Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Je les imagine

  • L'art d'accrocher

    IMG_3819ter.jpg

     

    IMG_3821ter.jpg

     

      

     

     

      IMG_3823ter.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En observant l’accrochage actuel -et très très … disons … particulier- des œuvres chez Thaddeus Ropac, je me suis dit que la direction était partie ; qu’il ne restait plus que les stagiaires d’été, à qui on avait demandé d’accrocher les œuvres qui restaient dans les placards, en prévision de la période estivale, histoire de ne pas présenter de murs vides ; qu’il ne reste que des œuvres de petites tailles ; et que, comme on ne leur avait donné aucune consigne, ils avaient accroché les œuvres au feeling !

    Pour l’accrochage du tableau de la très grande salle sous verrière, je me suis figurée cet échange entre stagiaires (je leur donne des prénoms parisiens) :

    Corentine : « Dis Théodule, il reste ce petit tableau … On dirait Françoise Hardy. J’en fais quoi ? »

    Théodule : « Ben … tu peux peut-être l’accrocher sur le mur du fond, parce que là je termine les côtés » (Théodule a dispersé quelques tableaux de la même taille sur les murs, tout aussi gigantesques des autres faces de la pièce)

    Corentine : « ouais, bonne idée ! » (Le mur est immense) « mais je le place où ? »

    Théodule (qui est en seconde année des Beaux-Arts alors que Corentine n’est qu’en première année) : « Ben à hauteur d’yeux ! »

    Corentine prend son marteau, son clou, s’avance vers le mur. Vise à peu près. Frappe le clou. Pose l’œuvre. La fait légèrement tourner pour l’aligner avec le niveau du sol. Recule. Recule encore … sourit… et demande à Théodule « t’en penses quoi ? »

    Lui : « Hum … moi, je l’aurais placée 3 cm de plus à droite » !!!

     

    Et je m’imagine que les stagiaires ont poursuivi leur improbable travail sur tous les autres murs de la galerie !!

    « Tiens celui-là, on va le mettre au fond du couloir »

    « Et celui-là, je le vois bien à côté de l’interrupteur ! »

     

    Lien permanent Catégories : Je les imagine Imprimer
  • This sir can Boogie !

    Ah …. Paul!!!

    Paul, c’est tout un poème. Même si sa photo ici le traduit à peine!

     

    IMG_5621bis.jpg

    J’vous raconte …

    Paul – Robert – Jimi Chicaru de ses prénoms et nom complets n’était pas du genre à passer inaperçu.

    Il était le petit dernier d’une fratrie de 5 garçons. Sa mère l’avait eu sur le tard et avait placé tous ses espoirs en lui.

    Elle ne voulait pas le voir suivre le même chemin que les frères qui le précédaient et qu’elle jugeait bien trop « affairés à passer à coté des choses de la vie » selon son expression.

    Paul était arrivé « par hasard » près de 18 ans après le frère qui le précédait et qui entamait une carrière d’ingénieur polytechnique, alors que son ainé dirigeait le Corps de Réaction Rapide Européen dans l’armée après avoir « fait Saint Cyr », que le deuxième sorti de l’ENA siégeait aux conseils d’administration de Tatal et de Rhone-Pouluc, et que le troisième brillait dans les rangs de la magistrature française.

    Leur mère les voyait peu. Ils avaient chacun choisi des femmes qui s’apprêtaient, telles des parisiennes, et elle déplorait ne voir ses petits-enfants que pour les fêtes de fin d’année. Alors, quand Paul est arrivé, elle avait décidé de donner un coup de pouce au destin en le prénommant Paul en référence au peintre Gauguin, Robert à l’acteur de Niro et Jimi pour Hendrix.

    Avec une telle entrée en matière, un pti gars ainsi prénommé ne DEVAIT PAS devenir médecin !

    L’histoire ne dit pas si les fées ont ainsi exaucé le vœu de sa mère en se penchant sur son berceau mais je dois vous dire que Paul-Robert-Jimi a suivi le chemin qui lui était espéré.

    Sa scolarité fut un fiasco, l’amenant à user ses culottes sur les bancs de tous les collèges et lycées du Sud-Ouest. Il était connu (et apprécié) pour ses cancreries et autres frasques qui animaient joyeusement les cours. Pas une semaine sans passer par le bureau du proviseur.

    Son plaisir à lui, c’était de reprendre les professeurs qui prononçaient son nom avec trop de rigueur – selon lui : « non m’sieur, pas Chi-ca-ru… mais Tchi-ca-rrrrroooooooouuu », faisant rouler sa langue comme une sorte de chant d’oiseau et en accompagnant sa remarque d’une posture de latin-lover qui faisait fondre les demoiselles.

    Il n’avait pas poursuivi après le bac, se laissant porter par les rencontres et autres opportunités de la vie. D’ailleurs, personne n’a jamais vraiment su ce qu’il faisait de sa vie. Ce que l’on sait, c’est qu’un moment passé avec lui était inoubliable.

    Je crois, par ailleurs, que les femmes qu’il a fréquentées en disent tout autant… si vous voyez ce que je veux dire !!! En témoigne, peut-être, la dizaine d’enfants qu’il a eus avec nombre d’elles.

    Les indiscrets disent qu’il écrivait pour Paul Prébois, Carlos et Sim et que sans lui, ces 3 illustres n’auraient jamais eu la carrière qu’on leur connait.
    D’autres laissent entendre qu’il aurait surtout conseillé Stephane Collaro (les CoCo Girls...  ce serait SON idée !).

    Ce que je sais, c’est que parce qu’ils avaient été à l’école ensemble tout jeunes, il avait pour meilleure amie Maité avec qui, tous les dimanches, il organisait des déjeuners auxquels le « tout Paris » sérieux, professionnel et bien rangé rêvait d’être convié.

    Paul est décédé brutalement, glissant et se fracassant le crane sur le sol mouillé d’une soirée bien trop arrosée où l’alcool servait aussi à plaquer le chemisier des filles sur leurs torses.

    Les convives présents se rappellent encore du morceau de musique qui passait à ce moment là : « Yes Sir, I Can Boogie » de Baccara. Un titre qui lui correspondait, diront ensuite ses amis, le jour de l’enterrement.

    Il se dit que pour pouvoir bénéficier de leur part d’héritage, chacun de ses enfants a du se présenter déguisé et chanter un morceau du répertoire d’Annie Cordie devant le notaire !

    Pour lui rendre hommage, ses enfants auraient alors choisi cette photo à jamais posée sur sa tombe.

    Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’Henriette (vous savez l’ex. d’Yvon, celui qui a épousé Anastassiia) devenue spécialiste en fusion nucléaire, était venue poursuivre sa carrière à Paris et y avait épousé Francis, le grand frère magistrat de Paul !

    Le monde est tout petit, vous ne trouvez pas ???

     

    Lien permanent Catégories : Je les imagine 0 commentaire Imprimer