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18 février 2007

Porter la capuche et écouter du Hip-Hop

Nantes, c'est plein de choses ; ça, je vous l’ai déjà dit …  les Folles Journées … blabla..  mais ce WE, c'était les « End Of The Weak » … ce concours national (international même – puisque ca vient des states) de Hip-Hop/rap..

Ceux qui ont vu le film ‘8 mile’ avec Eminem comprendront encore mieux… Il s’agit d’une sorte de Battle entre MCs misant sur la créativité et l’originalité des participants.

 

5 épreuves pour départager les concurrents :

1- Texte écrit 2- A capella 3- Improvisation 4- MC versus DJs 5- Cypha Skills.

Le tout est, bien-sur, chanté en rap (comme notre fameux Oxmo Puccino en France ou encore les feu Tupak Shakur ou Notorious B.I.G. aux Etats-Unis) sur des rythmiques hip-hop.

Ce soir là, il s’agissait de déterminer le champion de l’ouest qui irait ensuite concourir pour le titre de champion de France.

Très curieuse de voir comment tout cela se passait, j’ai proposé à Sophie d’aller assister à cet événement.

Ca se passait dans le Centre socio-culturel de Rezé.

Pour accéder à ce fameux Centre, il faut traverser tout un quartier résidentiel très calme. Curieuse ambiance. Quand on se prépare à aller écouter des MCs, on se prépare à une foule bigarrée, à du mouvement, du volume… Et là, on était dans une petite salle de quartier, toute tranquille. Le bar était tenu par une petite dame du 60aine d’années,  probablement membre actif du Centre culturel du quartier. Bref.. tout cela augurait un évènement convivial, pas sectaire et gentiment organisé ! Tant mieux, parce que Sophie et moi, quoique vêtues de manière décontractée, on faisait quand même jeunes-filles de bonnes familles.

La capuche et le sweat-shirt étaient de mise autour de nous. Et contrairement à ce que l’on pourrait supposer, les femmes y étaient aussi nombreuses que les hommes. Pour le reste, vous imaginerez seuls. Afin d’éviter les méprises, je n’ai pas envie de vous décrire les afficionados qui remplissaient la salle.

La salle était chauffée par deux DJs plutôt discrets et les gens entraient au fur et à mesure …

 

Et puis cela a commencé. Un grand black, du genre gros nounours, casquette rivée de travers sur le front à lancé les festivités…

 

Nous avons vu défiler sur scène un paquet de gus, tous plus épatants les uns que les autres (faut l’avouer parce qu’en ce qui me concerne, je serais totalement incapable de scander de la sorte et à ce rythme).

 

Un premier passage a permis au jury de n’en retenir que 8. Et les épreuves ont vraiment commencé !

 

Imaginez les gars, scandant des textes improvisés, en rimes, sur le rythme qui leur est imposé par les DJs.

 

C'est amusant de constater qu'il a deux types d’attitudes scéniques liées à deux approches du textes différentes : il y a ceux qui décrivent un quotidien pas-tout-à-fait rose mais qui ne se veulent pas specialement politiques et plutôt pacifistes, et ceux qui revendiquent clairement plein de choses, de manière plus.. disons… véhémente ! Le Pen et Sarkozy s’en sont pris plein la figure. Vous le devinerez.

 

Il y a ceux qui privilégient la sonorité des mots et d’autres leurs sens.

Il y a ceux qui utilisent la foule et ceux dont on devine le trac au travers de leur concentrante immobilité….

 

Nous les avons notamment écoutés improviser sur des d’objets qui leur étaient donnés à l'aveugle.

 

Leur prouesse réside dans l’a-propos, le rythme, le choix des mots et la vitesse avec laquelle ils doivent s’exécuter ! J’étais épatée, sidérée !

 

Sur scène, chacun défile … à chaque passage, la foule lève le bras, main plate, à l'horizontale, pour marquer le rythme de haut en bas, en pliant les genoux , signe de satisfaction et d’adhésion.

Et puis, en bonne Simone que je suis, je me suis quand même très rapidement penchée sur la question de la musique… forcément ! Donc sur celle des DJs qui la choisissaient. Et plus je m’intéressais à leur travail, (ils étaient deux), plus le jeune homme brun derrière les platines me subjuguait. J’ose le mot ! Je ne saurais vous dire pourquoi, au delà du fait qu’il était absolument charmant, que sa façon de se tenir réservé derrière ses platines, de regarder la foule, de jouer de rythmes avec les concurrents m’ont... disons… clairement émue ! Au point qu’à peine le premier tiers des épreuves était-il passé, je n’avais d’yeux que pour lui – enfin presque !

 

Il avait cet air absolument troublant du timide pas-si-timide-que-ça, concentré dans son job, à l’écoute de la salle, oscillant du sourcil ou souriant aux candidats en fonction de leurs échanges et à la fois complétement ailleurs ; l’air de celui qui vous lance, de temps à autre, un regard sombre mais pas noir du tout, profond, terriblement sexy et qui assume ; un regard totalement désarmant que vous espérez n'être destiné qu'à vous seule et que je me suis, en tous cas, approprié toute la soirée !!!!!!!!!

 

C’était bon … bon de constater qu’il pouvait encore y avoir, sur terre, un homme capable de m’émouvoir à ce point sur un simple échange de regards.

 

Bon de constater aussi que j’étais disposée à ça (après 2 ans ½ de célibat, on est en droit de se demander si on est encore capable de monter sur un vélo !)

 

L’histoire du DJ s’arrête malheureusement là .. parce que même si la mère Simone a enfin eu les yeux qui brillaient, elle n’en est pas moins restée clairvoyante …

 

Alors, bon, c'était pour la petite histoire ! Je me disais que dans mes récits, il n'y a jamais de trucs un peu croustillants, un peu fleur-bleue aussi ... Jamais de révélations, non plus ! Alors voilà, profitez-en, c'était le moment ! 

14 février 2007

Droit de réponse

 

Chère Mme Michu...

 

Tout d'abord, vous faites partie de ces proches qui ont encore le courage de me lire régulièrement et je tiens à vous en remercier !

Pour faire suite à votre commentaire, laissé il ya qqes jours ici-même et que je me plais à garder en l'état, je me permettrais ce qui suit :

 

Je comprends bien votre impérieuse passion pour la musique et apprécierais d'ailleurs de la partager avec vous (si vous acceptiez de m'éduquer au sujet de contemporrains comme Ligeti , je serais preneuse)...

Je comprends également les élans incontrolés auxquels la musique pousse parfois...

Je comprends enfin que vous vous  sentiez atteinte par mes propos amusés...

Mais tout cela justifie t-il les votres ??!  Vous nous en dites finalement si peu ! 

 

Un tel emportement de votre part laisse sous entendre un caractére passionné et vous ne semblez pas manquer de verve ni de motivation. Vous ne manquez pas d'humour non plus, puisque c'est au 4ème degré que j'ai pris vos propos. Cependant, vous manquez sérieusement de courage et je le déplore ...

Nous avons semble t-il, une connaissance commune, puisque c'est avec ses coordonnées que vous m'adressez votre doux billet. 

Sauriez-vous avoir l'élégance de celui/de celle qui assume en me révélant votre identité ??

 

Cette connaissance et moi sommes aussi curieuses qu'impatientes de vous découvrir, en fait !!

Peut-être cela nous permettrait-il, par ailleurs, d'échanger des propos tout aussi enflammés sur la musique qui semble être une motivation partagée ??

 

Dans cette attente, je me tiens à votre disposition ..

 

 

 

12 février 2007

Qui veut stocker des millions ??!!

 

Je ne sais pas si tous les spams sont de ce style (je ne les lis jamais!) ou s'il vous est déjà arrivé d'en lire de pareils !

Je me suis arretée, par le plus grand des hasards, sur celui qui suit et je crois qu'il en vaut le détour  ... 

 

C'est pas beautiful, ça ???!


Avis à ceux qui veulent stocker des millions ... vous savez à qui vous adresser !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

----- Original Message -----
From: louise jeanne wadja
To: lj_wadja@yahoo.fr
Sent: Tuesday, January 30, 2007 9:56 PM
Subject: bonjour cher ami...

SVP, je m'excuse si j'ai violé votre intimité .Cela doit vous paraître étrange mais je n'ai pas d'autre choix pour solliciter votre assistance parce que je suis convaincu que vous êtes digne de confiance pour un partenariat.

Je me presente, je suis Mme Wadja Jeanne Louise de Philippines, j'étais la maîtresse de notre ancien president, Joseph Estrada, et pendant sa fonction à  la tête du gouvernement , j'étais souvent employé comme une diplomate en disposant ses biens en Europe et en Afrique en raison de ma sincèrité et de ma bonne foi, mais sa femme légitime Madame Loi et son Fils-Jude m'ont accusé d'avoir une relation conjugale avec le président, ceci menait à  la fabrication de toutes sortes d'allégation contre moi juste pour discréditer mon honnêteté. 

Nous avons été arrèté, son épouse, son fils, et moi le 27 juillet, 2003, suite au coup d'état échoué car j'étais employé à  la residence de l'ex president Joseph Estrada. On m'a accordé plus tard la liberté car il n'y avait aucune evidence substantielle contre moi. J'ai été libéré mais je vie actuellement en résidence surveiller me donnant ainsi l'occasion limitée d'atteindre le monde extérieur pour prouver mon innocence.

Tout ce que je vous demande maintenant c'est de m'aider à faire des réclamations de quelques fonds que j'ai deposé dans une boîte métallique auprès d'une compagnie de sécurité à  Abidjan Cote d'Ivoire en Afrique occidentale mais la societé ignore la contenance exacte de la caisse car elle a été enregistré comme les biens familiale .

Sachez que les autres biens m'appartenant m'ont été confisqué par le gouvernement de Madame Gloria la nouvelle presidente de la république du Philippines, cette caisse n'a  pas été confisqué car elle se trouve en Afrique et en plus j'ai en ma position le certificat de dépôt  et le protocole d'accord  de depôt ces différents documents se trouvent en sécurité .  La somme que j'ai maintenue dans la boîte est 16 MILLION DE DOLLARS AMERICAIN, comme c'était  l'argent qui a été censé être employé par le président pour  acquerir des biens immobiliers en Afrique.

Mon but principal de vous envoyer ce courrier est en raison de la mannière que je vous ai trouvé est digne de confiance pour vous donner cette priorité de recevoir la caisse d'argent à  n'importe quelle adresse que vous pensez être bien en sécurité dans votre pays  afin de garder cette somme dans votre compte pour  le but du futur investissement avec votre pourcentage duquel nous discuterons bientôt.
 
Je vous enverrai les différents documents du depôt pour vous permettre derentrer en contact avec la société de sécurité dans mon prochain mail .Je vous dis merci et j'attends avec impatience votre réponse car le temps pour moi est très important .

Veuillez  m'ecrire via e mail dès reception de ce message et surtout gardez ladiscrétion  
 
QUE DIEU VOUS BENISSE 
MERCI POUR VOTRE AIDE.
 
Mme Wadja Jeanne Louise

 

05 février 2007

Folles Journées

Nantes, c'est plein de choses ; mais la semaine dernière, c'était surtout les Folles Journées ... Quelques jours de centaines de concerts de musique classique, accessibles à tous.

 

Et je trouve que René Martin, le créateur de l'évènement, n'aurait pas pu trouver mieux comme intitulé !

Ah.. Les Folles Journées !!!!

 

Ces journées sont folles parce qu'elles permettent à tout un chacun d'accéder à de vrais concerts de haute qualité pour des sommes modiques. Et le projet en soi est complètement fou.

Ces journées sont folles parce qu'elles n'attirent pas moins de 120.000 personnes en l'espace de 4 jours.

 

Mais ces journées sont folles parce qu'elles rendent les gens fous !!

Un article que j'ai lu récemment comparait la Cité des Congrès de Nantes (où se déroule l'évènement) à un immense hall d'aéroport et je trouve la comparaison très juste ! Des milliers de gens de toutes les nationalités y font la queue en fonction des portes, se bousculent, parfois se marchent dessus, revendent leurs tickets à des prix exorbitants sous prétexte que certains concerts se jouent à guichets fermés...

 

La foule grouille de partout : ça monte, ça descend, ça mange, ça rit, ca crie... Une voix dans un haut-parleur harangue parfois la foule pour la prévenir de telle ou telle information, comme dans un hall de gare .. Vous y croisez des musiciens instruments à la main ou des badauds, sandwich déballés assis par terre ou sur les marches d'escaliers..

 

A défaut d'aéroport, on pourrait également imaginer la surface d'un supermarché international ... et vous imaginez ce que les soldes peuvent signifier dans un tel endroit!

 

C'est aussi l'endroit où il faut se montrer (pour moi qui ne suis même pas nantaise, pas une journée sans y rencontrer quelqu'un que je connaissais!) et ces messieurs les politiques l'ont très bien compris. Imaginez la tête d'un maire que je ne nommerai pas, oscillant de gauche à droite, bien plus soucieux des regards de la foule -qui n'en a que faire de lui- que de l'époustouflant concert du Taraf de Haidouks (musique tzigane) qui se jouait sous ses yeux ! 

 

Ces journées sont folles parce qu'elles rendent les nantais fous:

En rentrant dans la salle pour notre dernier concert, nous visions des places libres, situées au beau milieu d'une rangée. Il faut que je précise que le concert allait commencer. Les ouvreuses nous ont arrêtées dans notre élan, nous expliquant que ces places (difficilement accessibles) étaient réservées aux retardataires !!!!!!!!!!!!!!!

 

Quel ne fut pas notre épatement de découvrir qu'ici, à Nantes :

 

1- on réserve des places aux retardataires

 

2- il y a effectivement des retardataires lambdas -même pas des VIP- qui s'octroient ce droit (après tout, on le leur donne!) alors que nul n'ignore l'horaire du concert auquel il assiste et les portes sont censées (me semble t-il) être là pour le rappeler.

 

3- les fameux retardataires attendus ont, de fait, la possibilité de perturber toute la rangée pour accéder à leur place difficilement accessibles et cela même quand le concert est commencé

 

4- il est également possible de quitter un concert en cours (je rappelle qu'il s'agit de musique classique de haut niveau - le public est donc calme, silencieux et assis!), surtout si on est blonde, qu'on fait partie des retardataires sus-nommés et qu'on n'en peut plus d'être soi-même !

 

Imaginez-vous les choses se dérouler ainsi en plein Garnier ou Pleyel à Paris ??

 

De tels agissements pourraient probablement s'expliquer grâce au prix des billets - exagérément bas - qui certes permet de désacraliser la musique et de la rendre accessible aux masses, mais qui entretient, par ailleurs, cette notion si tendance de la consommation, de masse, là encore, et du jetable, surtout. Ce qui ne plait pas est jeté, sans autre forme de procès. Cela importe peu puisque cela n'a peu ou rien coûté ! Et puisque cela ne coûte rien, pas besoin de le respecter !

 

Enfin, ces journées sont folles parce qu'elles font perdre le sens commun !

 

Imaginez une salle de 200 personnes applaudissant à tout rompre une chorale de chanteurs qui vient de vous interpréter  1h30 de Janacek, Kodaly et Ligeti. Si vous ne connaissez pas ces compositeurs, imaginez que leur musique conviendrait parfaitement pour illustrer l'interrogation silencieuse, filmée en plan fixe de 3heures 21 minutes et en noir et blanc, de deux protagonistes allongés nus et immobiles sur un lit fixant le plafond, le tout en finnois sous-titré en moldave.

 

Je veux bien croire qu'il se trouvait, dans la salle, une petite dizaine de VRAIS amateurs de ces compositeurs modernes (je faisais, en ce qui me concerne, certainement partie des gens qui, intéressés par la performance, se faisait violence d'accepter le défi de tenir le concert par curiosité) mais ne me faites pas croire que la moyenne des 150 autres personnes telles que Mme Michu, assise juste devant moi que je voyais baisser de mine au fur et à mesure que la chanteuse Sino-Japonaise poussait ses vocalises dissonantes et agressives, a apprécié ledit concert au point de clamer au rappel alors qu'il était minuit passé ! Je dis NON ! Ca n'est pas possible. Cela dépasse l'entendement !

 

Alors, je mets ca sur le compte d'un dépaysement musical tel, que les nantais se croient obligés de rappeler avec insistance TOUS les musiciens qu'ils entendent ... Cela en devient presque vulgaire parce que commun.. cqfd dont les folles journées en font perdre le sens!

 

Mais si ces journées sont folles, c'est probablement parce que nous sommes dans un supermarché de hall d'aéroport international (!) et que la culture y est soldée !!!

 

Quoiqu'il en soit, ces Journées sont Folles et je vous les conseille vivement. L'année prochaine, c'est Schubert...  Une occasion de plus de venir me rendre visite et de constater que Nantes, ça vaut le détour... au point de rendre fou (de musique) !

 

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