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  • L'art d'accrocher

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    En observant l’accrochage actuel -et très très … disons … particulier- des œuvres chez Thaddeus Ropac, je me suis dit que la direction était partie ; qu’il ne restait plus que les stagiaires d’été, à qui on avait demandé d’accrocher les œuvres qui restaient dans les placards, en prévision de la période estivale, histoire de ne pas présenter de murs vides ; qu’il ne reste que des œuvres de petites tailles ; et que, comme on ne leur avait donné aucune consigne, ils avaient accroché les œuvres au feeling !

    Pour l’accrochage du tableau de la très grande salle sous verrière, je me suis figurée cet échange entre stagiaires (je leur donne des prénoms parisiens) :

    Corentine : « Dis Théodule, il reste ce petit tableau … On dirait Françoise Hardy. J’en fais quoi ? »

    Théodule : « Ben … tu peux peut-être l’accrocher sur le mur du fond, parce que là je termine les côtés » (Théodule a dispersé quelques tableaux de la même taille sur les murs, tout aussi gigantesques des autres faces de la pièce)

    Corentine : « ouais, bonne idée ! » (Le mur est immense) « mais je le place où ? »

    Théodule (qui est en seconde année des Beaux-Arts alors que Corentine n’est qu’en première année) : « Ben à hauteur d’yeux ! »

    Corentine prend son marteau, son clou, s’avance vers le mur. Vise à peu près. Frappe le clou. Pose l’œuvre. La fait légèrement tourner pour l’aligner avec le niveau du sol. Recule. Recule encore … sourit… et demande à Théodule « t’en penses quoi ? »

    Lui : « Hum … moi, je l’aurais placée 3 cm de plus à droite » !!!

     

    Et je m’imagine que les stagiaires ont poursuivi leur improbable travail sur tous les autres murs de la galerie !!

    « Tiens celui-là, on va le mettre au fond du couloir »

    « Et celui-là, je le vois bien à côté de l’interrupteur ! »

     

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  • Produire du lait plutôt que gagner son beurre

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    Parfois, j'aimerai être une vache, tranquille dans son pré, avec ses potes, qui passe son temps à mastiquer, le nez au vent à sentir les pâquerettes, à profiter des oiseaux qui chantent et à regarder des trains passer.

    Parce que regarder des trains passer, quand on est une vache, c'est ne pas avoir à se préoccuper de leur destination, du lieu de leur départ, ni du sens même du trajet.

    C'est se trouver en bonne position pour observer la course humaine sans en être contribuable.

    C'est se ficher du temps et le laisser passer.

    C'est se réjouir d'entendre certains trains faire moins de bruit, ou d'en voir d'autres aller moins vite ou ralentir.

    C'est s'amuser de quelques voyageurs qui vous sourient ou vous saluent.

    C'est agrémenter de manière furtive la vue des passagers.

    C'est être soi-même, toujours dans la même robe, quelle que soit votre humeur ou votre gueule du matin, sans se préoccuper de leur avis.

    C'est être là sans que cela ne porte à conséquence, ni ne vous implique.

    C'est se savoir présente et pourtant se sentir détachée.

    C'est avoir les pieds sur terre ... juste posée.

    Alors... j'ai bien conscience du fait que c'est aussi beaucoup flatuler !
    Mais bon ... aujourd'hui, de retour à Paris, je me voyais bien "vache qui mastique à la cool pour produire son lait", plutôt que "devant un ordinateur à tenter de gagner mon beurre" !
     
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