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  • Coup de Gueule ...

    Parce que j’ai bien l’intention de voter, parce que c’est important, parce que c’est même nécessaire, j’ai décidé d’aller faire une procuration. Motivée, vaillante …

    Je suis d’abord allée au Commissariat central du XIeme, sur le chemin de mon boulot. On m’y a gentiment accueillie en me disant qu’ici, ce n’était pas possible, qu’il me fallait aller dans une unité de quartier. Une unité de proximité, parce que là, on était dans un central qui ne traitait pas ce genre de petits problèmes (!!).

    Alors, ils m’ont dirigée vers les unités de mon quartier. J’y ai appris que chez moi, enfin dans mon quartier, il n'y a pas d’unités de quartier, et que c’est le central qui traitait cela (faudrait savoir !!). Me voici donc au commissariat central du IIIeme. La personne qui me reçoit était bien ennuyée !! Ils n’avaient plus de documents permettant l’enregistrement d’une procuration. Ils m’ont donc dirigée vers le central du IVème.

    J’enfourche mon scooter et m’y présente. Un premier gars en uniforme, sur le pas de la porte, m’arrête dans ma lancée en me demandant si j’ai bien, non seulement mes papiers d’identité mais si j’ai également un certificat de domicile et une attestation sur l’honneur … Bien évidemment que Non (je ne savais pas qu’il fallait un justificatif de domicile étant donné que légalement, je peux en faire la demande partout !!) Là, je commence a bouillir… Mais bon, allez, me voilà repartie. Je rentre donc chez moi, récupère une facture EDF et file de nouveau dans le commissariat du IVeme.

    Je salue de nouveau le gars en uniforme, mes papiers à la main. Là, ya une ptite dame sans uniforme qui m’accueille derrière un desk digne d’une grande holding. Elle est en tailleur cheap, blonde, ongles peinturlurés et sa façon de parler me laisse penser qu’elle n’est certainement pas officier de police … Je lui sors mes documents, lui demandant d’enregistrer ma demande. Elle commence à me dire que ce n’est pas possible. Qu’elle ne sait pas trop quoi faire, ni vers qui me diriger d’autant que je ne suis pas domiciliée dans le IVeme arrondissement ! Le tout sur un ton nasillard et une bouche digne de ... oops, l'agacement me pousse à l'égarement, pardon !! Donc ... Je lui rappelle que les citoyens sont censés pouvoir rédiger cette procuration partout et à toute heure, pour peu qu’ils justifient de leur identité !

    Alors, elle a appelé un gars au téléphone, son Chef, comme elle a dit… (o passage, je trouve que ca fait toujours très classe d'être CHEF !!!) Je me croyais au standard d’une entreprise de haut standing. Elle se dandinait en tournicotant le fil du téléphone avec ses ongles rouges et en parlant avec un ton de bonne quiche ! Et son chef lui a dit « NON, NON, et NON ! » … enfin, c’est ce qu’elle s’est empressée de me répéter avec sa bouche en forme de .. enfin … !!!

    Là, j’ai commencé à râler … lui expliquant que le gouvernement avait beau nous pousser à voter, rien de leur organisation ne suivait derrière dans ce sens… et qu’il ne faudrait pas s’étonner que l’abstention leur soit préjudiciable ! Et puis je lui ai aussi dit qu’elle ne connaissait pas les textes … tout ca …

    Mais là, j’en venais à des considérations que cette dame ne pouvait même pas comprendre. Vous me trouverez peu charitable, et sur ce point vous aurez raison, mais j’avais bien compris qu’elle n’avait pas inventé le strapontin et à défaut qu'elle ne chercherait même pas à apprendre comment s’asseoir dessus !!!

    J’avais envie de râler, de râler vraiment, voire de hurler … A l'heure qu'il était, j'étais quand même censée travailler ! Alors, j’ai bien gardé a l’esprit le fait que j’étais dans un commissariat pour éviter d'aller plus loin dans mes critiques ! Je suis sortie, ai pris mon scooter et suis allée râler au café du coin, juste histoire d’évacuer. 

    Désespérée, prête a lâcher l’affaire… et puis, je me suis ravisée.

    Arrivée au boulot (il était tout de même l'heure de me mettre à bosser!), j’ai décroché mon téléphone, ai de nouveau appelé Mon commissariat central, expliquant l’incohérence et le ridicule total de la situation… On m’a baladée de services en services … et là, je suis tombée par le plus grand des hasards sur Mr Blanc … LE Mr Blanc qui s’était occupé de ma tentative de vol, il ya qqes temps !!

    Au moins lui, il m’a écoutée et m’a donné RDV plus tard dans la journée pour enregistrer ma procuration !!!

    Et ce qu'il y a d'encore plus terrible, c'est qu'après tant de démarches pour enregistrer ma procuration grace à Mr Blanc, personne, ni Mr Blanc, ni la dame qui a tamponné mes documents, ne m'a demandé de papier d'identité, de lettre ou de justificatif de domicile. J'ai halluciné !!!!

    La conclusion de cette histoire, c’est la preuve flagrante et pathétique du décalage complet entre le message d’un gouvernement (qui compte réellement sur votre vote) et les procédures qui suivent derrière ou plutot qui ne suivent pas !

    Et la morale que j’en tire, c’est que, dans notre société, vous ne trouvez de réussite/d’aboutissement dans vos projets que si vous avez du temps ou a défaut de l'argent pour vous déplacer rapidement (comme en scooter) de batiment en batiment d'une part, mais surtout que SI vous êtes pistonné ou déjà introduit, d'autre part !

    Elle est pas belle l'administration francaise ??!!

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  • De l'importance de discuter entre amis avant, pendant et après une randonnée !

    Le téléphone sonne en plein milieu de mon rêve … il est super tôt… et ça, c’est terrible et surtout très rude !!! Je décroche, l’esprit embué… C’est Will., fringuant et pimpant, qui m’annonce que l’arrivée de son train est anticipée !

    A ma rocailleuse voix, il a commencé à douter, le père Will. et je le comprends ! En fait, ca faisait à peine 4.30 que je dormais et déjà, il me parlait de la randonnée que nous nous étions promis de faire. Et moi, à cette heure là, j’avais prévu d’être encore endormie (chaque minute de sommeil compte dans ce cas, vous vous en doutez !). Enfouie sous ma couette, dans un demi coma, j’ai entendu toute la détresse de William quand je lui ai annoncé que Henrich et moi nous étions couchés il y avait à peine qqes heures, que son appel et donc son arrivée anticipée n’étaient pas tout à fait attendus, mais qu’on allait s’y tenir !

    Je sentais bien que le monde semblait s’écrouler pour lui. Il s’imaginait probablement qu’on avait été aussi raisonnables que lui, qu’on s’était couchés tôt pour être d’aplomb. Et qu’à l’heure qu’il était, on serait déjà en super forme. Pauvre Will., il avait probablement oublié que c’est à Rico et Clochette qu’il s’adressait !

    On lui avait promis la randonnée des 25 bosses à Fontainebleau. Une marche plutôt difficile de 6h00 avec un dénivelé d’environ 200 mètres, à monter et descendre les versants rocheux des fameuses 25 bosses ! Un truc pour lequel faut quand même être vaillant !!

    Et au moment où Will. m’appelait, il tombait des trombes d’eau sur Paris. Un temps à refuser catégoriquement de quitter son lit à une heure si matinale.

    J’ai senti l’hésitation dans son ton … j’ai aussi entendu partir le train devant et sans lui, le visualisant très bien resté sur le quai.

    Et j’ai beau avoir essayé d’adoucir ma voix (du fin fond de mon lit de si bon matin), de trouver des termes rassurants, je crois bien que c’est à ce moment précis là, que j’ai perdu William.

    Il a fallu le rassurer, lui dire que notre peu de sommeil, à Henrich et moi, n’avait rien a voir avec la promesse que nous lui avions faite. Que nous tiendrions notre parole et que nous assumerions ces f…. 25 p… (!) de collines de Fontainebleau, cela fusse t-il sous les trombes d’eau qui inondaient Paris !!

    En le convainquant, je me convainquait moi même (je dois être honnête). En même temps, ego oblige, il était hors de question de me défiler. Il fallait assumer mes agapes de la veille en même temps que ma parole !

    Et il a pris le train !!

    Je suis allée le chercher Gare du Nord. On a traversé Paris de bon matin, en scooter trempés, inondés, dégoulinants.

    Et je crois que cette traversée de Paris nous a cloué le bec et une partie de notre motivation aussi. On a débarqué chez Henrich avec nos egos : il ne s’était pas déplacé jusqu’ici, je n’avais pas si peu dormi, nous n’avions pas pris autant d’eau sur la gueule, pour finalement tout annuler !!

    C’est en calecif que Rico nous a accueilli et j’ai lu dans son regard que sa motivation à lui n’était pas à son comble non plus !! Alors on a commencé par petit-déjeuner ! C’est ce qu’il y avait de mieux a faire !! Fromage etc. Et Claire a sorti son «marmite». De la pâte à tartiner qui vous prend à la gorge rien qu’à l’odeur. Le truc du genre nutella marron très foncé, très compact et qui sent à la fois le nuoc mam, le viandox, le worcestershire sauce réunis. Un truc culinaire que je ne saurais même pas voir accompagner quoique ce soit. Une viande hyper/supra faisandée, peut-être ! Et encore… honnêtement, je vois pas !!

    En tous cas, je crois que c’est à Will que revient la meilleure définition de ce produit qui ne peut être qu’anglich : De la confiture d’huile de foie de morue !!! C’est tout à fait ca et je vous laisse imaginer !!!

    Et on a beau avoir mis du temps à nous motiver (parce qu’il fallait voir les trombes d’eau se déverser sur Paris ; Fallait voir Claire qui se voyait bien faire un petit shopping ; Fallait voir nos mines crevées, Henrich et moi ; Fallait surtout voir le père Will. qui commençait gravement à penser prendre un train retour direct pour Le Touquet… ) .. on a décollé, direction Meudon et ça, c’était une bonne chose de faite.

    Est-ce la pluie qui a diminué ? Un peu d'ego et une volonté certaine de tenir parole ? Ou est-ce le Marmite ? on ne saura jamais vraiment …

    Finalement … une rando très productive … et même si on a pas tant sué que ça, c’était important d’échanger nos avis sur ces sujets là !!!

    Sache qu’on sera toujours là pour ça, toujours là pour toi …

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  • Interview radio

    Amuses tes amis .. dans la série des simonades ...

    Aujourd'hui, je me faisais interviewer en radio sur la thématique de l'eau : comment en réduire sa consommation, qqes chiffres, la loi qui est en train d'être discutée ...

    Le journaliste était du genre plutôt sympa, pas mal, plutôt jeune... bref, pas intimidant .. On a préparé ensemble la trame de l'interview... tout allait bien. Il était cool et plutôt amusant. Et pour préparer ma douce voix, il m'a servi un verre d'eau, placé devant moi, juste a coté de mes fiches...

    Vous imaginerez donc déjà, bien évidemment, que j'ai renversé ce verre sur mes fiches. C'était couru d'avance, me direz-vous, et sur ce point, je ne vous contredirai plus !

    Mais là n'est pas le clou de l'histoire.

    L'interview se passe tranquilement, j'étais parfaitement concentrée, la voix posée - c'était ma première en radio et ca se passait à merveille ! ... et vient le moment où je renverse mon verre, inondant les feuilles A3 sur lesquelles j'avais détaillé mes idées...

    J'étais précisement en train de parler du gaspillage de l'eau, lorsque concentrée, plongée complétement dans mon sujet, vaillante dans ma lancée, je saisi les larges fiches inondées, me tourne de coté et balance ostensiblement les 25 cl. d'eau qui glissaient le long de mes documents par terre, au lieu de les diriger dans le verre, poursuivant, très à l'aise, mes propos sur le sujet.

    Et là, mon interlocuteur me regarde, pouffe et fond en larme de rire ! 

    Je venais de bazarder sans reflexion aucune l'eau dont j'étais présentement en train de faire la critique du gaspillage... Et cela avec un naturel me déconcertant moi-même !!!!

    Heureusement, ce n'était pas du direct. Heureusement, c'était de la radio. Heureusement, il était jeune et très cool !!! Parce que dans le genre "pro du sujet eau", je me posais là !!

    Qu'est-ce qu'on a ri !!!

    L'interview qui devait durer 5 minutes en a pris 25 parce que, lui comme moi, n'arrivions plus a nous concentrer. De vraies longues minutes d'une grosse, très grosse rigolade. Une belle simonade ... Mais, mon Dieu, ce que c'était bon !!!

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