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This sir can Boogie !

Ah …. Paul!!!

Paul, c’est tout un poème. Même si sa photo ici le traduit à peine!

 

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J’vous raconte …

Paul – Robert – Jimi Chicaru de ses prénoms et nom complets n’était pas du genre à passer inaperçu.

Il était le petit dernier d’une fratrie de 5 garçons. Sa mère l’avait eu sur le tard et avait placé tous ses espoirs en lui.

Elle ne voulait pas le voir suivre le même chemin que les frères qui le précédaient et qu’elle jugeait bien trop « affairés à passer à coté des choses de la vie » selon son expression.

Paul était arrivé « par hasard » près de 18 ans après le frère qui le précédait et qui entamait une carrière d’ingénieur polytechnique, alors que son ainé dirigeait le Corps de Réaction Rapide Européen dans l’armée après avoir « fait Saint Cyr », que le deuxième sorti de l’ENA siégeait aux conseils d’administration de Tatal et de Rhone-Pouluc, et que le troisième brillait dans les rangs de la magistrature française.

Leur mère les voyait peu. Ils avaient chacun choisi des femmes qui s’apprêtaient, telles des parisiennes, et elle déplorait ne voir ses petits-enfants que pour les fêtes de fin d’année. Alors, quand Paul est arrivé, elle avait décidé de donner un coup de pouce au destin en le prénommant Paul en référence au peintre Gauguin, Robert à l’acteur de Niro et Jimi pour Hendrix.

Avec une telle entrée en matière, un pti gars ainsi prénommé ne DEVAIT PAS devenir médecin !

L’histoire ne dit pas si les fées ont ainsi exaucé le vœu de sa mère en se penchant sur son berceau mais je dois vous dire que Paul-Robert-Jimi a suivi le chemin qui lui était espéré.

Sa scolarité fut un fiasco, l’amenant à user ses culottes sur les bancs de tous les collèges et lycées du Sud-Ouest. Il était connu (et apprécié) pour ses cancreries et autres frasques qui animaient joyeusement les cours. Pas une semaine sans passer par le bureau du proviseur.

Son plaisir à lui, c’était de reprendre les professeurs qui prononçaient son nom avec trop de rigueur – selon lui : « non m’sieur, pas Chi-ca-ru… mais Tchi-ca-rrrrroooooooouuu », faisant rouler sa langue comme une sorte de chant d’oiseau et en accompagnant sa remarque d’une posture de latin-lover qui faisait fondre les demoiselles.

Il n’avait pas poursuivi après le bac, se laissant porter par les rencontres et autres opportunités de la vie. D’ailleurs, personne n’a jamais vraiment su ce qu’il faisait de sa vie. Ce que l’on sait, c’est qu’un moment passé avec lui était inoubliable.

Je crois, par ailleurs, que les femmes qu’il a fréquentées en disent tout autant… si vous voyez ce que je veux dire !!! En témoigne, peut-être, la dizaine d’enfants qu’il a eus avec nombre d’elles.

Les indiscrets disent qu’il écrivait pour Paul Prébois, Carlos et Sim et que sans lui, ces 3 illustres n’auraient jamais eu la carrière qu’on leur connait.
D’autres laissent entendre qu’il aurait surtout conseillé Stephane Collaro (les CoCo Girls...  ce serait SON idée !).

Ce que je sais, c’est que parce qu’ils avaient été à l’école ensemble tout jeunes, il avait pour meilleure amie Maité avec qui, tous les dimanches, il organisait des déjeuners auxquels le « tout Paris » sérieux, professionnel et bien rangé rêvait d’être convié.

Paul est décédé brutalement, glissant et se fracassant le crane sur le sol mouillé d’une soirée bien trop arrosée où l’alcool servait aussi à plaquer le chemisier des filles sur leurs torses.

Les convives présents se rappellent encore du morceau de musique qui passait à ce moment là : « Yes Sir, I Can Boogie » de Baccara. Un titre qui lui correspondait, diront ensuite ses amis, le jour de l’enterrement.

Il se dit que pour pouvoir bénéficier de leur part d’héritage, chacun de ses enfants a du se présenter déguisé et chanter un morceau du répertoire d’Annie Cordie devant le notaire !

Pour lui rendre hommage, ses enfants auraient alors choisi cette photo à jamais posée sur sa tombe.

Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’Henriette (vous savez l’ex. d’Yvon, celui qui a épousé Anastassiia) devenue spécialiste en fusion nucléaire, était venue poursuivre sa carrière à Paris et y avait épousé Francis, le grand frère magistrat de Paul !

Le monde est tout petit, vous ne trouvez pas ???

 

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