'enfin ils se trouvent en confiance.

    Alors, si si...  je crois que nos amis pourraient être des pets !!

    Mieux encore, il y a des amis que l’on pourrait parfois qualifier de prouts, pour ceux qui font beaucoup de bruit, ceux qui t'infligent un vent en public, ceux qui s'imposent à vous ou arrivent à un moment où vous ne les attendiez pas, ou encore ceux qui font preuve d’inélégance.

    Sans oublier ceux qui sont prout-prout ! J’en sais quelque chose : moi-même je suis un peu prout-prout parfois, surtout dans les soirées pince-fesses !

    Nous arrivions à Longueau - vous savez, à cet endroit où le train, stationnant dans une courbe, penche au point de vous coller à votre voisin de banquette - le réseau téléphonique reprenait...

    C - Si, ma Fannette, je crois que nos amis, les tiens, peuvent être des pets et des prouts! Et je suis fière d'en faire partie !

    Arrivée à Amiens, j’en ai conclu que, quoi qu'il en soit, ce sera une soirée lors de laquelle on se sentira bien !!!!

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  • Petits moments de solitude ou comment être soi-même sans l’être du tout !!!!

    Il y a la solitude vestimentaire du nouveau venu. Celui qui, pour son premier jour dans l’entreprise, choisit de revêtir une veste croisée sur un pantalon plissé alors que les couloirs regorgent de salariés en sweaters et en débardeurs. Cette solitude furtive, à la minute où il atteint le bout du couloir, lorsqu’il comprend que la journée va être trèèès longue.

    Il y a la solitude du client qui tente d’insérer son propre manteau dans un placard déjà rempli à craquer et qui fait tomber tous les autres après avoir pourtant pris plus de 5 minutes de précaution.

    Il y a la solitude de celle qui, après avoir redoublé de créativité amoureuse, appuie sur la touche « envoyer » de son téléphone alors que le numéro affiché est celui de son patron plutôt que celui de son homme qui lui aussi s’appelle Henri.

    La solitude de celui qui, après s’être fâché avec la personne qui a pris sa place réservée, s’assoit avec soulagement, s’abandonne quelques secondes et voit son adrénaline monter en flèche lorsque, train en marche, le contrôleur annonce Dunkerque pour destination et que la prochaine gare n’est autre que celle de Ablincourt-Pressoir, alors qu’il est attendu dans 20 minutes  à Creil !

    Il y a la solitude de celui qui a décidé de s’impliquer en faisant tourner une machine, lorsqu’au moment d’en retirer le linge, celui-ci se trouve teinté de la plus moche des couleurs marron et qu’au milieu, il y a la petite robe préférée de sa femme, celle-là même – crème à l’origine- qu’elle comptait mettre a l’incontournable soirée du Président ce soir.

    La solitude de celle qui  avec un coup de ciseau un peu trop dynamique, coupe le tissu de la chemise Maison Margiella qu’elle vient de s’offrir et dont elle voulait simplement ôter l’étiquette gênante.

    La solitude de celle qui sort des toilettes après s’être rhabillée hâtivement et découvre, une fois avoir traversé le restaurant pour regagner sa place, que sa jupe est coincée dans le haut de son collant, laissant à  la vue de tous l’intégralité de son postérieur !

    Il y a solitude de celui qui prend son temps pour trier un par un ses pots de yaourts et autres papiers gras recyclables de ceux qui ne le sont pas, en les jetant dans un container hyper profond et qui, en refermant le couvercle, découvre qu’il s’agit du bac a verre !

    Il y a la solitude de celle qui s'apprête et se maquille pour un premier rdv galant, arrive en avance, se pose à une table en terrasse, en profite pour se caler sous son meilleur profil et, avant que le rdv n'arrive, reçoit la fiante d'un pigeon -probablement malade ou obèse, si on en juge le résultat- qui la couvre de cap en pied.

    Aviez-vous remarqué que c'est dans ces très courts moments que l'on revêt simultanément deux pans de notre personnalité ? Celui que l'on est et celui que l'on n'est pas (enfin normalement) parce qu'on s'évertue à le cacher ou à le vivre le moins possible. 

    C'est en passant une soirée à jeter un oeil au dessus de l'épaule d'un ange que j'ai découvert cela et l'idée même d'observer l'humanité sous cet angle m'amuse par avance !!!

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  • C'est la saison des Fantôôôômes...

    Étrange période que celle où de vieux fantômes traversent votre univers.

    Certains des miens semblent décidés à revenir ...


    Ils vivent une période transitoire, finalement très banale, où le présent n’est pas bien rose, le futur incertain et surtout nouveau, donc improbable.
    Alors, peut-être se disent-ils que le passé, qu’ils ont connu distrayant et chouette, souvent disponible et toujours disposé, est finalement rassurant. Et ils décident de s’y attarder.

    Mais comment fait-on pour gérer l’arrivée subite de fantômes quand on a déjà soi-même une vie passablement ectoplasmique ???

    Non pas que je ne veuille pas de mes fantômes. Ils sont attachants !
    Mais moi, je suis plutôt dans une période Anges (ou Démons, selon l’angle de vue), alors les fantômes, je ne sais pas très bien gérer !!

    Les anges, un bras sur le zinc, une bonne bière a la main, c’est chouette. Ça boit pas mal mais pas trop, ça parle nombril, et coupes de pantalons différentes selon le tissu ; Ça vous prend dans ses bras avec affection, ça vous sourit alors que vous les taquinez, ça sent bon et s’assure par texto le lendemain que vous allez bien. Bref, vous en voulez encore et encore.

    Les Démons, ça campe leurs personnages dès le départ ; au premier verre, au second coup d’œil, vous savez pourquoi vous pourriez être là. Vous savez surtout pourquoi vous ne souhaitez pas y être -enfin en ce qui me concerne. Bref, vous n’en voulez pas, mais surtout pas ! Rien de plus simple que de s’y soustraire.

    Mais les fantômes ... Moi, on ne m’a pas trop appris.
    Visiblement, ça ne vous propose pas de verre. Ça n’a pas besoin de vous voir -l’habitude de ne plus vous avoir vu, probablement. Ça vous parle à distance, sans chercher réellement la discussion. Ça apparaît à de curieux moments, vous pose (ou vous impose) des vieux sujets aussi poussiéreux qu’amusants à déterrer. Et ça espère votre réponse, intime et de confiance, sans tout à fait l’attendre -il faut dire que ça fait quand même longtemps que vous n’aviez pas échangé avec ces fantômes.

    Cela dit en passant, ça tombe bien qu’ils espèrent sans attendre parce que moi, vous me connaissez, je suis plutôt “question” que “réponse” !!

    Alors, voilà. C’est ma période fantôôôômes et je ne sais pas bien comment je vais gérer ! 
     
     
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  • Bref ... j'étais dans la lune

    Ce matin, je suis à la masse. Un réveil qui n'en finit pas de sonner, que je décale et repousse encore... pour finalement émerger à 8h00 (heure à laquelle je suis censée être tronante derrière mon bureau!).

    Je titube jusqu'à sous la douche, écoute vaguement les commentaires politiques d'un débat qui va encore faire débat...
    Je choisis une tenue rapide ... ah.. non, flute. J'ai RDV à midi, chez e-bxxxing avec Axxxxy. Je change. Je me campe sur des talons haut, enfile un manteau, arnache mon dos d'un ordinateur, prends le soin de fermer à double tour les verrous. Descends avec attention les escaliers (1Ocm de talons, ca ralentit la progression). Je sors de l'immeuble. M'affuble d'une tenue de pluie. 
    M' apprête a démarrer mon scooter. 

    Oops j'ai oublié l'antivol. Ben oui. On a toujours l'air cruche à démarrer la course d'un scooter alors qu'il est attaché. Bon jusque là, les scooteristes connaissent. Ca nous est tous arrivé. 
    Mais là où j’excelle.. oui oui... c'est qu'une fois libérée, j'ai donc démarré mon scooter, me suis rangée sur la file au feu, ai progressé dans la rue jusqu’à celle de Rivoli (probablement 800 mètres) pour découvrir, au milieu du flot de voiture qui y bouchonnaient déjà, que je conduisais sans casque !!!!!

    Sidérée par moi-même, incrédule, amusée et hurlante de rire, je fais demi tour ... pour faire le chemin arrière, arriver au pied de chez moi, poser mon scooter, prendre mon ordi (pour ne pas le laisser), monter mes 6 étages, toujours avec les mêmes talons qui ralentissent la progression, déverrouiller les doubles tours, attraper le fameux casque, refermer a double tour, redescendre les 6 étages avec les talons qui ralentissent, caler mon sac a ordi, démarrer et arriver à la bourre au boulot !!!!!!!!!!!


    Bref, ce matin, j’étais dans la lune !

     

    Et je vais vous raconter le summum !

    Je file en rdv . La au pied de mon rdv, et toujours dans la lune, je decouvre que je suis partie sans papier, sans porte monnaie ni carte de visite ... Les mains dans les poches... !!!

    Ca tombe bien... A y reflechir, je crois que je n etais meme pas venue avec un sac à main ce matin !!! E bxxxxing me voila fraiche et pimpante. Axxxx, je crois que tu vas devoir m'inviter a dejeuner !!


    Bref, c est ma journee sur lune.
    Et le pire est que cela me fait hurler de rire !!!

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  • C'est étrange, tout de même !

    Elle était assise depuis plus de 5 heures, dans ce bureau exigu. Un xieme officier de police était entré et s’était assis devant elle.

    Cela faisait près de 2 jours qu’elle n’avait pas avalé le moindre aliment et son ventre se nouait bruyamment. Elle avait beau le calmer en le massant de la paume de ses mains, les gargouillements reprenaient de plus belle. Elle se balançait d’un coté puis de l’autre de la chaise, les yeux dans le vide. Il n’y avait que cela qui semblait calmer son corps fatigué.

    Ses membres lourds semblaient sujets à une gravité terrestre démultipliée à laquelle elle parvenait de moins en moins à résister. Elle avait envie de se laisser glisser de la chaise, choir sur le sol pour ne plus lutter.

    La peau de son visage était grasse et ses cheveux ébouriffés ne lui donnaient pas fière allure.

    Elle commençait à comprendre que quelque chose n’allait pas. Mais tout était vague dans sa tête. Les images défilaient. Se concentrer, mais sur quoi ? Son visage. Il n’y avait que le visage de Nami qui revenait.

    Chacun des policiers qui étaient venus la voir lui avait demandé de répéter… et celui-ci hurlait devant elle… ses mots cognaient contre ses tempes et résonnaient dans sa tête. C’était comme si elle avait un gong au centre du cerveau.

    Et puis, dans un accès de courage et d’épuisement, Sam s’était levée tout à coup, droite devant l’officier qui continuait d’hurler et avait murmuré …

    « Je voulais la douceur de ses  doigts sur mes fesses, ma langue courant sur son torse, ses lèvres au creux de  mon oreille et ma main caressant son sexe. Je voulais des soupirs et des cris  non retenus, des chuchotements mais aussi ses regards en pleine jouissance.  Je voulais les frissons et les tressaillements. Le frottement de nos peaux et l'odeur de la sienne. La violence de l'urgence et la douceur du simple désir matinal. Je voulais la surprise d'un moment volé dans la journée, dans un coin  caché du bureau, l'envie pressante d'une journée trop longue et la douceur du  réveil... Je voulais ses mouvements, sa main qui coure le long de ma cuisse  pour défaire mes bas et le moment où je défais sa ceinture. Je voulais ses  bras musclés me plaquant contre un mur ou les miens qui se calent au creux de lui… Je voulais … »

    Elle n’avait pas achevé sa phrase à peine chuchotée que ses jambes vacillèrent. L’officier de police n’eut pas le temps de tendre le bras pour la retenir. Son corps gisait sur le linoleum, inerte.

    Il l’enjamba, ouvrit la porte du bureau et appela une collègue.

    « Enfermer un homme chez soi. Simplement pour quelques grammes de tendresse. C’est étrange tout de même ! »

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  • Ben c'est ça, ma vie !

    Elle est entrée dans la cellule. Le gardien l’y avait poussée un peu violemment, comme s’il avait voulu qu’elle percute le mur d’en face.

    Il avait refermé très vite la grille derrière elle et avait tourné les talons.

    Elle avait regardé autour d’elle, et cherché un endroit où s’asseoir.

    Il y avait une blonde aux cheveux filasses et décolorés, au décolleté qui offrait une vue sur la moitié de ses seins. Elle était assise, immobile.

    Sam avait choisi de s’asseoir en face, sur la banquette de béton. Et s’etait elle aussi immobilisée. Il faisait froid. C’est pourquoi elle avait replié ses genoux contre sa poitrine et les entourait de ses bras serrés.

    La blonde l’observait, d’un regard bienveillant. Probablement avait elle deviné, au minois de Sam, qu’elle n’avait pas grand chose à faire ici.

    Et puis, elle lui a souri. Sam avait répondu par un regard entendu, mal à l’aise.

    Ca faisait 4 heures qu’elles étaient enfermées dans la même cellule. La blonde toussait à échéance régulière. Et à chaque fois qu’elle toussait, elle terminait en jetant un œil vers Sam, comme pour s’excuser…

    Il faisait froid et Sam se tordait, tentant de serrer davantage encore ses membres contre sa poitrine.

    Et puis, la blonde lui a souri, avec un regard doux et compatissant. Elle a ouvert son sac et en a sorti un foulard. Le tendant à Sam, elle lui adressa un « tiens. Ca va pas changer grand chose, mais c’est déjà ca ! »

    Elle a commencé à lui raconter qu’elle faisait le tapin dans le centre de la ville et que, comme d’habitude, pour un vendredi, elle se faisait ramasser par les flics. Que quelque part,  c’était aussi une façon d'avoir du mouvement dans sa vie, sans laisser les autres y entrer et que finalement, elle trouvait du réconfort à se trouver ici, tranquille, seule. C’était ca, sa vie. Etre là pour les autres, donner ce qu’elle est et se satisfaire de la solitude pour ne surtout pas vivre la même vie que les autres, ceux là.

    Elle a marqué une pause… longue … s’est de nouveau tournée vers Sam et lui a demandé « et toi, c’est quoi ta vie ? »

    Interloquée..  Sam figea son visage. Elle leva les yeux au ciel, un long moment, pris sa respiration comme si elle cherchait un peu de courage ….

    « C’est simple, je passe de très longues phases solitaires à du temps démesurément dépensé à écouter d’autres et à les aider à régler leurs problèmes, dont je n’ai, par ailleurs, rien à fiche.
    Ce qui ne me fait pas spécialement avancer. Ca, faut l’avouer. Ni dans le premier cas, ni dans le second.
    Je ne suis pas bien sure que ce soit ca, la vie. Mais c’est la mienne.  Et ce qui est évident, c’est que les deux situations se traduisent par une forme certaine d’isolement !

    Le temps que je ne passe pas seule, parce que c’est vrai que je passe beaucoup de temps seule, je le passe avec les autres, avec d’autres, généralement qui en ont besoin sans jamais le dire. Je les écoute me raconter leurs vies, leurs problèmes, c’est surtout ca.

    Je m’y intéresse, vraiment. Je pose des questions, je les pousse dans leurs retranchements, je suis, j’y reviens, je vais loin et me fais un malin plaisir à les amener là où ils méritent d’aller, parce que c’est finalement ce qu’ils recherchent, à se livrer.

    Comprendre pourquoi et comment on peut en arriver là… Parce que la vie des autres est fascinante.

    C’est comme si j’étais extérieure à tout ca, avec une vision d’ensemble, sans implication.
    Et ca tombe bien, parce qu’on ne me le demande pas, de m’impliquer.

    Comme si les gens me présentaient la bande musicale de leur vie et qu’ils me demandaient de donner mon avis sur la note à ajouter ou à modifier, à cet endroit là, pour que cela aie davantage de sens ou de gueule mais surtout pour que cela soit plus mélodieux.

    Ce qui m’épate, c’est la capacité qu’ont certains à me livrer des choses particulièrement intimes et à finalement oublier que cela m’implique.

    Visiblement, je suis l’oreille transparente qui entend les dissonances et les amènent à modifier ou à mieux lire la partition.
    A la seconde où la discussion s’achève, je n’existe plus. Et ce n’est pas moi qui le souhaiterait. Non merci !

    Les écouter, les faire avancer sur ces sujets, leurs problèmes, me fournit autant de raisons de ne jamais les reproduire, si un jour j’ai une vie. Mon dieu !!! que je ne souhaiterais pas vivre comme ca !

    Et puis, à écouter les autres et à les aider à se dépatouiller de leurs problèmes, ca m’évite d’avoir le temps de me pencher sur les miens. C’est commode !

    Les problèmes des autres sont amusants parce qu’ils sont pathétiques.

    Pathétiques de banalité, de facilité et de vulgarité, pathétiques d’évidences. Ca, ca m’épate et probablement me fascine.

    Plus j’écoute les autres, plus je suis contente de ne pas en avoir, moi, de vie. Et plus cela me conforte dans les phases solitaires que je n’ai, par ailleurs, pas vraiment choisies.

    Mais pour rien au monde je ne voudrais de la leur, de vie.

    Alors, j’écoute les autres et donne mon avis à ceux qui le souhaitent. Pour ne surtout pas la vivre. Voilà. C’est ça, ma vie. »

     

    Il n’y eut plus un bruit, plus un échange entre elles.

    Elles réalisaient, l'une et l'autre, à quel point leurs vies se ressemblaient.

    Sam commença à sanglotter.

    Maintenant, elle comprenait : Il fallait que la vie commence pour elle.

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  • Mister B

     A chaque fois qu’il entre dans l’open-space, il sait les regards qui se tournent vers lui.

    A leurs sourires, il devine que les filles apprécient son physique. C’est une sensation qu’il aime tout particulièrement. Et il met un point d’honneur à ne pas les regarder de suite.

    Cela fait partie de sa tactique. Se faire distant, inaccessible.

    D’abord parce que le contexte est professionnel. Ensuite parce que cela les énerve, ces demoiselles ! Il le sait.

    Chacune cherche à être la première à croiser son regard, à décrocher son sourire.

    Ca aussi, il le sait et c’est avec délectation qu’il s’emploie à lancer un « Bonjour » collectif, le nez en l’air et surtout sans interlocutrice en particulier !

    Il décroche son sourire convenu, dont elles se satisfont déjà toutes, leur laissant ainsi un léger gout de frustration, tant elles savent qu’il pourrait bien mieux faire!

    Il choisit sa place en fonction de ses humeurs et des filles qui se trouvent présentes ! Prend plaisir à jeter négligemment son sac par terre et à plonger rapidement le nez dans l’ordinateur qu’il déplie dans la seconde qui suit son arrivée.

    Cela lui donne l’air occupé, inaccessible, encore. Une façon aussi pour lui de se protéger de cette assemblée de filles qui s’ameuterait volontiers à ses cotés, en d’autres circonstances !

    Il aime son métier et met un point d’honneur à le réaliser impeccablement. La fierté qui l’habite ne lui autorise aucune médiocrité. C’est là son moindre défaut ! Et c’est probablement inconsciemment qu’il s’impose une rigueur disciplinaire ! 

    Ce n'est pas tant sa taille, son port de tête, ses yeux dans lesquels on ne peut que plonger, ses mains élégantes, l'attention réelle qu'il sait porter aux autres ou le timbre de sa voix que l'a-propos percutant, l'humour dévastateur, la propension à imaginer des solutions et cette incapacité à dire non ou que l'outrageuse liberté qu'il affiche, assume et qui le caractérise qui séduisent les demoiselles, les unes après les autres ! Et on ne saurait QUE les comprendre!

    Au moment où son téléphone sonne, le ton de sa voix se fait grave et rassurant.

    Tantôt, il affiche alors sans le savoir ce masque de sérieux qui lui confère la maturité, l’assurance et la maitrise professionnelle d’un homme sûr, de celui qui rassure, auquel aucune des demoiselles qui l’entourent n’est insensible !

    Tantôt, il s’amuse à monter la voix pour répondre aux appels téléphoniques de ceux de ses amis avec qui il plaisante. De ces plaisanteries qui ne peuvent qu’amuser la galerie et faire fondre une assistance de demoiselles friandes de rigolades qui n’ont d’oreille que pour lui.

    Parfois certaines d’entres-elles tentent un bon mot pour attirer son attention. Qui d’une remarque amusée, d’un simple sourire, ou qui d’une phrase provocante ou doucement évocatrice auxquels il rétorque d’emblée avec autant de culot que celui qui lui a été annoncé !

    D’ailleurs, le culot de certaines saurait parfois le déstabiliser, non-pas pas par le propos mais par l’impossibilité qu’il a d’y répondre sans s’impliquer. Et s’impliquer est précisément ce qu’il ne souhaite pas !!!

    Bien sur que le charme ou la réelle beauté de certaines de ces femmes sont une véritable tentation pour lui, une proposition sans équivoque, un appel à ce qu’elles offrent presque trop facilement et auquel tout homme gourmand ne saurait que répondre, s’il n’était question de réfléchir, s’il n’était question de travailler.

    Grandes, rondes, brunes, coquettes, sportives, hypersexuelles, timides, bavardes, fragiles, rigolotes… pas un type de femme auquel il ne puisse accéder ici s'il le décidait.

    Il en est lui-même surpris autant que flatté et c’est probablement ce champ des possibles qui le perturbe aujourd’hui.

    Choisir, s’impliquer.. non .. ce n’est pas son truc … pas aujourd’hui. Pas maintenant.

    Après tout, il n’a que 30 ans !

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  • Congé transporté..

     Les histoires de Secrétaire et de Président n'intéressent plus. Monica en aura vulgairement banalisé le concept.. 

    Ces amusements de voisinage que l'on commence sur le zinc d'un bar, auxquels personne ne prête attention, pas même les intêressés, alors que cela pourrait se jouer à un coin de rue près !

    J'en connais une qui m'a divertie (il faut rire de ces petits-rien là) dans laquelle il est question d'une secrétaire finalement réservée, qui, par excès de timidité ou de lucidité, aura pris congé de son Président, sans vraiment se manifester.

    Et je me dis qu’il eut fallu, comme dans les pièces de théâtre, un souffleur qui aurait permis à cette secrétaire de trouver les mots pour dire .. 

     
    Très cher Président

    A vous seul, vous représentez le bien-fondé de mon départ et la seule vraie raison de mon regret.

    Comprenez ..

    Tandis qu'il ne faudrait rien -ou si peu de choses- face à vous, pour voir ma raison vaciller, l'idée même ne m'est pas autorisée.

    Ainsi, je me résous à la discrétion et tente de dissimuler chacune des furtives attentions dont je me délecte à vous observer.

    Et pour m'assurer de ne pas être démasquée, j'esquive vos regards et tente de me montrer sûre, froide, incisive et détachée.

    Mais l'exercice est un calvaire, à la mesure du délice que sont ces rares moments passés à vos cotés.

    De ces accointances à peine effleurées, peut-être même naïvement inventées, je devine déjà le souvenir de nos brefs échanges m'enchanter..

    .. alors que l'heure est venue pour moi de prendre congé.

    Puissé-je, un jour, vous remercier, sans vous surprendre, vous incommoder, ni vous heurter, de l'agréable transport que vous m'aurez fortuitement et bien involontairement procuré ?..

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  • Nude under Latex - une histoire à s'asseoir par terre !

    Ces derniers temps, je n'ai pas grand chose de passionnant à vous raconter ... bien que la vie me fasse mûrir, en ce moment, à vitesse grand V !

    Alors, je propose de vous narrer le jour où j’ai décidé de passer le pas de la porte du magasin « Cat Style » qui était au bout de ma rue ! 

    Qui parmi vous, mesdames, n’a jamais rêvé, ou en tous cas, essayé de s’imaginer dans les vêtements de Cat Women, Emma Peel et autres Barbarella, vêtues de combinaisons ultra moulantes à en faire rosir les joues d’un curé ?

    Eh bien, si vous, cela ne vous a jamais traversé l’esprit, moi, j’y avais déjà songé plus d’une fois !

    Est-ce que cela m’irait ? Comment est-ce que je serais ? Trouverais-je cela agréable ? Me reconnaîtrais-je ? Saurais-je oser ? Et puis .. entrer dans ces magasins, là où cela se vend ? etc.

    Autant de questions liées à la tenue taboue et à son univers interdit qu’on ne saurait avouer !

    Plus d’une fois, je me promettais de me donner l’occasion, un jour, d’y répondre et de tester.

    Parce qu’il était situé au bout de ma rue, sur mon trajet, je passais au moins une fois par jour devant ce magasin. Une petite vitrine d’à peine 1m50 de long, discrète, sans artifice.

    Une enseigne très simple, plutôt triste d’ailleurs, indiquait « Cat Style ». Et derrière la toute petite vitrine, le passant pouvait apercevoir de la lingerie, certes affriolante, mais dans un genre plutôt simple.

    Ceux qui décidaient d’y attarder leur regard pouvaient y trouver, plus discrètement présentés, des masques, ceintures et autres objets de métal, cuir, dentelle ou de plume..

    On ne pouvait discerner l’intérieur du magasin. Pour cela , il eut fallu entrer, même si rien ne semblait volontairement dissimulé.

    A chaque fois que je passais à coté, c’est à dire au moins une fois par jour donc, l’enseigne me faisait penser à Cats Eyes, ce manga qui racontait la vie de 3 voleuses d’art, mais également à la fameuse Cat Women, toutes vêtues de combinaisons moulantes ; ces mêmes combinaisons dont nous parlions un peu plus haut !

    Le parallèle était rapide à faire et les plumes, le cuir et le métal étaient précisément dans cette vitrine pour le faciliter ! Miiiaaoooo 

    Plus je passais devant, plus mon regard se faisait curieux… J’essayais de deviner l’agencement du magasin .. la tête de la vendeuse .. C’est amusant l’univers que l’on peut s’inventer derrière une telle enseigne .. Mais rien ne se précisait .. Il fallait entrer.

    Alors, un jour, plus volontaire que les autres, plus amusée aussi et plus courageuse enfin, j’ai choisi de me lancer. Ce jour là serait celui où je rentrerai dans un magasin érotico-sado-maso-échangiste pour y essayer une tenue de Cat Women !!!!

    J’ai donc commencé par errer devant la vitrine.. vérifiant de droite et de gauche que personne que je connaisse dans la rue ne soit en train de m’observer .. et puis j’ai passé le pas de porte et suis entrée.

    Le magasin était finalement assez clair, froid, bien moins feutré qu’il n’y paraissait.

    Une femme d’une quarantaine d’années, plutôt élégante et sympathique m’a saluée chaleureusement, me rassurant en me proposant de me laisser regarder !

    Soucieuse de ne pas paraître touriste dans un tel lieu, j’ai rapidement plongé mes yeux sur les portants qui présentaient toutes sortes de tenues..

    Je ne voulais pas faire novice et pourtant je le dégageais à plein nez !

    Alors, j’ai épluché les cintres, les uns après les autres, découvrant souvent de très amusantes tenues, bien moins vulgaires que je ne l’aurais imaginé, presque portables au quotidien… Je me suis ensuite amusée à détailler la lingerie, bien plus suggestive maintenant, clairement et pleinement dans le sujet !

    Et puis, faisant le tour du magasin, ce qui m’avait pris une bonne 15aine de minutes , je me familiarisais avec l’endroit, ses produits, son ambiance .. mais je me familiarisais surtout avec ma mission : celle d’essayer une combinaison.

    Alors, pour me rassurer et m’acclimater davantage, je décidais de me faire aider dans ce sens par la vendeuse. Voilà que je l’interpelle, lui demandant comment telle ou telle robe se porte.. à quoi ceci peut-il bien servir .. Commentant ce que je vois, écoutant ses réponses. La vendeuse était sympa et tout à fait disposée à répondre aux questions de novice que j'étais..

    Et puis vient le moment où il faut me lancer !

    Alors, je me dirige vers le portant des combinaisons .. je les inspecte une par une.. Le choix est nombreux ! Je laisse volontairement de coté les combinaisons avec clous ou trous au niveau des tétons (je vous passe les détails qui vont avec) et m’arrête sur ce qui paraît le mieux me convenir : une tenue intégrale de latex, noire, à fermeture éclair, avec capuche de Cat. Sobre, simple, efficace .. précisément celle de Cat Women.

    C’est alors que je me tourne vers la vendeuse :

    Hum .. voilà.. je voudrais .. enfin.. serait-il possible d’essayer cette tenue-ci ?

    Conviviale, la vendeuse m’explique que ce genre de tenue étant très très proche du corps, telle une double peau, il est nécessaire de la porter nue (sauf pour l’essayage qui nous concerne, vous l’aurez compris). Elle me conseille donc de me diriger vers la cabine d’essayage, d’ôter tout ce que j’ai sur le corps sauf mon string, pour venir ensuite m’aider à l’enfiler.

    A l’écouter, je comprends que l’exercice mérite d’être enseigné donc appris au moins une fois avant d’être pratiqué en experte !!!

    J’entre dans la cabine, m’exécute avec une curieuse appréhension mais décide de lui faire confiance et de me laisser porter par le moment, maintenant que j'y suis ! La vendeuse vient effectivement m’apporter son aide, qui n’est pas vaine !! J’enfile la tenue telle une combinaison de plongée plus légère et plus moulante, des chevilles jusqu’au museau !!!! Elle m’aide à zipper la fermeture, à la dissimuler dans mon dos pour la faire disparaître  et m’invite à sortir.

    Je sens le latex sur ma peau. C’est léger, souple, doux .. une sensation très particulière, aucunement déplaisante, d’être nue sans l’être du tout ! La notion de double peau se prête à merveille .. c’est terriblement agréable !!!

    J’avance vers le miroir, stupéfaite .. Un sentiment très curieux de satisfaction, d’amusement, de fierté, de bien-être et d’incongruité totale m’envahit. C’est véritablement plaisant !!!

    La vendeuse, discrète, s’est éclipsé dans l’arrière salle, probablement partie chercher je-ne-sais-quoi. Je suis seule dans la boutique ! Je me regarde sous toutes les coutures.. C’est amusant et je ris de la situation autant que l’apprécie .. Je prends mon temps et toutes les poses, puisque je suis seule.

    Satisfaite de mon expérience, au bout d’un bon ¼ d’heure, je décide d’y mettre un terme et retourne donc dans la cabine pour me changer.

    J’ôte la capuche, mais ne parviens pas à dézipper le haut de la tenue..  j’appelle donc l’aide de la vendeuse !

    Aucune réponse ne me parvient .. j’itère .. patiente.. attentive au moindre bruit .. aucune voix féminine en retour . Bien au contraire : c’est une voix masculine qui occupe l’espace depuis qqes minutes maintenant et à laquelle je n’avais pas voulu prêter attention.

    Dans cette cabine isolée, incapable de me dévêtir, je réitère mon appel .. et c’est un homme qui s’approche de mon rideau, m’expliquant qu’Ambre était partie (ses horaires achevés) et qu’il était maintenant mon seul interlocuteur, disposé et disponible si je le souhaitais !!

    Un vent de panique souffle dans ma cabine !!! Je suis nue sous cette tenue qu’il va devoir lui-même non seulement me dezipper mais ensuite m’aider à ôter. Et je comprends avec effroi que je ne pourrai rien sans son aide !!

    Alors, je me rassure en me disant que c’est le job de cet homme, qu’il en a forcement vu d’autres, qu’après tout ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

    Je lui explique donc la situation qui n’a pas l’air de le perturber et dont il semble même coutumier au regard du ton confiant avec lequel il me répond. Je décide alors d’ouvrir le rideau et tombe nez à nez avec un homme ventripotent qui doit avoisiner les 60 ans, mal rasé, du genre qui vous inspire les bouges plutôt que les salons de thé !!!!

    Je me liquéfie sur place, probablement rouge écarlate et cela doit l'amuser, si j'en crois l’air moqueur qu’il m’offre maintenant. Je lui tourne le dos pour qu’il saisisse la fermeture et la dezippe. Il procède très rapidement et cela me rassure. Ce qui me rassure moins, c’est que je suis maintenant nue de la tête à la culotte (ou au string, plus exactement!), la combinaison ramassée au bas des jambes, et qu’il me propose maintenant de m’asseoir par terre, les jambes en l’air pour tirer sur la combinaison !!!!!

    Au ton qu’il emploie, je devine que cela se passera rapidement et décide, obligée, de lui faire confiance!

    Me voici seule, assise, en string (autant dire nue!), les jambes en l’air dans la cabine d'essayage d’un magasin erotico-sadomaso-échangiste, dépendante d’un homme de 60 ans qui, très professionnellement quoi qu'il en soit, est en train de tirer tant qu’il peut sur la combinaison de latex qui me colle aux chevilles !!!!!!   (Ca vaut 10 points, ça, non ??! ! Ya que moi pour connaitre des situations pareilles!)

    Le calvaire dure effectivement à peine 1 minute..  1 minute qui fut longue, très longue, vous l’aurez deviné !!

    Délivré de la fameuse tenue, je tente de me rhabiller rapidement !! Au travers du rideau tiré à nouveau, le vendeur me demande si je compte acheter la combinaison .. et c’est à ce moment que je m’épate !!

    Sorti de nulle part, avec un aplomb que je n’aurai su mieux inventer, je lui réponds que la tenue m’intéresse vraiment mais que je préférerais que mon compagnon la voit sur moi avant d’investir (800 francs tout de même!) et qu’il en apprenne aussi son fonctionnement.. ce pourquoi je propose de revenir accompagnée, dans les prochains jours !!!

    Enfin rhabillée, je sors, sure de moi, de la cabine.. Il semble ravi de ma réponse, trouve que j’ai raison de procéder de la sorte, me regarde l’air complice en me confirmant que ce genre de tenue se choisit à deux ( !!), me précise les heures d’ouverture du magasin et me tend un flyer en me disant que si cela nous intéressait, mon compagnon et moi, il y avait une soirée latex 2 jours plus tard dans tel endroit.

    Toujours avec le même aplomb, j’ai saisi le papier l’air intéressé, l’ai salué en lançant à la cantonade un Au revoir. A bientôt ! qu’il m’a retourné et j’ai décampé fissa du magasin !

    Une fois dans la rue, j’ai soufflé.. un relâchement exutoire .. d’anxiété, d’excitation et finalement de plaisir !

    En faisant quelques pas dans la rue, je déguste peu à peu mon essayage ..

    Ravie d’y être entrée ; ravie d’avoir essayé ; ravie d’avoir apprécié ; et puis finalement très très amusée.

    Une situation des plus cocasses (souhaitable à personne! Quoi .. que ! ) que je suis ravie d’avoir tentée !!!!

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  • Conte d'été

    Ses cheveux sont gras, vaguement décolorés, négligés, mal coupés. La peau de son visage presque luisant est tachée de rougeurs qui trahissent la fatigue.

    Un tee-shirt ample, défraîchi par le temps, souligne ses rondeurs et les plis de son ventre. Elle porte un pantalon-caleçon moulant couleur chair qui lui donne l’air d’être nue. Ses cuisses flottent de gauche et de droite à chacun de ses pas. 

    Ses bras dénudés sont potelés. Ses épaules sont rentrées et son dos arrondi sous le poids d’une poitrine que l’on devine lourde et flasque. Les yeux rivés au sol, elle craint de croiser le regard moqueur de passants. Ses mouvements sont lents, lourds, désordonnés.

    Il fait chaud. Elle s’arrête, s’appuie contre le rebord d’une fenêtre pour reprendre son souffle. Son chien, déjà parti loin devant, aboie d’un cri aigu. Elle souffle, semble exténuée.

    La sueur perle dans le pli de sa nuque. Son T-shirt se teinte d’auréoles. 

    Elle entend dans le ciel les martinets qui tournent au dessus de sa tête, témoins des chaudes journées d’été.

    Cela lui rappelle les longues parties de jeux d’été entre cousins lorsqu’elle était jeune. L’époque où elle portait des robes féminines et légères et faisait des courses à tout rompre qu’il lui arrivait même de gagner. C’était le temps où ses cousins aimaient encore à embrasser ses joues rosées. L’époque où sa maman se taisait, même lorsque son papa fermait la porte à clef pour l’isoler. Elle se souvient des larmes versées face à un père hurlant qui ne savait que frapper. Il voulait un garçon. Elle se souvient des cris, poussés derrière cette porte, que personne n’entendait.

    Elle lève la tête, semble peiner à ouvrir les lèvres. Elle veut rappeler son chien mais aucun son ne sort de sa bouche asséchée. Elle balbutie.

    Le soleil l’éblouit et fait plisser ses paupières. Ses yeux picotent. Elle sent la paume de sa main moite glisser le long du mur. Le sol se dérobe sous ses pieds.

    Son corps lourd s’étale sur le trottoir, inanimé. Tout semble s’effondrer. 

    Elle ne sent plus rien autour d’elle, comme portée par un nuage léger.

    Les gestes affectueux de sa grand-mère défilent dans sa tête ; ces petits moments tendres qu’elles partageaient dans la cuisine ; ces sourires apaisants et plein de douceur qui la réconfortaient.

    Elle entend au loin, très loin, les aboiements de son chien et sourit, allongée sur le sol.

    Il est 16.00, un mardi, en plein Paris.

    Les pompiers viendront enlever son corps, réunis à 4 pour le porter. Pas de sac à main, un simple trousseau de clefs.

    « Personne non-identifiée ». C’est ce que la police conclura après un été de canicule lors duquel personne ne sera venu réclamer son corps, ni même reconnaître son identité.

    Bon .. je sais ..ce n’est pas bien gai, .. mais une fois n’est pas coutume, j’avais envie d’essayer. Vous m’excuserez !

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  • La fille de 2007

     Je ne suis pas une grande lectrice de presse féminine, mais j’ai toutefois eu l’occasion, ces derniers temps, de m’y intéresser. Et ce que j’y lis en matière de féminité me fait douter !

    En ce qui me concerne, pour faire la fille, je fais des trucs simples et vraiment, vraiment cruches, de type : calmer les angoisses en me goinfrant de fromage, regretter et boire des litres de thé.

    Fumer avec ceux de mes potes qui fument.  Même si je suis censée avoir arrêté.

    Parce que cela ne se fait pas de laisser un(e) ami(e) fumer seul(e).

    Accepter de boire de la Vodka-Get -oui, oui, c'est curieux mais ça donne l'impression de se brosser les dents-, simplement parce que c’est un homme qui me l’offre.

    Veiller super tard parce que je mets un temps fou à dénicher le dernier épisode américain de Grey’s sur les sites internet chinois.

    Fondre presque d’envie quand McDreamy embrasse Grey dans l’ascenseur au début de l’épisode, et craquer pour son regard lorsqu’il la demande en mariage en lui disant qu’il l’attendra,  à la fin de l’épisode !! Oops, pardon, vous ne l’avez pas encore vu. Me dire qu’il y a vraiment des veinardes.

    Finalement m’endormir à Pas-d’Heure parce que j’ai revisionné certaines parties de l'épisode. Il n’y a rien à faire, il est vraiment charmant ce McDreamy.

    Eteindre mon ordinateur en me disant que je suis vraiment nulle d’en arriver à ce point. Me promettre d'aller courir demain matin.

    Me réveiller le lendemain trop crevée, bien évidemment, pour aller courir.

    Etc., etc., etc.

    Et je pensais que cette façon là, bien à moi certes, d’être fille était déjà bien assez girly comme ça.

    Mais à lire ces magazines, j’ai l’impression de ressembler à la fille de 2007 autant que Chabal ressemble à Chazal !

    Le seul point que nous pourrions avoir en commun cette fille et moi, semble t-il, c’est peut-être l’âge. La trentaine donc.

    Quoi j’en ai presque 35 ? Ouais bon, ça va.

    Cette fille là, la fille de 2007, est parisienne -mais c’est pas grave- super fashion. Elle peut porter des leggings sans avoir l’air d’une Knacki et possède un sac à main "Chloé".

    Elle achète ses pâtes au Bon Marché et fait des journées de diéte de raisin.

    Elle a une vie sociale à faire baver le chihuahua de Paris Hilton, est entourée de metrosexuels avec qui elle a une vie sexuelle que je ne préfère même pas aborder.

    D’ailleurs, selon ces mêmes magazines : si elle n’a pas de mec, c’est qu’elle l’a décidé… Eh oui !

    Une peau parfaite, un brushing toujours impecc., la couleur de mèches tendance du moment, un maquillage qu’on ne soupçonne même pas -cela dit, on sait toutes que cela lui aura pris 2 heures - tout ça pour qu'on ne le voit même pas, c'est balo tout de même !!.

    Elle s’offre un abonnement de 10 ans renouvelable au club de PowerPlate, ce qui explique qu’elle n’a pas de cellulite -mais là, je ne la crois pas.

    Elle lit « Elle », a 18 pages d'amis sur FaceBook et Mika pour sonnerie de portable.

    Elle sort au ShowRoom, adore les « BB Brunes» et danse la Tektonic.

    Je ne serais finalement pas très étonnée de découvrir que c’est aussi elle qui vient passer ses WE à La Baule. Ceci expliquerait alors pourquoi les trains Paris-Nantes sont constamment complets.

    Partant de ce constat, je crois que je suis une fille beaucoup moins *glam*... disons, moins 2007 que cette fille là.

    J'en déduis même que je suis beaucoup moins une fille, tout court, en fait!

    Et c’est peut-être ce qui expliquera finalement ma situation.

    Mais bon, vous voyez … me brushinger les cheveux, même pour aller au supermarché, pouffer comme une dinde plutôt que donner mon avis quand un homme me demande ce que je pense du pouvoir des medias, manger des sushis, boire des kirs, porter du Comptoir des Cotonniers et sortir au Molière, j’ai essayé.

    Je n’y parviens paaaas !  Alors que c’est peut-être ce qu’il me faudrait, si j'en crois ces magazines .. un peu de féminité !

    Alors voilà.. Je lance un appel à qui, de caractère volontaire et affirmé, voudra/saura me donner qqes cours de « comment faire la fille», la vraie, celle de 2007. Juste pour que je sente ce que ça fait d'être une fille, enfin, d'en être une comme celle-là !

    Je propose de fournir, en échange et en avant-première donc, les prochains épisodes de  Grey's ... ou de vous offrir une Vodka-Get, c'est comme vous préférerez !

    Discretion assurée.

    Par avance, Merci !!!!

     

    Meuh... je manque de bon sens, moi parfois ! Je viens de réaliser que 2007 s'achève dans 2 mois. C'est ça, les filles, ça parle trop vite ! Alors, finalement, avant de solliciter des conseils, je vais attendre l'arrivée de 2008.

    Qui sait, peut-être est-ce que "la fille de 2008" sera comme moi ??!!!

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  • Le mardi au soleil

    Terrible journée que fut celle de mardi pour 3 chomistes nantais.

    C'est sur les coups de 13h00 que MM K. et D. ainsi que Melle S. ont décidé de se réunir pour partager un repas frugal et rapide, occasion pour eux d'échanger sur leurs situations de chercheurs motivés. Une affaire qui devait être efficacement exécutée pour mener nos protagonistes à se quitter vers 15h30 au plus tard.

    Mais la météo a joué de malchance pour eux. Un soleil fourni et très agréable s'est en effet installé au dessus de leurs têtes au moment même où le repas commençait.

    Chacun pourra témoigner de la résistance dont ils ont fait preuve pour échapper à la sieste qui semblait leur être imposée. Mr D., le plus volontaire, assurera même avoir consommé 3 cafés!

    Mais aucun d'entre eux n'a pu résister bien longtemps. Déclarant forfait face à tant de pression, chacun s'est vu contraint à sortir transat et lecture adéquate.

    Mr K., le plus atteint, s’est même vu poussé à changer de tenue vestimentaire, passant du costume cravate au bermuda-bateaux.

    Le soleil et la détente avaient gagné sur les occupations productives que chacun s'était préparé à avoir, cet après-midi là…

    Nos malheureux protagonistes affirmeront cependant avoir eu une pensée sincère pour celles et ceux de leur entourage qui travaillaient à ce même moment.

    Les 3 comparses se seront finalement quittés vers 17h30, heureux et souriants, jurant mais pas encore assez tard, qu’on les y reprendrait !

    En conclusion de cette histoire, le lecteur pourra espérer que le soleil ne continue pas à sévir sur l’ouest de la France, précisément à Nantes, au risque d'être préjudiciable aux forces vives de la nation. 

    Ces forces vives là-même qui n'aspirent qu'à se mettre en action pour une France qui se lève tôt (et qui ne fait pas la sieste!)

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  • Volatile Conviction

    J'aime beaucoup les convictions des autres..

    Il y en a de très vraies, touchantes, fracassantes, impassibles, intimes, passables, biaisées, vendues, vautrées, hésitantes, tranchées, aphorisées, romancées, filigranées, recommandées, pas recommandables, minables, féroces, faiblardes, jetées, trichantes, stupides, perdues, chiennes, raides, absconses, truquées, faibles, fautives, pénibles, tristes, lointaines, jusqu’au-boutistes, nuageuses, profondes, vagues, dignes, bourrées mais dignes, bourrées mais pas dignes, gonflantes, pompées, hybrides, courageuses, choquantes, joueuses, péremptoires, changeantes, formidables, admirables, brusques, invivables, passionnées, blasées, minutées, opportunistes, troublantes et j’en passe..

     Mais celle que je préfère, c’est celle du pigeon qui vit dans ma cour intérieure.

    Une conviction que j'ai qualifiée de volatile (=qui ne conserve pas les informations ,d'une situation à une autre).

    Cet animal semble convaincu qu’il va parvenir, un jour, à sortir de la cachette où il niche sans se prendre le mur d’en face en plein vol !

    Tous les jours, c’est le même cirque. Il prend son élan pour s’envoler ... mais au début de sa course, se trouve le mur !!!!

    Jour après jour, plusieurs fois par jour, même avec des départs différents (je vois bien qu'il essaye)  il se prend le mur de plein fouet..

    Et très cruellement, cela me fait hurler de rire !!!!!!!!!!!!

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  • Ah ! Les générations d'aujourd'hui ne savent plus faire preuve de bienséance

    Je sors le nez de ma peinture… et me rends compte qu’il me manque la bouteille de vin que je dois apporter ce soir. Je lâche mes pinceaux… me passe très rapidement les mains sous l’eau. Décide de ne rien changer à ma tenue, simplement de la dissimuler sous une veste de toile.

    Je sors de chez moi et me dirige à pas rapides vers le supermarché.

    J’y entre en trombe, me dirige directement vers le rayon vin. Je ne tergiverse pas : celui-ci, je le connais déjà. Allez hop . Adjugé vendu.

    Je file toujours sur le même pas à la caisse. Je pose assez violemment, il faut le dire, la bouteille sur le tapis roulant, sors mon porte-monnaie et file à l’extrémité de la caisse.

    Au moment même où j'arrête ma course folle, me décidant enfin à considérer un peu mon entourage (et a fortiori, la caissière), je lève les yeux et .. LE vois.

    Il était derrière moi, à cette caisse, vêtu d’un superbe costard. Elégant, souriant, bien coiffé avançant d’un pas tranquille. Et à la seconde même où je l’aperçois, je tourne le regard ailleurs.

    Paniquée !

    Il a dû me voir entrer comme une furie dans l’établissement ou bien me hâter vers la caisse. C’est sûr, il m’a vue poser cette bouteille sans aucune grâce.

    Et puis, j’ai les cheveux en pétard et mes mains sont plutôt sales. Je sais que mon visage est rouge, à force de me le frotter pour réfléchir lorsque je peints !

    Alors, je le dissimule dans le semblant de col de ma veste. Et je regarde ailleurs ..  même si mon attention n’est fixée que sur lui ! J’ai l’air d’une gamine dans un tel accoutrement.

    Je me demande si lui même n’est pas en train d’éviter mon regard.

    Il est 17h00. Si toutefois il me prête attention, il va sûrement se demander ce que je peux bien faire dans un supermarché, ainsi attifée, le visage rouge, achetant du vin, en plein milieu de la journée ! Si encore j’avais été en tenue de boulot … mais là !

    Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons (en tous cas dans ce supermarché).

    Un homme comme lui, cela ne s’oublie que difficilement. La toute première fois que je l'avais aperçu ressemblait à ce que l'on peut appeler un coup de foudre, je crois ! Je n'avais pas vraiment sù dissimuler mon élan. Ce qui avait amusé Daugy & Marie, présents ce jour là, d'ailleurs. Je n'avais cessé de l'observer dans les rayons.. J’ai même mémoire de son ami, qui était tout aussi charmant que lui, mais dans un autre style ! 

    La caissière me sert maintenant du « Tenez madame.. Vous voulez un sac, Madame.. Ca vous fera x francs, Madame.. Votre monnaie, Madame.. »  Et moi, le seul son que je parviens à sortir est un vague « meeeuurci » , sorti d’outre-tombe (il faut dire que cela fait probablement 72 heures que je n’ai pas vraiment parlé à quiconque !) Question féminité, je ne pouvais pas mieux faire !

    Je n’ai qu’une hâte : quitter ce lieu au plus vite ..

    Le temps s’est arrêté. J’ai l’impression que tout cela dure des plombes.. Et j’en suis de plus en plus gênée !

    Il a les yeux tournés. J’en profite pour l’observer !

    Voilà, la caissière me rend le ticket et me tend le sac. Je l’empoigne et sors en lançant derrière moi un « Bonne soirée à vous » qui pourrait avoir été prononcé par Macha Beranger un soir, très très tard, après qu'elle ait fumé 10 paquets de cigarettes.. 

    Une fois sortie du supermarché, je me retourne enfin, plus calme. Je l’observe au travers de la vitre. Il est absolument charmant. J’espère à la fois qu’il se retourne mais en même temps qu’il ne le fasse surtout pas !

    Je monte qqes marches .. le supermarché est dans mon dos. Hors de vue.. mes pas sont maintenant bien plus lents qu’à mon arrivée. Je me trouve ridicule. Parfaitement crétine. 

    Et sur le chemin du retour, je me persuade qu’il ne peut qu'être Gay. Que l’ami avec qui je l’avais vu n’est autre que son compagnon et que, de toutes façons, je ne suis pas son type.

    Cela dit, habillée comme je le suis aujourd’hui et me comportant de la sorte, il est fort à parier que je ne suis le type de personne !

    Chemin faisant, je suis de plus en plus agacée d’entendre la petite voix de ma grand-mère me rappelant qu’ « Il faut toujours s’apprêter lorsque l’on sort de chez soi . Question de bienséance. Et puis, on ne sait jamais ! »

    Alors…

    Bonne-Maman...  Vous à qui je n’ai jamais fait plus de fleurs que vous ne m’en avez fait..

    Cette histoire est pour vous ..

    Et qui sait ??  peut-être, un jour vous en raconterais-je une suite ! Celle de votre digne petite-fille, qui, élégament vétue, aura eu le courage d'adresser la parole à celui qu'elle aura de nouveau rencontré dans ce supermarché !

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  • Rester en pyjama

    Hier, Mardi, mon lit m'a dit :

    Reste donc ici.

    Tu n'as pas assez dormi !

    J'ai réflechi puis j'ai flêchi.

     

    J'ai pensé : Un Mardi de perdu..

    N'est-il pas idiot de rester là ?!

    Mais les Mardis, ça court les rues

    Surtout celle de la Rosière d'Artois !

     

    Alors, je ne suis pas sortie ;

    j'ai gardé mon pyjama.

    Je n'ai vu ni le jour ni la nuit

    mais peu importe... j'ai adoré ça !  

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  • A Cousins Tooth Brushing Concert

    Parce que les Tooth Brushing Concerts sont finalement un loisir très familial .. petit souvenir d'un WE lorientais où il a aussi été question de se baigner à Groix (au mois d'avril, vous avouerez que c'est quand même chouette).

     

     

     
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  • On va voir les vaches ?

    C'était pas les présidentielles mais les communaux ! Enfin, leur ouverture, pour être plus précise...

    On a profité de la traditionnelle ouverture des communaux*, donc, pour fêter mon temps qui passe, entre copines, en plein marais poitevin, en mangeant des mogettes ... C'est pas beautiful ça ?!

    Sincérement, je vous recommande de le vivre une fois. C'est chouette ... 

    400 vaches lachées pour paturage dans le marais communal de Curzon** ... Ya de la poussière... Ca meugle de partout... Les éleveurs ont des têtes bonhommes...

    A midi, le maire fait son discours devant l'apero servi dans 200 verres rangés en ligne qui lui volent d'ailleurs l'attention des spectateurs venus en familles... Le micro gresille... Chaque élu se le passe avec complaisance et sourire... C'est l'occasion des remerciements, d'un rappel de l'histoire des communaux et puis de petits réglements de comptes politico-locaux aussi...

    Les discours terminés, chacun se rue sur le petit kir de bienvenue - on est bien plus ici pour pour le banquet que pour le maire ou pour les vaches, faut le dire !!  - et puis, sous un cagnard pareil, on l'espère finalement beaucoup, ce pti kir ! ... enfin, on rejoint un banquet façon Oktober-Fest mais avec de la viande de vache du marais (évidemment) et des mogettes (haricots blancs locaux)... des kilomètres de tables, de la musique traditionnelle vendéenne, des voisins qui rougeoient au fur et à mesure que leurs bouteilles de vin se vident ... une chaleur du diable sous cette tente... les conditions idéales pour les mogettes, en somme...

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    Ce que j'aime bien, ce sont les têtes de nos voisines en arrière-plan (qui reflétent d'ailleurs la moyenne d'âge des 200 convives attablés ce jour là). On dirait que ça leur fait frétiller les ..., n'est-ce pas Pepette ?!

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    Et puis, ces paysages préservés magnifiques qui donnent l'occasion d'observer les chevaliers gambette, vanneaux huppés, cigognes, hérons, courlis, et autres traquets motteux qui nichent ici... 

    On en aura vu, des vaches... et ce n'est pas ça qui me fera regretter Paris !

     

    Special Thanx to D. baby & A.I. l'assaucisse..


    *on ne quitte jamais vraiment le WWF !!!!

    **la semaine prochaine, c'est dans celui de Lairoux

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